La contraception féminine, dommage collatéral de la crise économique au Venezuela

Le Venezuela est entré dans sa huitième année de crise économique, exacerbée par la pandémie et les sanctions internationales. Et ce n’est pas sans conséquence sur le ventre des femmes. La majorité d’entre elles ne sont plus en mesure de se payer un moyen de contraception.

Au Venezuela, le salaire minimum mensuel est de seulement d’un dollar américain, alors qu’un paquet de préservatifs coûte 4 dollars, et la pilule 11 dollars par mois. Résultat : des grossesses non-planifiées à un moment où beaucoup de femmes peuvent à peine nourrir un enfant. D’autres se tournent vers la stérilisation alors qu’elles sont encore jeunes. Certaines ont même recours à l’avortement, illégal au Venezuela même en cas de viol ou d’inceste. Quand elles ne risquent pas leur vie, celles qui pratiquent un avortement encourent jusqu’à 3 ans de prison.

Source : La contraception féminine, dommage collatéral de la crise économique au Venezuela – Journal d’Haïti et des Amériques

#Metoo – Au Venezuela, les langues se délient sur les abus sexuels

Le #Metoo vénézuélien, #yositecreo (Moi je te crois), a vu le jour en avril avec l’apparition de témoignages de victimes d’agressions sexuelles.

«L’abus sexuel au Venezuela est normalisé dans une société patriarcale» et conservatrice, estime Abel Saraiba de l’ONG Cecodap de protection des mineurs. «La violence sexuelle est loin d’être en régression, elle est même en hausse». Selon le procureur général du Venezuela Tarek Saab, il y a eu 8450 inculpations et 1676 mandats d’arrêts pour des crimes ou délits sexuels depuis sa prise de fonction en 2017, pour une population de 30 millions d’habitants.

«On voit que les choses bougent. Les gens prennent conscience» de certaines «dynamiques d’abus» considérées comme normales jusqu’ici, précise Abel Saraiba. À l’époque, après des attouchements par un musicien alors qu’elle avait 12 ans, Carmela avait fini par penser que les baisers forcés et les caresses sans consentement étaient normaux. «C’est comme ça que CA se passe» dans les fêtes, pensait-elle. Les violences sexuelles sont passibles de 12 ans de prison au Venezuela mais le délai de prescription est d’un an seulement.

Source : #Metoo – Au Venezuela, les langues se délient sur les abus sexuels – Le Matin

[Vidéo] Venezuela : des diables dansants pour célébrer la victoire du bien sur le mal

Les fidèles catholiques de la ville vénézuélienne de Naiguata ont participé jeudi à la tradition des « Diables dansants », malgré les restrictions du COVID-19 et la crise économique.

Des centaines de personnes, déguisées en diables, ont dansé autour de l’église de la ville pour représenter la victoire du bien sur le mal, à l’occasion de la fête du Corpus Christi.

De nombreuses villes côtières de la région de Guajira, au nord de la capitale Caracas, ont également pris part à cette ancienne tradition vieille de 300 ans que l’UNESCO a classée au patrimoine culturel immatériel en 2012.

Source : Venezuela : des diables dansants pour célébrer la victoire du bien sur le mal | Euronews

#Metoo au Venezuela: deux musiciens recherchés pour abus sexuels sur mineures

Deux musiciens de groupes à succès sont recherchés par la justice vénézuélienne pour répondre d’accusations « d’abus sexuels contre des adolescentes », a annoncé mardi le Procureur général, quelques semaines après l’émergence sur les réseaux sociaux d’un #metoo vénézuélien et de témoignages de nombreuses victimes.

La justice a lancé « un mandat d’arrêt contre Tony Maestracci, batteur des +Tomates Fritos+ et Alejandro Sojo, chanteur des « Los Colores » (…) Les violeurs présumés sont recherchés par le ministère public pour abus sexuels contre des adolescentes », a écrit le procureur Tarek William Saab, sur son compte Twitter.

En avril, la justice avait ouvert des enquêtes après l’apparition sur les réseaux sociaux, avec la mention #yositecreo (Moi je te crois, ndlr), de témoignages de victimes d’agressions sexuelles de la part de personnes célèbres. Le mouvement a commencé avec des accusations contre Alejandro Sojo, chanteur du groupe Los Colores. Une femme aujourd’hui majeure avait relaté des faits qui s’étaient produits alors qu’elle était mineure.

Ce témoignage avait été suivi d’autres contre des personnes célèbres comme M. Maestracci mais aussi des metteurs en scène ou l’écrivain Willy McKey. Ce dernier avait reconnu une partie des faits dans un communiqué avant de se suicider le 29 avril à Buenos Aires où il résidait.

Selon le procureur, il y a eu 8.450 inculpations et 1.676 mandats d’arrêts pour des crimes ou délits sexuels depuis sa prise de fonction en 2017, pour une population de 30 millions d’habitants

Source : #Metoo au Venezuela: deux musiciens recherchés pour abus sexuels sur mineures

Venezuela : Covid-19, pauvreté… la jeunesse déprime

De plus en plus de jeunes Vénézuéliens souffrent de désespoir et de mal de vivre. La ligne téléphonique d’urgence gratuite, et gérée par des psychologues, enregistre de plus en plus d’appels de détresse. Il faut dire que dans le pays, la pauvreté touche huit habitants sur dix. Les aliments de base manquent et la crise sanitaire a aggravé une situation déjà très précaire.

Source : Venezuela : Covid-19, pauvreté… la jeunesse déprime

José Gregorio Hernandez, « le médecin des pauvres » considéré comme un saint au Venezuela

José Gregorio Hernandez (1864-1919), « le médecin des pauvres », qui doit être béatifié vendredi, est déjà adulé comme un saint depuis près de 100 ans au Venezuela où sa moustache, son chapeau, sa tenue impeccable et son regard serein forment désormais une icône qu’on pose sur les autels des lieux de culte et des maisons.

Le docteur qui soignait gratuitement les pauvres, notamment pendant l’épidémie de grippe espagnole qui a ravagé le pays au début du siècle dernier, fait désormais partie des figures de l’histoire du pays. Il dépasse même le héros Simon Bolivar (1783-1830) assurent certains Vénézuéliens. Pour nombre d’entre eux, sa béatification vendredi n’est qu’une étape avant sa canonisation future.

José Gregorio Hernandez est né le 26 octobre 1864 au sein d’une famille catholique dans le petit village andin de Isnotu, enclavé dans l’ouest du Venezuela. Aîné d’une fratrie de six frères — une soeur aînée est morte à la naissance — JGH, comme il est souvent surnommé aujourd’hui, se rend à Caracas pour ses études à son adolescence. Le voyage prend alors trois semaines en mule, bateau et train…

Diplômé en médecine en 1888, il se rend, grâce à une bourse, à Paris où il parfait ses connaissances côtoyant des professeurs à la pointe de la recherche à l’époque. Il se rend aussi à Berlin. De retour au Venezuela en 1891, il introduit notamment le premier microscope et fonde l’Académie nationale de médecine. Il donne des cours à l’Université centrale du Venezuela (UCV) se montrant pionnier sur le continent notamment dans le domaine de la bactériologie.

Mais il s’illustre surtout face à la grippe espagnole, donnant de sa personne pour les plus pauvres. Il soigne gratuitement et donne parfois même de l’argent à ses patients.

Source : José Gregorio Hernandez, « le médecin des pauvres » considéré comme un saint au Venezuela