Venezuela : TotalEnergies se retire de Petrocedeño

TotalEnergies (Paris:TTE) (LSE:TTE) (NYSE:TTE), via sa filiale Total Venezuela, a décidé de transférer sa participation minoritaire non opérée de 30,32 % dans Petrocedeño S.A. à la Corporation Venezolana de Petróleos (CVP), une filiale de Petróleos de Venezuela (PDVSA). Equinor ayant également décidé en parallèle de céder sa participation de 9,67 % dans la société, PDVSA détiendra 100 % de Petrocedeño.Petrocedeño S.A. est une société qui produit, transporte et transforme en brut léger du pétrole extra-lourd de la Ceinture de l’Orénoque, au Venezuela.

« La stratégie de TotalEnergies, approuvée par ses actionnaires en mai 2021, vise à concentrer ses nouveaux investissements pétroliers sur des projets à faible intensité carbone, ce qui ne correspond pas à des projets de développement d’huiles extra-lourdes de la Ceinture de l’Orénoque », a déclaré Arnaud Breuillac, directeur général Exploration-Production de TotalEnergies.

Cette opération, réalisée pour un montant symbolique en contrepartie d’une couverture de responsabilité générale liée à la participation passée et future de TotalEnergies dans Petrocedeño, conduit dans les états financiers de TotalEnergies à la reconnaissance d’une moins-value de cession exceptionnelle de 1,38 milliard de dollars.

En plus de sa participation dans Petrocedeño, TotalEnergies détient une participation de 69,50 % dans le champ gazier de Yucal Placer (exploité par Ypergas S.A., 30 %), et une participation non opérée de 49 % dans le bloc 4 de Plataforma Deltana. En 2020, moins de 0,5 % de la production globale de pétrole et de gaz de la Compagnie provenait du Venezuela.

Source : Venezuela : TotalEnergies se retire de Petrocedeño – La Bourse et la Vie TV L’information éco à valeur ajoutée

48 heures sous les balles dans les « barrios » du Venezuela

La scène se déroule entre le 7 et le 8 juillet, 48 heures au cours desquelles les forces de l’ordre et la bande criminelle du quartier populaire de la Cota 905, qui contrôlait quatre « barrios » dans le centre-ouest de Caracas, se sont affrontées avant que la police n’investisse la zone avec le déploiement de 2.500 hommes.

Epilogue sans doute provisoire d’un feuilleton de violence qui, cette fois, a officiellement fait 22 morts parmi les « délinquants », quatre parmi les policiers, sans compter des habitants tués ou blessés sans qu’on en connaisse le nombre.

Avec 12.000 morts violentes par an, selon l’ONG Observatoire vénézuélien de la violence, le Venezuela est un des pays les plus dangereux au monde.

Source : 48 heures sous les balles dans les « barrios » du Venezuela – L’Express

Venezuela: malnutrition et tuberculose, principales causes de mortalité dans les prisons

Plus de 60% des décès dans les prisons vénézuéliennes sont dus à des problèmes de santé, principalement la malnutrition et la tuberculose dans un contexte de surpopulation, selon des études d’ONG révélées mercredi 28 juillet. Il n’y a pas de statistiques officielles sur la mortalité carcérale, mais l’ONG Observatoire vénézuélien des prisons (OVP), très critique du pouvoir du président Nicolas Maduro, indique que sur les 292 décès en prison en 2020, 184 sont dus à des problèmes de santé.

«La tuberculose et la malnutrition ont été les causes principales, puisqu’au moins 85% de ces morts pour problèmes de santé sont associées à une de ces pathologies», souligne l’OVP, considéré comme proche du leader de l’opposition Juan Guaido.

Source : Venezuela: malnutrition et tuberculose, principales causes de mortalité dans les prisons

Venezuela: le lexique de la violence

Argot des bandes et gangs, jargon des policiers, langage de la rue… Le Venezuela a vu naître des expressions caractéristiques de la violence quotidienne vécue par ses habitants.

Barrio ou barriada

Le mot espagnol pour quartier s’est transformé peu à peu pour devenir l’équivalent de la « favela » brésilienne. Ce sont les quartiers défavorisés, souvent construits sur les flancs des collines ou dans des zones marécageuses.

Jadis des bidonvilles au sens propre, la plupart sont désormais urbanisés, avec routes, maisons en briques, eau et électricité. Même si l’accès à l’eau est parfois problématique. Les chefs de gangs résident souvent sur les hauteurs des collines, parfois dans des maisons plus luxueuses.

Zone de paix

Initialement, les zones de paix ont été instaurées par les autorités en 2013 : il s’agissait de territoires où les policiers ne pouvaient pas entrer, en échange de quoi les gangs ne commettaient plus d’infraction. Le système a surtout permis au crime de prospérer.

Aujourd’hui, on appelle « zone de paix » des endroits où la police ne va plus. Quand les bandits ne veulent pas que les policiers entrent ou que les habitants sortent (combats, arrivée d’armes ou rapt), on dit que « le feu est au rouge ». Celui qui sort peut alors être puni.

Vaccin

Extorsion que font payer les gangs aux commerces dans les zones où ils opèrent. C’est l’équivalent du « pizzo » des mafias italiennes ou de « l’impôt révolutionnaire »… Au Venezuela, quand tu as payé ton vaccin, tu es protégé. C’est une des principales sources de financement des bandes organisées.

Crapaud (Sapo)

C’est une « balance », un « délateur »… Cela concerne les informateurs de la police, mais aussi ceux qui parlent à la presse ou même commentent ou critiquent publiquement les gangs qui ont des informateurs partout. La punition est souvent la mort.

Pour cette raison, les barrios sont souvent des zones d’omerta et les gens parlent avec réticence de la situation. Par extension, on peut aussi appeler un policer « sapo ».

Causa

Ami. Collègue. Le nom vient du jargon juridique. Une « causa » est une affaire en justice. Ceux qui avaient commis le même crime s’appelaient ainsi entre eux. En élargissant, beaucoup de membres des gangs s’appellent ainsi entre eux pour montrer qu’ils sont justiciables et fiers de l’être.

Sorcière (Bruja)

Au départ, cela concerne une frange de la population carcérale : les violeurs, tueurs d’enfants, pédophiles, mais aussi les délinquants sans organisation. Dans les prisons, ils sont cantonnés au « brujazo » (le coin des sorcières) pour éviter d’être agressés ou violés par d’autres détenus.

Par extension et par mépris, l’insulte concerne aussi maintenant les policiers.

Bonbons

Equivalent des « pralines » (balles) en français. Parmi les autres expressions sucrées : « ananas » pour les grenades à fragmentation ou « poires » pour les grenades lacrymogènes.

80er (ochentear)

Tuer un délinquant. A l’origine, « 80 » est le nom de code pour la police pour un délinquant tué. Le chiffre a été transformé en verbe pour dire « tuer » .

Ceux d’en haut

C’est une référence à la situation géographique des personnes. Les bandes fleurissent dans les « barrios » sur les collines. Les membres se placent stratégiquement en hauteur pour mieux observer, mais aussi pour forcer la police à pénétrer loin dans le quartier et donc à prendre des risques.

Par opposition, ceux d’en bas sont les policiers ou les autorités en général.

Source : Venezuela: le lexique de la violence

Au Venezuela, une nouvelle semaine de confinement “radical”

Les semaines se suivent et se ressemblent au Venezuela, où les semaines de confinement “radical” succèdent aux semaines d’“assouplissement”. Le dirigeant Nicolás Maduro a annoncé une nouvelle semaine de quarantaine générale pour contrer l’arrivée du variant Delta sur le territoire, raconte El Nacional.

Malgré de récentes annonces du gouvernement chaviste qui laissaient espérer aux Vénézuéliens un assouplissement des mesures sanitaires, en vigueur dans le pays depuis plus d’un an et demi, le dirigeant Nicolás Maduro a annoncé, dimanche 25 juillet, que le Venezuela entrait ce lundi dans une nouvelle semaine de confinement “radical”, rapporte le quotidien El Nacional.

À cette semaine de stricte quarantaine, où seuls certains secteurs essentiels de l’économie sont autorisés à fonctionner, succédera une nouvelle semaine d’assouplissement générale des restrictions, selon le principe du système “7 + 7”, présenté comme la clé de voûte de la stratégie sanitaire du gouvernement vénézuélien. Un cycle toujours recommencé, cette fois au nom de la lutte contre le variant Delta du Covid-19.

Source : Au Venezuela, une nouvelle semaine de confinement “radical”

La société chinoise CCPC joue un rôle central dans le commerce du pétrole en Iran et au Venezuela

Une société de logistique chinoise est devenue un acteur central dans l’approvisionnement en pétrole en provenance d’Iran et du Venezuela, même après avoir été sur la liste noire de Washington il y a deux ans pour avoir manipulé du brut iranien, ont déclaré à Reuters sept sources au fait du dossier.

Le rôle de China Concord Petroleum Co (CCPC) et son expansion dans le commerce avec le Venezuela, n’ont pas été signalés auparavant et soulignent les limites du système de restrictions mis en place par Washington, disent les analystes.

Les détails des transactions ont été décrits à Reuters par plusieurs personnes, dont une source basée en Chine, des responsables iraniens et une source travaillant pour la société pétrolière publique vénézuélienne PDVSA.

CCPC s’est impliquée dans le commerce du pétrole vénézuélien cette année par le biais d’accords avec de petites raffineries chinoises indépendantes connues sous le nom de « teapots », selon plusieurs documents.

Source : La société chinoise CCPC joue un rôle central dans le commerce du pétrole en Iran et au Venezuela