Au Venezuela, la capitale Caracas suspendue à l’aide humanitaire

A 850 kilomètres de là, dans le barrio de la Dolorita, ces bruits de bottes ne résonnent pas encore. Mais rares sont ceux qui comprennent comment leur président peut encore refuser une assistance, proposée aussi par l’ONU. Ce bidonville est l’un des plus pauvres, l’un des plus dangereux aussi, du grand Caracas. La longue montée qui vous aspire jusqu’au cœur du barrio n’est qu’une illustration du désastre économique. Ici, une succession de véhicules posés sur leurs essieux. Là, des magasins dont les rideaux sont condamnés à rester baissés. « Il vaut mieux venir le matin. Passé 14 heures, il devient risqué de traîner dans la rue », prévient Carolina Godoy, du collectif d’ONG Cesap.

Chaque semaine, cette organisation réunit une trentaine de femmes de la Dolorita pour les sensibiliser sur leurs droits.

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TERRA TV, une télévision pour construire la souveraineté populaire dans l’information

Betzany Guedez qui est entrée récemment dans l’équipe de la télévision paysanne Terra TV comme réalisatrice et formatrice, raconte son voyage dans le Vénézuéla profond et revient sur ses premiers pas au sein de ce nouveau média

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Vivre le Vénézuéla (II)

Si on regarde l’histoire de la commune « Altos de Lidice », en pleine guerre économique qui exerce une pression de plus en plus forte force sur les habitant(e)s, force est de constater qu’au-delà du rôle « d’éclaireur » de Jesus Garcia, les responsables assument de plus en plus leur responsabilité concrète, et que ce sont des femmes en majorité.

C’est le doux paradoxe de cette assemblée : au moment où elles débattent de gaz, viande, pain et de démocratie participative, à quelques dizaines de mètres, des opposants frappent sur des casseroles, et quelques gamins de 12 à 13 ans tapent eux aussi sur du métal en dévalant les trottoirs, rieurs.

Le profond mécontentement populaire n’a pas donné le niveau politique espéré par la droite, même si les meetings d’opposants ont, pour la première fois, retrouvé l’affluence. Les foyers de violence duraient ici une nuit, là une autre, sans suivi, sans enracinement, preuve de leur caractère « planifié », destinés à la blitzkrieg des médias internationaux.

Les chavistes aussi se mobilisent en nombre mais attendent que Maduro agisse vite, et agisse plus fort, face aux entrepreneurs privés, au patronat, aux montées quotidiennes des prix qui asphyxient le peuple, et à l’incapacité de nombreux fonctionnaires à effectuer la tâche qu’on attend d’eux.

Source : Vivre le Vénézuéla (II) | Venezuela infos

Vivre le Vénézuéla

D’un coup de hache un géant a tranché ces collines de terre aujourd’hui semées de maisons. Des grands quartiers populaires de l’Ouest de Caracas roulent chaque matin les affluents humains qui rient, jurent, s’arrêtent, s’étirent et repartent, se pressent dans le métro: le monde du travail noue et dénoue le Venezuela. Là-haut un vieil ermite devenu fou avait bougé un caillou, puis deux puis trois, faisant jaillir la source. « Une eau pure » raconte un vieillard qui mime de ses bras la taille du ruisseau. « On pourrait creuser un puits d’eau profonde » répond aujourd’hui Jesus Garcia, le jeune coordinateur de la commune « Altos de Lidice ». La majorité des participants à la première réunion de l’année sont, comme toujours et partout, des femmes. Cette fois, les pieds de métal des pupitres de l’école primaire fraîchement repeinte ne font pas de bruit.

Parfois on entend dire moi je n’aime pas la manière dont Maduro gouverne le pays, commence Garcia, hé bien voyons comment nous allons gouverner notre commune. Parce que c’est notre devoir de nous autogouverner. On va voir si nous en sommes capables, nous, et une commune, en principe, c’est plus facile à gouverner qu’un pays, non ?

Source : Vivre le Vénézuéla | Venezuela infos

Venezuela. La rébellion masochiste et obéissante du Communard

L’opposition et son électorat sont les principales victimes des manœuvres et magouilles électorales des héritiers de Hugo Chávez. Mais le pouvoir n’hésite pas non plus à œuvrer contre sa propre base sociale.

Cinquième et dernier épisode de notre série sur l’injustice électorale : la rébellion masochiste et obéissante du Communard.

Source : Venezuela. La rébellion masochiste et obéissante du Communard – Barril.info

“Il faut parler des gens ordinaires… de celles et ceux qui construisent le processus de transformation du Venezuela” – Interview de Marco Teruggi, journaliste argentin vivant au Venezuela

Poursuivant ses rencontres avec les étrangers qui résident au Venezuela et partagent avec son peuple la construction du processus bolivarien, le Réseau de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne (@REDEuropaVE‏) a interviewé Marco Teruggi (photo), journaliste argentin et internationaliste latino-américain, qui vient de publier et présenter dans plusieurs pays son livre Mañana será historia, diario urgente de Venezuela (« Demain ce sera de l’Histoire, journal urgent du Venezuela »). Sa tournée sud-américaine lui a permis de converser et débattre d’une réalité vécue, bien éloignée de celle que nous martèlent les médias.

Source : “Il faut parler des gens ordinaires… de celles et ceux qui construisent le processus de transformation du Venezuela”. Interview de Marco Teruggi, journaliste argentin vivant au Venezuela | Venezuela infos