Comment le Venezuela peut trouver une solution pacifique à sa crise

Aucun des deux camps ne semble disposé à céder sans se battre et de nouvelles élections dans ces circonstances seraient très périlleuses. Si le Venezuela avait un système parlementaire, de nouvelles élections pourraient conduire à une large coalition entre plusieurs petits partis. Malheureusement, avec le système présidentiel vénézuélien, une élection maintenant, si elle était organisée d’une manière ou d’une autre, accentuerait à la fois la forte polarisation entre Maduro et l’opposition – et la menace d’une guerre civile.

La décision des États-Unis de reconnaître Guaido est une provocation. Le problème, c’est que les États-Unis ont de longs antécédents en matière d’intimidation et d’intervention dans la région. Ces interventions américaines, tant directes qu’indirectes, ont mené sur plus d’un siècle à des dizaines de changements de régime. Même si Guaido réussit dans sa course au pouvoir, des millions de personnes en Amérique latine et dans le monde considéreront le renversement de Maduro comme le dernier exemple de changement de régime made in USA.

Source : Comment le Venezuela peut trouver une solution pacifique à sa crise (…) – Barril.info

Venezuela : l’opposition marque des points contre le régime chaviste

Selon Bloomberg, la Banque d’Angleterre a décidé, à la demande de Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale et qui s’est déclaré président de la République par intérim, de bloquer 1,2 milliard de dollars d’or du trésor vénézuélien. L’objectif de l’opposition est d’asphyxier financièrement le régime en estimant que, le pouvoir étant illégitime, il ne doit pas avoir accès aux fonds de l’État vénézuélien placés dans les différentes banques centrales du monde.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a demandé samedi à tous les pays de mettre fin à leurs transactions financières avec le régime vénézuélien, lors d’une rencontre avec des journalistes, en marge d’une réunion du Conseil de sécurité.

Les pays reconnaissant la légitimité de l’opposant Juan Guaido à diriger le Venezuela doivent «déconnecter leurs systèmes financiers avec le régime Maduro et permettre aux actifs appartenant au peuple vénézuélien d’aller aux gestionnaires légitimes de cet État», a-t-il dit, après avoir quitté le Conseil de sécurité sans attendre la prise de parole de son homologue vénézuélien, Jorge Arreaza. Juan Guaido a annoncé qu’il voulait utiliser cet argent pour financer un premier plan d’urgence pour sortir de la crise humanitaire que vivent les Vénézuéliens.

Source : Venezuela : l’opposition marque des points contre le régime chaviste

Maduro fustige l’ultimatum européen mais est prêt à dialoguer

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a rejeté dimanche l’appel de plusieurs pays européens, dont la France, à organiser une nouvelle élection présidentielle dans un délai de huit jours pour tenter de résoudre la crise politique au Venezuela.

Dans un entretien accordé à la chaîne CNN Turk, le dirigeant vénézuélien se déclare par ailleurs prêt au dialogue et estime qu’une rencontre avec Donald Trump est peu probable mais n’est pas impossible.

Source : Maduro fustige l’ultimatum européen mais est prêt à dialoguer

Venezuela: Un haut responsable de l’armée ne reconnaît plus l’autorité de Maduro

L’attaché militaire du Venezuela à Washington, le colonel José Luis Silva, a déclaré samedi qu’il ne reconnaissait plus Nicolas Maduro comme le président légitime du pays et appelé ses « frères militaires » à soutenir Juan Guaido.

« Aujourd’hui, j’appelle le peuple vénézuélien, et surtout mes frères militaires, à soutenir le président Juan Guaido comme seul président légitime », dit le colonel José Luis Silva dans une vidéo.

Source : Venezuela: Un haut responsable de l’armée ne reconnaît plus l’autorité de Maduro

Venezuela : le silence assourdissant du pape François

Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunissait samedi pour examiner la situation au Venezuela, que plusieurs pays du continent Sud-américain ont reconnu Juan Guaidó comme président par intérim et réclament, comme maintenant plusieurs pays européens dont la France, la convocation de nouvelles élections libres, le silence du pape François sur la situation de ce pays de 31 millions d’habitants, catholiques à plus de 95 % est devenu assourdissant.

Et ce n’est pas la déclaration minimaliste du Vatican précisant que « le pape suit de près l’évolution de la situation » qui pourra faire taire les légitimes interrogations.

Dans une interview publiée le 26 janvier par l’agence de presse de langue espagnole EFE, le cardinal vénézuélien Baltasar Porras, considéré comme faisant parti des proches du souverain pontife explique qu’il est « en contact permanent avec lui » et précise « que les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) ont leur propre dynamique* » et qu’un message du pape François sur la question vénézuélienne pourrait « détourner l’objectif de cet événement » !

Il ajoute cependant qu’il est très probable compte tenu de la gravité de la situation que « le pape en fasse mention de manière plus directe dans l’Angélus dimanche ou lors du voyage de retour. […] »

La parole du pape sur ce continent dont il est originaire est attendue plus qu’ailleurs. Une parole qui malheureusement dans le passé a été sujette à bien des ambiguïtés.

Source : Venezuela : le silence assourdissant du pape François – Boulevard Voltaire

Le Venezuela: une crise, deux présidents

Il y a plus qu’une opposition idéologique et une volonté de stabilité régionale dans la décision du président américain de chercher une transition politique au Venezuela. Devant une crise humanitaire s’amplifiant, deux congressmen de Floride, un républicain et un démocrate, ont mis de l’avant jeudi un projet de loi accordant le « statut de protection temporaire » – connu ici sous l’acronyme TPS – aux ressortissants vénézuéliens aux États-Unis.

En plein débat sur le financement du mur à la frontière mexicaine et avec des partisans avides de décisions radicales à l’égard des immigrants illégaux, l’idée d’octroyer à des milliers d’autres Latino-américains le droit de rester – même temporairement – aux États-Unis risquait de déclencher une vague de ressentiment et de désertion au sein de l’ultime groupe d’Américains encore fidèles au président.

La crise vénézuélienne enfin offre une leçon inattendue de géopolitique contemporaine : pendant que les États-Unis, le Canada et une vingtaine d’autres pays se rangeaient derrière Juan Guaidó, Nicolas Maduro recevait notamment le soutien de la Russie, de la Chine, de la Turquie et du Mexique.

Après la Guerre froide et la lutte à la terreur, les blocs se reforment et les États-Unis ne dictent plus leur volonté de la même façon. Ce n’est peut-être pas plus mal, mais le monde devient certainement moins prévisible.

Source : Le Venezuela: une crise, deux présidents | JDM