Du Synco de Salvador Allende au Sinco d’Hugo Chavez : l’internet au service de la démocratie participative

Le système d’intégration communale, SINCO, est une plateforme électronique développée pour la communication directe du gouvernement avec les organisations populaires au Venezuela. Elle s’inspire de la création du Cybersyn au Chili, en 1972, lorsque la révolution socialiste de Salvador Allende définissait un nouveau type d’État et un nouveau type de gouvernement.

Le projet Cybersyn fut reconnu comme un ancêtre de l’Internet actuel, et son concepteur, Stafford Beer (photo), un expert britannique en gestion connu comme le père de la cybernétique, apporta au projet d’Allende une vision nouvelle de la gestion de l’information à des fins publiques et du libre accès pour les acteurs sociaux.

Les créateurs vénézuéliens du Sistema de Integración Comunal (SINCO) Guy Vernáez, Luisana Velásquez et César Carrero, évoquent l’inspiration fournie par l’expérience chilienne: « Cybersyn a abordé pour la première fois dans l’histoire le problème de la gestion de l’information au profit de l’État, en comprenant la nécessité de créer une société dans laquelle la cohésion sociale était obtenue par la transparence et la libre distribution de l’information et des connaissances ».

C’est en 2015, sur base de cette prémisse qu’ils ont conçu un système qui interconnecterait les organisations de base du pouvoir populaire pour enregistrer les projets élaborés au sein des conseils communaux et des communes, les demandes de financements publics correspondants, pour qu’elles puissent rendre compte des avancées et évaluer les résultats des projets.

Source : Du Synco de Salvador Allende au Sinco d’Hugo Chavez: l’internet au service de la démocratie participative | Venezuela Infos

Loi des Cités communales: « révolution dans la révolution  au Venezuela »

Au Venezuela une « Loi Organique des Cités Communales »  est en cours de discussion publique. Elle vise à ce que «le peuple organisé amplifie sa capacité de décider des politiques publiques depuis ses territoires ». Journaux, radios, télévisions, sites d’«actu» ne vous en parleront pas : plus le Venezuela approfondit sa démocratie, plus il faut le totalitariser dans les médias.

D’où vient cette loi ? De vingt ans de travail. Et d’abord de l’entêtement d’Hugo Chavez pour qui un processus révolutionnaire ne pouvait se résumer aux élections, ni durer sans construire une démocratie participative puissante et permanente : « Nous ne sommes pas une révolution démocratique, nous sommes une démocratie révolutionnaire » expliquait-il, comptant sur la rébellion populaire contre le colonialisme et l’exclusion comme moteur de la transformation de l’État.

Peu à peu, l’Assemblée Nationale a donné corps à cette transformation « du bas vers le haut ».

Source : Loi des Cités communales: « révolution dans la révolution  au Venezuela | «Venezuela Infos

[Vidéo] Vivre le Venezuela : le parlement communal met les gaz

Au-delà de la politique classique (personnalités, partis…), peu de médias parlent de ce qui fait depuis 20 ans l’or du chavisme: l’organisation communale, le pouvoir de décider collectivement, le vaste tissu féminin et populaire qui soutient la révolution. Sans doute est-ce pour empêcher les citoyens du monde entier de s’identifier avec celles et ceux du Venezuela qu’on cache la plus grande démocratie participative du monde. Les équipes de TERRA TV vivent sur place et vous la montrent.

Source : Vivre le Venezuela (IV) : le parlement communal met les gaz. | Venezuela Infos

Six clés pour comprendre la banque communale au Venezuela

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé que le gouvernement vénézuélien allouera plus de 55 000 petros, soit l’équivalent de deux billions 660 000 millions de bolivars, comme investissement initial pour la création de mille nouvelles Banques Communales. Sur cet investissement, 29.663 petros sont destinés à financer des projets de chaînage productif dans les communes, notamment ceux liés au domaine textile.

Les organisations du Pouvoir Populaire s’adresseront aux Banques Communales pour demander un financement. Le président de la nation sud-américaine soulève avec cette action la formation d’une nouvelle architecture financière du pouvoir populaire qui a son axe central dans l’activité économique communautaire.

Source : Six clés pour comprendre la banque communale au Venezuela – Mauricio MONTES – Les 2 Rives

[Vidéo] Comprendre le Venezuela

« Oh tu sais ici en Europe les gens ne s’intéressent pas beaucoup à ces histoires de commune et de démocratie participative » : cette phrase, je l’ai parfois entendue depuis vingt ans dans la bouche de personnes qui préfèrent traiter le Venezuela sous les traits de la politique classique : parti, personnalités…

Mais peut-on comprendre le Venezuela et sa « révolution bolivarienne » en passant à côté de ce qui fait sa particularité historique, son moteur de résistance, son projet stratégique et fondamental ? Dans un champ médiatique qui invisibilise une démocratie participative en construction depuis vingt ans, peut-on s’identifier à l’alter ego vénézuélien, aux citoyen.ne.s du quotidien en ne privilégiant que les figures de la politique occidentale ?

Source : Comprendre le Venezuela | Venezuela Infos

Coiffeuse, tireuse d’élite et « prête à mourir » pour le Venezuela

« Je suis prête à mourir pour mon pays ». Coiffeuse à Caracas, Ismaira Figueroa, 43 ans, est aussi tireuse d’élite dans la Milice bolivarienne, un corps composé de civils rattaché à l’armée vénézuélienne.

« J’ai la conviction d’être née pour ça et si je dois en mourir, que ça arrive vite, d’un coup ! », lance-t-elle, fusil calé entre la joue et l’épaule, visage peint avec de la boue, lors d’exercices militaires près de Caracas simulant une « invasion armée ».

Lorsqu’elle ne s’exerce pas au tir de précision, cette mère célibataire de quatre enfants travaille dans un salon de coiffure. Elle est aussi bénévole au sein de son quartier et fait partie d’un groupe de motards. Pendant son temps libre, la sergent-chef dit également aimer tricoter.

Source : Coiffeuse, tireuse d’élite et « prête à mourir » pour le Venezuela – Le Point