Le Venezuela contre les jeux vidéos. Histoire d’un malentendu

Depuis près d’une décennie, au Venezuela, vous pouvez finir en prison pour avoir créé un jeu. En 2009, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la Loi sur l’interdiction des jeux vidéo et jouets de guerre qui criminalise la création, la commercialisation, la distribution et l’utilisation des jeux vidéo violents. Cette loi avait pour but de montrer la fermeté d’un gouvernement qui n’autorisait aucune violence à l’écran. Quand elle a été promulguée, la Garde nationale a détruit, lors d’une mise en scène publique, des milliers de jeux vidéo avec un rouleau compresseur.

Cependant, en raison de la conjoncture politique, la loi n’a servi qu’à démanteler une industrie locale en pleine croissance, à transformer la création de jeux en une affaire politique et risquée, et à amener les développeurs à devenir des activistes ou à s’exiler.

Source : Le Venezuela contre les jeux vidéos. Histoire d’un malentendu – Barril.info

Au Venezuela, la poésie pour résister à la crise

Entre les messages politiques et les appels à l’aide pour trouver des médicaments, les comptes Twitter du Venezuela laissent place à des rimes et des alexandrins, une forme de résistance aux rigueurs de la crise.

Dans un pays rongé par les pénuries et la violence, les amoureux de la poésie la défendent dans ses moindres recoins. Une bibliothèque spécialisée, un prix de la jeune poésie, des ateliers d’écriture et de traduction et même un compte Twitter, dont les administrateurs se retrouvent dans les trois petits bureaux de la fondation « La Poeteca », à Caracas.

Source : Au Venezuela, la poésie pour résister à la crise

Venezuela. Au-delà du show et de la guerre des « minitecas »

S’il y a une chose qui caractérise la politique vénézuélienne au XXIe siècle, c’est la propagande et le spectacle. Hugo Chávez était un grand communicateur ; l’un de ses héritages pour toute la classe politique vénézuélienne est que la politique sans spectacle n’est pas de la politique. Cette logique a atteint des niveaux où ce qui est dit et la manière dont c’est dit sont beaucoup plus importants que les actions politiques elles-mêmes.

Le discours et la mise en scène sont tout, le spectacle devient donc la politique elle-même, il la remplace. Mais la vie réelle continue, la précarité quotidienne, l’exercice illimité de la force et le contrôle institutionnel restent intacts.

Et c’est ainsi que se construisent les grands événements, les journées au cours desquelles aura lieu la mère de toutes les batailles : 10 janvier (10E), 23 janvier (23E), 23 février (23F), etc. La dernière date magique, le 23F, a bénéficié d’un grand déploiement publicitaire, un grand concert à la frontière entre la Colombie et le Venezuela avec des artistes de renom. Le gouvernement a répondu au show par un autre show et de la propagande officielle, même s’il n’a pas eu la même ampleur, la même portée et la même qualité. Certains sont même allés jusqu’à qualifier cette compétition de « guerre des minitecas ». Tout cela est bien utile pour dissimuler un grand nombre de choses que l’on ne voit pas sur les écrans de télévision ou sur les réseaux sociaux.

Source : Venezuela. Au-delà du show et de la guerre des « minitecas » – Barril.info

« Voyous chavistes » contre « société civile » : racisme et mépris de classe des médias occidentaux sur le Venezuela

Cet article, qui s’appuie sur l’analyse du contenu et du discours, explore comment sept journaux occidentaux influents, ont représenté les groupes subalternes de la société civile qui ont soutenu le projet chaviste et les groupes d’élite qui s’y sont opposés. On y trouve un système presque infaillible de deux poids – deux mesures pour représenter les groupes de la société civile qui soutiennent les chavistes comme des « gangs dangereux de voyous » et tout groupe qui s’y oppose en tant que « groupes respectables de la société civile » peu importe leurs actions qui peuvent être contestables.

Source : « Voyous chavistes » contre « société civile » : racisme et mépris de classe des médias occidentaux sur le Venezuela, par Alan MacLeod (FAIR) | Venezuela infos

Une intervention militaire au Venezuela? 86% des Vénézuéliens s’y opposeraient

La grande majorité des Vénézuéliens s’oppose à une intervention étrangère dans le pays, tant militaire que civile, ainsi qu’aux sanctions imposées par les États-Unis, révèle un sondage de l’institut d’enquête privé vénézuélien Hinterlaces.

Source : Une intervention militaire au Venezuela? 86% des Vénézuéliens s’y opposeraient – Sputnik France

Venezuela. Du punitivisme carcéral aux exécutions systématiques

Pour comprendre l’augmentation récente de la violence au Venezuela et plus particulièrement à Caracas dans la période postérieure au décès d’Hugo Chávez, il faut placer au centre de l’analyse les discours et les pratiques étatiques, dans un contexte de baisse des prix du pétrole.

Dans cet article, nous suggérons que cette violence exceptionnelle peut s’expliquer, dans le cadre d’un processus historique de militarisation des politiques de sécurité, par les effets d’une première phase de punitivisme carcéral de masse. Cette phase a commencé en 2009 avec le lancement d’une nouvelle étape d’opérations de police militarisées, et au fil des ans, plus précisément en 2015, a ouvert la voie à une pratique systématique des exécutions extrajudiciaires. Cette dernière est devenue la stratégie fondamentale de contrôle des secteurs populaires, transformant l’État, et notamment des secteurs de l’armée et de la police, en acteur fondamental de la violence létale au Venezuela.

Source : Venezuela. Du punitivisme carcéral aux exécutions systématiques – Barril.info