« Venezuela, l’ombre de Chavez » : un film « pour sensibiliser au grand désespoir vénézuélien »

Vingt ans après l’avoir quitté, notre collaboratrice, Laurence Debray revient au Venezuela, où elle a grandi. Elle qui avait laissé, à la veille de l’élection d’Hugo Chavez, un pays prospère, le plus riche d’Amérique Latine, retrouve un état exsangue, à l’agonie. Dans le film «Venezuela, l’ombre de Chavez», diffusé sur Arte le 3 décembre prochain, elle tente de comprendre et d’analyser comment cette révolution chaviste, à laquelle elle croyait aussi, a conduit le Venezuela au désastre et poussé des millions de Vénézuéliens à fuir.

Source : « Venezuela, l’ombre de Chavez » : un film « pour sensibiliser au grand désespoir vénézuélien »

Repenser l’histoire du Venezuela contemporain (XIXe-XXe siècles)

Repenser l’histoire du Venezuela contemporain (XIXe-­XXe siècles)

Séminaire de recherche accueilli à l’Institut des Amériques

Animé par Véronique Hébrard (Univ. Lille, EA 4074 Cecille/UMR 8168 Mondes Américains)

En collaboration avec son équipe de doctorants en histoire du Venezuela

Carlos Garcia Macias (Univ. Lille, EA 4074 Cecille), Yessika González (Univ. Lille, EA 4074 Cecille), Victor Pineda (Univ. Paris Nanterre, UMR 8168 Mondes Américains)

Périodicité : séminaire mensuel, le lundi de 17h30 à 19h30.

Programme 2019-­2020

  • 7 octobre 2019, Véronique Hébrard, Présentation du séminaire & Victor Pineda (doctorant, Université Paris Nanterre, UMR 8168 Mondes Américains), « En deçà du dictateur. Comment aborder la question de l’Etat pendant la dictature de Juan Vicente Gómez au Venezuela (1908-1936) ? »
  • 4 novembre 2019, Elízabeth Manjarrés Ramos (Post-doctorante, Universidad de Salamanca/Univ. Lille EA 4074 Cecille), « ‘Todos y uno solo’ Lecturas documentales e historiográficas sobre la figura de Lope de Aguirre »
  • 9 décembre 2019, Alejandro E. Gómez (MCF, Univ. Sorbonne Nouvelle-Paris3), « López, Nogales, Pfeirer : trois vénézuéliens transnationaux »
  • 13 janvier 2020, Frédéric Spillemaeker (Doctorant, EHESS/Cerma, UMR 8168 Mondes Américains), « Guerre d’Indépendance et lutte pour l’autorité légitime dans la province du Guayana 1810-1819 »
  • 24 février 2020, Carlos García Macias (doctorant, Université de Lille, EA 4074 Cecille), « L’édification d’un pays pétrolier à travers le régime des concessions pétrolières (1876-1976) »
  • 16 mars 2020, Serge Ollivier (Post-doctorant, Univ. Paris 1, CHS), « Pour une histoire sociale des relations et cultures politiques vénézuéliennes depuis la conversion pétrolière (1917- XXIe s.) ».
  • 27 avril 2020, Yessika González (doctorante, Université de Lille, EA 4074 Cecille), « Les telenovelas en Venezuela (1980-1992): ¿lugar de politización? »
  • 18 mai 2020, Fabiola Velasco (doctorante, Sorbonne Université), « El santoral garridiano y la hibridación cultural venezolana, 1989-1993 »
Documents :

Source : Repenser l’histoire du Venezuela contemporain (XIXè-XXè siècles) | Institut des Amériques

Le féminisme socialiste et l’Etat communal au Venezuela

Du 18 au 20 octobre 2019 se déroule au Venezuela le premier Congrès National des Communes, Mouvements Sociaux et du Pouvoir Populaire (photo). L’occasion de revenir avec Blanca Eekhout sur une des caractéristiques sui generis du processus bolivarien: le rôle constant, majoritaire, des femmes dans la construction de la démocratie participative.

Actuellement, Blanca est la ministre du Pouvoir populaire pour les Communes et des mouvements sociaux du Venezuela. Elle s’est lancée dans le militantisme révolutionnaire bien avant l’élection du président Hugo Chávez en 1998. Initiatrice de plusieurs médias participatifs (Catia Tve, Vive TV), plusieurs fois ministre, élue députée, membre de la direction du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), elle a également occupé le poste de ministre du Pouvoir populaire pour les femmes et l’égalité des genres, ce qui fait d’elle une interlocutrice privilégiée pour nous expliquer le rôle des femmes dans les construction des communes (au Venezuela, organisations populaires visant l’autogestion) et, au-delà, comment le projet de l’État communal est lié au socialisme féministe.

Source : Le féminisme socialiste et l’Etat communal au Venezuela | Venezuela infos

Insécurité, police et droits de l’Homme au Venezuela

Durant des années, le système médiatique a dénoncé sans relâche l’insécurité au Venezuela. Dès lors que le gouvernement s’est attelé -tardivement- à apporter un ensemble de solutions, les accusations se sont soudainement transformés en « violations des droits de l’Homme ».

La campagne médiatique actuelle, qui ne se base que sur les dires d’ONGs financées par les Etats-Unis, a un but précis: désarmer l’Etat vénézuélien. En premier lieu, il s’agit de le désarmer économiquement, c’est le rôle du blocus criminel qui étouffe le pays. Ensuite, désarmer l’Etat-nation, au sens de morceler le territoire vénézuélien, afin de faire passer les zones stratégiques sous contrôle paramilitaire ou sous celui des structures criminelles.

Or, cet objectif ne peut se réaliser que si l’Etat vénézuélien ne dispose plus de capacité de défense de son territoire. C’est le sens de cette campagne contre la police. Il faut désormais désarmer l’Etat, c’est à dire  réduire à néant la possibilité d’affronter le crime organisé, et le paramilitarisme colombien.

Source : Venezuela en Vivo: Insécurité, police et droits de l’Homme au Venezuela

Réflexions sur le féminisme au Venezuela

Il y a quelque temps, une amie chilienne venue au Venezuela pour réaliser un documentaire sur la milice bolivarienne, me posa une question qui m’a fait réfléchir un bon moment avant que je n’y réponde. Souhaitant en savoir davantage sur nos processus de lutte, elle me demanda “Qu’en est-il du féminisme au Venezuela ? Où sont les féministes ?”. Je me rappelle qu’avoir avoir avalé ma gorgée de cocuy et ruminé une ou deux réflexions initiales, je tentai de lui exposer, au prix d’un certain effort, les multiples et diverses actions que nous déployons, nous les femmes, pour en finir avec les oppressions dans notre pays.

Quelques mois plus tard, la même question me fut posée par une compagne colombienne qui m’invita à rédiger un article pour brosser aux camarades du monde entier le tableau de nos féminismes vénézuéliens. Une telle coïncidence n’est pas due au hasard, mais relève de causes bien précises. J’ai relevé le défi et je me suis préparée à dépeindre à grands traits ce qui pourrait constituer le visage féministe de mon pays.

Source : Réflexions sur le féminisme au Venezuela, par Marielis Fuentes | Venezuela infos

A Caracas, un logement populaire au cœur des quartiers chics…

La parcelle de trois hectares est située à Baruta, à l’est de Caracas, où vivent des gens riches, l’air y est frais, il y a des collines, des urbanisations, et une majorité est contre le chavisme.

« Nous nous sommes battus par les voies légales, nous avons découvert la chaîne des titres de propriété de la terre, et la famille qui pensait être le propriétaire a découvert que le bureau du maire avait enlevé les papiers pour les donner à une société immobilière, » explique Richard Hereida, qui appartient au Mouvement des pobladores.

L’affaire ne s’arrête pas là : le maire était l’opposant Capriles Radonski et ce terrain était destiné à une de ses entreprises pour construire un centre commercial.

Source : A Caracas, un logement populaire au cœur des quartiers chics… | Venezuela infos