Au Pérou, l’exode des Vénézuéliens fait grincer des dents

Plus d’un millier de Vénézuéliens arrivent chaque jour à Tumbes, dans le nord du Pérou, au terme d’un long trajet, à pied ou en bus, causé par l’effondrement du Venezuela.

Alors que Nicolas Maduro a commencé jeudi 10 janvier son deuxième mandat à Caracas, le phénomène devrait durer, suscitant des réactions dans l’opinion publique péruvienne.

Source : Au Pérou, l’exode des Vénézuéliens fait grincer des dents – La Croix

Les humanitaires tardent à répondre à la crise au Venezuela

Il y a deux mois, Human Rights Watch (HRW) rendait publiques des données collectées sur l’état sanitaire des Vénézuéliens arrivés en Colombie et au Brésil. « La combinaison d’un système de santé en échec et de pénuries alimentaires généralisées a généré une catastrophe humanitaire, qui ne fera que s’aggraver si une solution n’est pas trouvée rapidement », observait Shannon Doocy, professeure à l’École de santé Johns Hopkins Bloomberg, qui faisait partie de l’équipe de chercheurs.

C’était là l’une des premières alertes d’ONG, en France, sur la situation au Venezuela. « De nombreuses informations ont été diffusées sur cette crise en Amérique latine et en Espagne. Mais il est vrai que la crise est sous-traitée médiatiquement en France », constate Pablo Haro Perez, au Secours catholique-Caritas France.

Source : Les humanitaires tardent à répondre à la crise au Venezuela – La Croix

Au Venezuela, les braqueurs sont rattrapés par la crise

Au Venezuela, il n’y a quasiment plus de cambriolages de banque. Le dernier malfaiteur surpris en train d’en dévaliser une l’a été en décembre dernier. Il était en train de voler… les ordinateurs. La grave crise économique que connaît le pays depuis plusieurs années, en aggravation constante avec une inflation qui a dépassé 1.000.000 % en 2018, et le manque absolu de liquidités ont forcé les délinquants à s’adapter. Cambrioler une banque pour y voler de l’argent serait inutile. Il faudrait un camion pour emporter un butin justifiant le risque pris.

«Nous constatons une baisse de la délinquance professionnelle au profit d’une délinquance amateur» / Roberto Briceno Leon, directeur de l’Observatoire des violences au Venezuela

Il y a quelques années, les rapts étaient devenus un véritable fléau au Venezuela. Personne n’y échappait. L’enlèvement express était devenu une spécialité locale, appelé «paseo milonario» (promenade millionnaire). Il s’agissait d’enlever un individu et de passer au distributeur de billets pour lui faire retirer la rançon. Mais aujourd’hui, il est pratiquement impossible de retirer de l’argent.

Source : Au Venezuela, les braqueurs sont rattrapés par la crise