Le Venezuela devenu le « deuxième pays de départs au monde », d’après l’ONU

Depuis quatre ans, 4 millions 300 000 Vénézuéliens auraient fui la situation économique désastreuse de leur pays pour s’installer en Colombie, au Pérou, en Equateur… lesquels font aujourd’hui savoir qu’ils ne pourront guère en accueillir davantage. Entretien avec la chercheuse Paula Vasquez.

Source : Le Venezuela devenu le « deuxième pays de départs au monde », d’après l’ONU

Un « orchestre d’intégration » pour les migrants du Venezuela en Colombie

Musiciens et choristes accordent une dernière fois voix et instruments. Vénézuéliens ou Colombiens, ils jouent le jour dans les rues et les bus de Bogota, sont livreurs ou étudiants. Le soir, peu importe leurs origines, ils sont tous concertistes.

Hautbois, violons, percussions… les notes s’envolent et réchauffent l’atmosphère de la salle de répétition. Pour les uns, jouer avec l’Orchestre symphonique de la jeunesse, récemment formé, est une opportunité de renouer avec l’harmonie perdue en fuyant leur pays en crise. Pour les autres, c’est l’occasion d’apprendre de musiciens plus expérimentés.

« Nous avons créé cette fondation pour aider à la formation musicale des jeunes migrants vénézuéliens et d’étudiants colombiens qui ne bénéficiaient pas d’un espace où s’exercer », explique Eduardo Ortiz, 29 ans, président de la Fondation de Colombie pour l’intégration musicale.

Source : Un « orchestre d’intégration » pour les migrants du Venezuela en Colombie – L’Express

Venezuela : Certains pays profitent de la migration pour recevoir de l’argent des associations humanitaires

« Il y a des gouvernements qui se plaignent de la situation des migrants vénézuéliens mais profitent de leur position qui est loin de la réalité pour recevoir de l’argent de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR), d’autres organismes des Nations Unies et de fonds privés, » a déclaré jeudi l’internationaliste Jean Paul Merzt.

Dans l’émission «  Boza con Valdez » diffusée par Venezolana de Televisión (VTV), il a rappelé que l’Organisation Internationale Pour le Troisième Age et l’ACNUR ont destiné presque 2 000 000 de dollars à aider les réfugiés dans leurs problèmes liés au travail, des fonds qui sont négociés directement avec les Gouvernements qui prennent soin des migrants.

« Il n’y a aucun contrôle direct sur la façon dont les Gouvernements utilisent l’argent pour aider les citoyens vénézuéliens dans leurs conditions de travail. »

Source : Venezuela : Certains pays profitent de la migration pour recevoir de l’argent des associations humanitaires – CCN – Caraib Creole News / L’actualité de Guadeloupe, Martinique et de la Caraïbe

L’immigration vénézuélienne, la seule tolérée par Trump

Fonds alloués à la construction du mur entre les États-Unis et le Mexique, détention de mineur·es, allongement du temps d’attente pour l’obtention des visas… Alors qu’à l’été 2019, l’administration Trump a continué à batailler contre l’immigration, le président américain séduit toujours la communauté vénézuélienne, première nation pour les demandes d’asile aux États-Unis.

«En tant que pays, nous avons une bonne image de Donald Trump, car il est la main forte qui nous aide à nous débarrasser de Maduro. Si vous faites un sondage au Venezuela, vous verrez que la majorité de la population le soutient», assure Erick Rozo, activiste vénézuelien, réfugié à New York depuis août 2014.

Le ​Wall Street Journal mentionnait en mars 2019 une enquête d’opinion réalisée par l’institut More Consulting, situé à Caracas, qui donnait 52 % d’opinions favorables au président américain début février, contre 43 % en août 2017.

Source : L’immigration vénézuélienne, la seule tolérée par Trump | Slate.fr

Venezuela : des parents obligés de quitter le pays en laissant leurs enfants

Dans un quartier de Caracas, capitale du Venezuela, de nombreuses familles ne sont plus au complet. Chez les Hernandez, les parents sont partis il y a deux ans, contraints d’aller au Pérou pour trouver du travail, quitte à laisser leurs deux fils. « Si je les rejoignais, je serais un fardeau en plus. Ils nous envoient déjà de l’argent ici pour que l’on puisse manger. Là-bas, je leur reviendrais plus cher », explique Frankreiber Hernandez, l’aîné des deux garçons.

Les deux frères se sont installés chez leurs grands-parents. L’aîné n’en peut plus d’attendre décembre, car ses parents ont promis qu’ils passeraient les fêtes ensemble. Mais la famille craint déjà les retombées de la séparation.

Source : Venezuela : des parents obligés de quitter le pays en laissant leurs enfants

Enfants de la crise: grandir au Venezuela sans ses parents partis à l’étranger

Noël est encore loin, mais Frankeiber n’en peut plus d’attendre dans sa chambre de Caracas. En décembre, il reverra enfin ses parents partis au Pérou. Des milliers de jeunes Vénézuéliens grandissent sans leurs parents, poussés à émigrer par l’effroyable crise que traverse le pays.

La première fois qu’il a passé les fêtes sans sa mère, Frankeiber Hernandez avait 16 ans. L’année d’après, un autre couvert manquait à table: celui de son père, parti à son tour chercher une vie meilleure hors du Venezuela.

Source : Enfants de la crise: grandir au Venezuela sans ses parents partis à l’étranger