Goliath n’est pas invincible

L’an dernier je me promenai avec Mariela Machado à travers son complexe de logements baptisé Kaikachi, dans le quartier de La Vega (Caracas, Venezuela). Après la victoire d’Hugo Chavez aux présidentielles de 1999, un groupe de travailleur(se)s urbain(e)s vit un terrain vide et l’occupa. Mariela et d’autres se réunirent avec le gouvernement et lui dirent : “Nous construirons cette cité, nous pouvons construire nos propres maisons. Tout ce que nous voulons, ce sont les machines et le matériel”. Le gouvernement les appuya. Ce fut ainsi qu’ils construisirent ce complexe enchanteur de plusieurs étages habité quatre-vingt-douze familles.

Source : Goliath n’est pas invincible, par Vijay Prashad (Institut Tricontinental de Recherche Sociale) | Venezuela Infos

Venezuela : le collectif Cacri brosse la vie populaire en temps de pandémie

Cacri est un collectif vénézuélien qui a décidé de mettre la photographie dans la rue. Le groupe des sept ami(e)s est resté actif pendant la période de confinement que traverse le pays et profitent des heures ouvrables (les magasins essentiels ouvrent jusqu’à 14 heures) non seulement pour effectuer leurs emplettes ou démarches, mais aussi pour peindre le moment particulier que vit la nation caraïbe.

Le collectif est composé des photographes Maxwell Briceño, Cacica Honta, Carlos Foucault, Marcelo Volpe, Nica Guerrero, Dikó Betancourt et Giuliano Salvatore.

Source : Le Venezuela au fond des yeux (5) : le collectif Cacri brosse la vie populaire en temps de pandémie | Venezuela Infos

L’école de communication internationale des mouvements sociaux à Caracas

Thierry Deronne, créateur du blog Venezuela infos, a accepté de nous parler du projet qui est en train de voir le jour à Caracas : celui d’une école de communication internationale des mouvements sociaux. Entretien.

Source : Les entretiens des Nouvelles Libres – L’école de communication internationale des mouvements sociaux à Caracas | Venezuela Infos

Venezuela: Il n’y a pas de quarantaine pour le pouvoir populaire

Les mois récents, au Venezuela, ont été marqués par une lutte populaire croissante. Le gouvernement, assiégé par les sanctions américaines, a cherché à favoriser les investissements étrangers et accorder de plus en plus de bénéfices aux capitaux privés. Dans cet aiguisement des contradictions, des projets tels que l’ ‘Union Communale’ ont émergé, envisageant ouvertement de construire une alternative politique pour contester l’hégémonie au sein du Chavisme. Dans ce contexte, la pandémie et la quarantaine sont arrivées. Mais contrairement à l’instinct paralysant, les organisations populaires chavistes s’activent pour construire des réponses d’en bas.

Source : Venezuela: Il n’y a pas de quarantaine pour le pouvoir populaire | Investig’Action

L’avantage de la démocratie communale dans l’endiguement d’une pandémie

Au blocus bancaire occidental, aux sanctions états-uniennes, à l’impossibilité d’acheter des médicaments essentiels, répond un travail invisible, essentiellement féminin, de recensement des besoins des familles, repris ensuite par le « Carnet de la Patria » pour faire arriver à des millions de bénéficiaires une alimentation mensuelle quasi gratuite mais aussi des allocations. C’est ce système du http://www.patria.org.ve qui a permis à chacun de remplir un questionnaire en ligne sur ses symptômes. 6.848.225 personnes ont déjà répondu.

Tout cela explique – avec le confinement organisé par le gouvernement, la réduction des déplacements au strictement vital pour le métro, les routes, le maillage des centres de santé populaire renforcés récemment dans leur capacité d’accueil, et la capacité politique de Nicolas Maduro (toujours méprisé et sous-estimé en tant qu’ex-ouvrier)-, pourquoi le Venezuela bolivarien freine fortement la progression du virus, alors que des gouvernements voisins, d’extrême droite, laissent filer l’épidémie, comme le rappellent les concerts de casserole à Brasilia ou à Bogota.

Source : (Photos) l’avantage de la démocratie communale dans l’endiguement d’une pandémie | Venezuela infos

Au Venezuela, une armée non conventionnelle pour une guerre non conventionnelle: l’armée productive ouvrière

Depuis 2017, il existe au Venezuela une armée de travailleurs(euses) qui parcourt le pays pour lutter contre les effets de la crise économique et du blocus. Pour ce faire, ils remettent en marche des usines et des installations qui sont restées à l’arrêt pendant de nombreuses années. Il ne s’agit pas d’une initiative gouvernementale ou d’un autre secteur de l’Etat, mais du projet d’un groupe de travailleuses de l’Est du pays né de stratégies politiques de classe.

Après l’abandon de plusieurs entreprises métallurgiques de Guayana par leurs propriétaires, les travailleurs qui se sont proposés de les remettre en route n’ont trouvé que cette solution pour surmonter les grosses difficultés en résultant. Face au lockout, au désinvestissement, au pillage et à l’abandon délibéré des entreprises, Chavez avait lancé dès 2005 la consigne du contrôle ouvrier, mais il revenait aux travailleurs d’inventer les solutions aux problèmes rencontrés lors de leur redémarrage.

Source : Au Venezuela, une armée non conventionnelle pour une guerre non conventionnelle: l’armée productive ouvrière | Investig’Action