Venezuela | Du spiritisme pour en finir avec la COVID-19

La cérémonie fait partie d’un rituel de « spiritisme » sur la montagne « sacrée » de Sorte où se regroupent tous les ans le 12 octobre (jour de la résistance indigène) des milliers d’adeptes. Certains pratiquent « Santeria », le culte des saints proche du vaudou haïtien ou du candomblé brésilien.

Selon les croyances, c’est à Sorte qu’est apparue Maria Lionza, la figure centrale et déesse de cette religion syncrétique, mélangeant des éléments des religions indigènes, africaines et du catholicisme, la religion dominante du pays.

Cette année, la pandémie de COVID-19, qui avait empêché la tenue du rassemblement en 2020, est au cœur des cérémonies.

Torse nu, Victor continue sa transe et tourne autour du feu tandis qu’un autre adepte, Jeancarlos Liscano, le poursuit en crachant de l’eau de vie.

Les tambours résonnent. « Qu’ils viennent ! Qu’ils viennent ! Je n’ai pas peur », crient ensemble devant quatre feux des spectateurs, dont la plupart disent être vaccinés contre la COVID-19.

Source : Venezuela | Du spiritisme pour en finir avec la COVID-19 | La Presse

José Gregorio Hernandez, « le médecin des pauvres » considéré comme un saint au Venezuela

José Gregorio Hernandez (1864-1919), « le médecin des pauvres », qui doit être béatifié vendredi, est déjà adulé comme un saint depuis près de 100 ans au Venezuela où sa moustache, son chapeau, sa tenue impeccable et son regard serein forment désormais une icône qu’on pose sur les autels des lieux de culte et des maisons.

Le docteur qui soignait gratuitement les pauvres, notamment pendant l’épidémie de grippe espagnole qui a ravagé le pays au début du siècle dernier, fait désormais partie des figures de l’histoire du pays. Il dépasse même le héros Simon Bolivar (1783-1830) assurent certains Vénézuéliens. Pour nombre d’entre eux, sa béatification vendredi n’est qu’une étape avant sa canonisation future.

José Gregorio Hernandez est né le 26 octobre 1864 au sein d’une famille catholique dans le petit village andin de Isnotu, enclavé dans l’ouest du Venezuela. Aîné d’une fratrie de six frères — une soeur aînée est morte à la naissance — JGH, comme il est souvent surnommé aujourd’hui, se rend à Caracas pour ses études à son adolescence. Le voyage prend alors trois semaines en mule, bateau et train…

Diplômé en médecine en 1888, il se rend, grâce à une bourse, à Paris où il parfait ses connaissances côtoyant des professeurs à la pointe de la recherche à l’époque. Il se rend aussi à Berlin. De retour au Venezuela en 1891, il introduit notamment le premier microscope et fonde l’Académie nationale de médecine. Il donne des cours à l’Université centrale du Venezuela (UCV) se montrant pionnier sur le continent notamment dans le domaine de la bactériologie.

Mais il s’illustre surtout face à la grippe espagnole, donnant de sa personne pour les plus pauvres. Il soigne gratuitement et donne parfois même de l’argent à ses patients.

Source : José Gregorio Hernandez, « le médecin des pauvres » considéré comme un saint au Venezuela

Coronavirus  – Le sosie du «médecin des pauvres» au Venezuela

«C’est le saint! C’est le saint!», crie, entre hilarité, excitation et dévotion, une jeune femme voyant déambuler dans le marché de Chacao le «médecin des pauvres», José Gregorio Hernandez, qui doit être béatifié vendredi à Caracas près de 100 ans après sa mort. Il ne s’agit évidemment pas du vrai médecin des pauvres (1864-1919) mais de l’acteur Jesus Garcia, qui comme son illustre prédécesseur sillonne Caracas avec un masque sur la bouche pour lutter contre une pandémie. S’il ne soigne pas, comme à l’époque le défunt médecin, la grippe espagnole, Jesus Garcia participe à un projet de sensibilisation sur les gestes barrières contre le coronavirus.

Au Venezuela, José Gregorio Hernandez parfois surnommé JGH fait l’objet d’une réelle dévotion. Il s’est illustré en portant gratuitement secours aux plus humbles lors de l’épidémie de grippe espagnole qui a tué 1% de la population du pays au début du 20e siècle. Financé par le ministère de la Culture, l’opération «José Gregorio Hernandez met un pied dans Caracas» joue sur deux facettes: l’incroyable popularité du personnage souvent considéré comme un saint (pas encore par l’Eglise), mais aussi le fait qu’il était un médecin luttant contre une pandémie ayant fait des ravages au Venezuela. L’acteur Jesus Garcia a fait des mois de recherche, rencontré des gens qui l’ont connu, lu ses biographies, pour habiter le personnage et ne pas être un simple sosie.

Source : Coronavirus  – Le sosie du «médecin des pauvres» au Venezuela  – Le Matin

Venezuela : José Gregorio Hernandez, le « médecin des pauvres », béatifié

Bénéficiant d’une réelle dévotion dans le pays, José Gregorio Hernandez (1864-1919), surnommé le « médecin des pauvres » pour avoir consacré sa vie à lutter contre la grippe espagnole, a été béatifié vendredi 30 avril à Caracas. Dans un long message vidéo publié la veille, le pape François a rendu hommage à ce « modèle de bonté personnelle ».

Source : Venezuela : José Gregorio Hernandez, le « médecin des pauvres », béatifié

Venezuela: série d’actes criminels contre des chrétiens

Plusieurs faits de persécution ont été rapportés ces derniers mois au Venezuela. Ce pays ne figure pourtant pas dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens. Il s’agit de crimes perpétrés par des gangs hostiles aux églises.

«Cette attaque est un acte de haine motivé par la religion», s’émeut le Conseil évangélique vénézuélien. Cette déclaration fait suite à l’agression dont ont été victimes 4 chrétiens évangéliques le 17 février dernier. Une attaque qui n’est pas isolée: elle s’inscrit dans une série d’actes violents perpétrés par des gangs et qui visent les chrétiens de diverses obédiences.

Source : Venezuela: série d’actes criminels contre des chrétiens

Venezuela : le « médecin des pauvres » exhumé avant sa béatification

Malgré le contexte sanitaire difficile, une onde d’allégresse traverse le Venezuela depuis lundi 26 octobre. La dépouille de José Gregorio Hernandez a été exhumée lors d’une célébration à huis clos dans l’église Notre-Dame de La Candelaria, dans le centre de Caracas, en amont de sa béatification prévue pour début 2021.

L’exhumation a pour but de « s’assurer de l’état de la dépouille » et « garantir la conservation du corps dans la durée », a indiqué la Conférence épiscopale du pays dans un communiqué. Des reliques devraient ensuite être envoyées à plusieurs diocèses du Venezuela qui comptent des paroisses à son nom ainsi qu’au Vatican.

Surnommé le « médecin des pauvres », le Dr. José Gregorio Hernández Cisneros (1864-1919) a consacré sa vie au service des plus pauvres. Il s’est notamment fait connaître pour avoir porté secours aux plus nécessité lors de l’épidémie de grippe espagnole au début du XXe siècle. Il est mort à 54 ans après avoir été renversé par une voiture à Caracas en 1919.

Le décret de sa béatification signé par le pape François en juin dernier lui attribue la guérison en 2017 d’une fillette de 10 ans, Yaxury Solorzano, qui s’est rétablie après avoir reçu une balle dans la tête entraînant de profondes lésions cérébrales. Sa mère aurait prié José Gregorio Hernandez en lui demandant de guérir sa fille… ce qui est arrivé une vingtaine de jours après l’accident.

Source : Venezuela : le « médecin des pauvres » exhumé avant sa béatification