Venezuela : ultimatum, sanctions et dévaluation du bolivar… le point après une semaine de crise politique

Au Venezuela, les tensions ne sont pas retombées après une semaine d’une crise politique majeure. Selon un dernier bilan fourni lundi 28 janvier par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), les manifestations contre le président, Nicolas Maduro, se sont soldées par la mort d’au moins 35 personnes, et l’arrestation de 850 manifestants. (…)

Les Etats-Unis ont encore fait monter la pression. Cinq jours après avoir reconnu le chef du Parlement comme président par intérim, la Maison Blanche s’est attaquée lundi à la compagnie pétrolière PDVSA, accusée d’être « un véhicule de corruption ». Selon le Trésor américain, ces sanctions, qui interdisent à PDVSA de faire du commerce avec des entités états-uniennes et gèlent ses avoirs à l’étranger, ont pour objectif d’empêcher « le détournement de davantage de ressources » par Nicolas Maduro.Les raffineries de Citgo, filiale de PDVSA aux Etats-Unis, pourront continuer à fonctionner, les transactions financières passant par un compte bloqué, a précisé le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. (…)

Pour tenter de reprendre l’avantage, le gouvernement a dévalué lundi sa monnaie, le bolivar, de 34,83 %, pour l’aligner sur le taux pratiqué sur le marché noir, pourtant combattu par le gouvernement de Nicolas Maduro. Avec la mise en place d’un nouveau système de change, le taux a été fixé à 3 200 bolivars pour un dollar.

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