Venezuela. La transe de Donald Trump sur le sentier de la guerre

Devant les Vénézuéliens de Miami, le président des États-Unis a confirmé qu’il était prêt à actionner une « option » militaire pour « dégager » Maduro et éradiquer par la même occasion le socialisme de la région.

Donald Trump s’est lancé dans une danse effrénée à la manière des Indiens d’Amérique célébrant un prochain recours à la force. Il s’est fait plus martial que jamais lundi à Miami devant une foule enthousiaste de « bons » immigrés. Pas de ces exilés, on l’aura compris, qui assaillent aujourd’hui la frontière Sud des États-Unis, mais de personnes dont les parents ou-eux-mêmes ont fui le Venezuela chaviste ou Cuba communiste pour trouver refuge en Floride.

Source : Venezuela. La transe de Donald Trump sur le sentier de la guerre | L’Humanité

Venezuela : «On vit sous perfusion de la Colombie»

Bienvenue sur le pont international Simón-Bolívar. Une pancarte rouge donne une idée de la tension qui règne du côté vénézuélien de la frontière avec la Colombie : «Dans cette douane, on ne parle pas mal de Chávez !» Dès les premières heures de la matinée, un flux ininterrompu de personnes déferle sur l’avenue principale de San Antonio del Táchira, sous le regard méfiant de nombreux militaires. A part quelques crieurs qui proposent de faux passeports, personne ou presque ne parle. Seul le bruit sourd des roues des valises et des diables, qui grattent le trottoir abîmé, vient troubler le chant des oiseaux. Au-dessus des têtes, le ciel encore rosi par l’aurore.

Certaines valises sont vides et sautent à chaque malformation du macadam, d’autres sont pleines à craquer, toute une vie s’y trouve compressée. Les premières appartiennent aux frontaliers. Chaque jour, ils traversent le pont, vont acheter en Colombie ce qu’ils ne trouvent pas ici ou ne peuvent plus s’offrir à cause de l’inflation. Les secondes ne reviendront pas, du moins pas de sitôt. Elles embarquent pour un voyage difficile avec leurs propriétaires qui ont décidé de fuir «l’enfer» vénézuélien.

Source : Venezuela : «On vit sous perfusion de la Colombie» – Libération

« Si Maduro s’en va, j’y retourne » : l’espoir retrouvé des Vénézuéliens exilés à Paris

A Paris, la majorité de la diaspora est acquise à l’opposition. Le groupe Facebook privé Venezolanos en Paris, qui comporte plus de 7 000 membres, offre un réel support pour s’organiser, relayer et discuter des nouvelles avancées de leur champion, Juan Guaido. Et le terme d’« autoproclamation » agite le groupe. Pour Maria*, « cela sous-entend que ce serait illégal. Or, il a agi selon la Constitution : les dernières élections étaient frauduleuses. C’était son devoir d’assurer la présidence en intérim et d’appeler à de nouvelles élections. »

Source : « Si Maduro s’en va, j’y retourne » : l’espoir retrouvé des Vénézuéliens exilés à Paris

Crise au Venezuela : « Nous devons émigrer si nous voulons survivre »

Quotidiennement, à proximité de ce pont, une longue file d’attente se forme. Avant de pouvoir passer en Colombie, les Vénézueliens sur le départ, comme Jose Angel et Maria, doivent faire tamponner leurs passeports. Plus que quelques heures de patience après un an de préparation.

L’arrivée de Juan Guaido, les nombreuses manifestations leur ont fait croire un instant qu’ils pourraient rester. Mais un instant seulement. « L’espoir se réduit chaque jour un peu plus, nous avions beaucoup de foi dans le changement. Mais plus on avance, plus la situation est difficile, regrette Maria. Nous devons continuer à émigrer si l’on veut survivre. J’ai mes deux enfants avec moi, ils ont quatre et cinq ans. Ce qui m’importe le plus c’est leur alimentation, parce qu’ils sont en pleine croissance. »

Source : Crise au Venezuela : « Nous devons émigrer si nous voulons survivre »

Venezuela : de l’autre côté de la frontière

Des milliers de Vénézuéliens traversent chaque jour le pont de Tienditas pour se rendre en Colombie. Objectif : acheter des produits de première nécessité. Près de 3000 d’entre eux ne reviendront pas. Reportage à Cucuta de notre envoyé spécial.

Source : Venezuela : de l’autre côté de la frontière | Euronews

Un Vénézuélien sur six aura quitté le pays d’ici la fin de l’année

Depuis le début de la crise au Venezuela, le nombre de citoyens qui quittent le pays a augmenté de façon spectaculaire. Cette émigration devrait se poursuivre selon les prévisions du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

D’après l’organisation, il s’agit du plus grand mouvement de population de l’histoire récente de l’Amérique latine. Si la tendance à la hausse se poursuit, 5,3 millions de personnes auront quitté le Venezuela d’ici la fin décembre 2019, soit une personne sur six.

Source : Un Vénézuélien sur six aura quitté le pays d’ici la fin de l’année | Euronews