Nicolas Maduro appelle à normaliser les rapports entre le Venezuela et la Colombie

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a estimé, mercredi 20 octobre, que son pays et la Colombie, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 2019, devaient « normaliser » leurs rapports.

« Nous devons résoudre nos problèmes, régulariser, normaliser les relations commerciales, productives, économiques. Nous devons normaliser les relations consulaires, diplomatiques », a-t-il déclaré à la télévision nationale en saluant une initiative du Sénat colombien qui propose de créer une commission parlementaire binationale sur les relations entre les deux voisins partageant 2 200 kilomètres de frontières terrestres.

Nicolas Maduro a toutefois accusé dans le même temps le président colombien, Ivan Duque, de ne pas fournir d’assistance consulaire aux Vénézuéliens vivant en Colombie, où sont réfugiés près de deux millions des trente millions de personnes ayant fui, depuis 2013, la crise économique et politique dans leur pays.

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Le Venezuela dénonce «l’assassinat massif» de migrants en Colombie

Le procureur général du Venezuela Tarek William Saab a dénoncé mardi «l’assassinat massif» d’immigrants vénézuéliens en Colombie, après «l’exécution extrajudiciaire» de deux jeunes de 12 et 18 ans dans une région frontalière. «Le nombre effrayant pourrait atteindre environ 3.000 Vénézuéliens morts victimes de la haine et de la xénophobie», a affirmé Tarek William Saab, parlant «d’assassinat massif de Vénézuéliens en Colombie».

La mort des deux adolescents n’est «pas un acte isolé ou exceptionnel. Au moins 1.933 immigrants vénézuéliens ont été assassinés et 836 sont portés disparus. De janvier à août, 362 Vénézuéliens ont été assassinés en Colombie», a affirmé Tarek William Saab à la télévision nationale, citant un rapport de l’ONG CODHES (Conseil pour les droits de l’homme et le déplacement).

Lundi, l’Onu a demandé une enquête sur l’assassinat des deux adolescents, dont les photos et vidéos ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux.

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Le Venezuela dit qu’il veut traîner le président colombien devant la CPI

Caracas a annoncé mercredi son intention de porter plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le président colombien Ivan Duque pour «extermination» de migrants vénézuéliens sur son territoire. L’annonce à la télévision publique a été faite par la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez, après l’exécution en Colombie de deux adolescents vénézuéliens accusés de vol.

Bogota comme les Nations unies ont annoncé avoir ouvert des enquêtes sur cette affaire abondamment relayée sur les réseaux sociaux et qui a ému deux côtés de la frontière. «Le Venezuela va traîner Ivan Duque devant la CPI pour l’extermination et la persécution de nos immigrants», a lancé Delcy Rodriguez, évoquant une «politique systématique et massive». Sur des vidéos et photos sur les réseaux sociaux, les deux garçons apparaissent dans les locaux de la boutique où ils ont tenté de voler, manifestement pris en flagrant délit. L’air contrit, les poignets liés par du gros scotch, ils sont entourés de plusieurs personnes qui leur font la leçon. Toujours selon ces images, les corps des deux adolescents ont été retrouvés peu après gisant dans leur sang sur un sentier de campagne, apparemment exécutés d’une balle dans la poitrine.

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Plus de deux ans après l’avoir fermée, le Venezuela rouvre sa frontière terrestre avec la Colombie

La crise politique et diplomatique entre Caracas et Bogota semble sur le point de s’estomper. Le Venezuela a annoncé, lundi 4 octobre, la réouverture de sa frontière terrestre avec son voisin colombien, plus de deux ans après l’avoir fermée.

« A partir de demain [mardi], nous procéderons à une ouverture commerciale entre nos deux pays », a déclaré à la télévision nationale la vice-présidente du Venezuela Delcy Rodriguez, expliquant qu’il s’agissait de « tourner la page ».

Au cours de la matinée, des monte-charges avaient retiré les conteneurs qui bloquaient depuis deux ans le pont Simon-Bolivar, qui relie la ville vénézuélienne de San Antonio del Tachira et celle de Cucuta, en Colombie, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

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Deux militaires colombiens enlevés à la frontière avec le Venezuela

Deux militaires colombiens ont été enlevés par des rebelles près de la frontière entre la Colombie et Venezuela, a annoncé vendredi le gouvernement colombien. «L’information que nous avons de sources de renseignement est qu’ils ont été enlevés», a déclaré le ministre de la Défense Diego Molano, cité dans un communiqué.

Selon Diego Molano, il existe dans l’Arauca des «preuves» d’une «frontière poreuse avec un régime qui collabore avec le trafic de drogue et les groupes armés illégaux». Malgré le désarmement des FARC, le pays connaît une résurgence de la violence dans plusieurs régions, notamment à la frontière avec le Venezuela. Des dissidents de l’accord de paix, des groupes paramilitaires et l’ELN s’y affrontent pour le contrôle du trafic de drogue et de l’exploitation minière illégale, en profitant de la porosité de la frontière de 2200 kilomètres entre les deux pays. Le gouvernement colombien d’Ivan Duque accuse les autorités vénézuéliennes de donner refuge et de protéger les groupes rebelles colombiens, des accusations que le président vénézuélien Nicolas Maduro dément.

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VENEZUELA-COLOMBIE – Des ombres sur Apure : le conflit à la frontière

Cet article d’Humberto Márquez publié sur le site de l’hebdomadaire uruguayen Brecha le 23 avril 2021 décrit les conflits en cours dans l’État d’Apure, frontalier avec la Colombie.


Militaires vénézuéliens et guérilleros colombiens s’affrontent, faisant des dizaines de morts et de prisonniers, ce à quoi il faut ajouter des dénonciations de crimes graves contre la population civile. Se dissimulant derrière ces combats, divers groupes se disputent les gains d’une économie illégale florissante.

Source : VENEZUELA-COLOMBIE – Des ombres sur Apure : le conflit à la frontière – AlterInfos – DIAL