Le Venezuela annonce le rapatriement d’un rocher sacré exposé à Berlin

Le gouvernement vénézuélien a annoncé lundi le rapatriement d’un rocher sacré de la communauté amérindienne Pemon exposé depuis plus de vingt ans dans un parc de Berlin, après un « accord à l’amiable » avec l’Allemagne.

« La restitution du rocher sacré du peuple Pemon a commencé », a écrit sur Twitter Jorge Arreaza, ministre des Affaires étrangères de Nicolas Maduro, ajoutant que le rocher avait déjà été « retiré » du Tiergarten, immense espace vert au coeur de la capitale allemande.

Jorge Arreaza a joint à son message des photos et des vidéos de l’opération qui a consisté à hisser le rocher Kueka (grand-mère, en langue pemon) et ses 30 tonnes pour le placer sur la plateforme d’un camion.

Source : Le Venezuela annonce le rapatriement d’un rocher sacré exposé à Berlin | Metro

Ces personnes LGBT+ qui fuient le Venezuela

Près de 1,5 million de Vénézuélien·nes ont fui le régime de Nicolas Maduro pour la Colombie. Parmi ces personnes, nombre de LGBT+ ont trouvé refuge à Medellin, une ville réputée gay-friendly.

Source : Ces personnes LGBT+ qui fuient le Venezuela | Slate.fr

Venezuela: moins d’homicides en 2019, dans l’un des pays les plus violents du monde

Le Venezuela a enregistré 16.506 «morts violentes» en 2019, un chiffre sensiblement en baisse dans ce pays sud-américain en crise où la violence reste toutefois endémique, a annoncé vendredi une ONG spécialisée.

Roberto Briceño-Leon, le directeur de cette organisation non-gouvernementale, l’Observatoire vénézuélien de la violence, a noté à cet égard une baisse du nombre des morts survenues au cours d’opérations de la police vénézuélienne, celui-ci étant passé de 7.523 en 2018 à 5.286 cette année. Au total, il y a eu 16.506 «morts violentes» au Venezuela en 2019 contre 23.047 l’an dernier, a expliqué M. Briceño-Leon, au cours d’une conférence de presse à Caracas. Cette baisse est due, selon lui, au fait que les Vénézuéliens se risquent beaucoup moins que par le passé à sortir de chez eux, notamment le soir, de peur d’être agressés. En outre, a-t-il souligné, l’émigration de 4,5 millions de Vénézuéliens qui ont fui la crise alimentaire et sanitaire depuis 2015 a provoqué une baisse du nombre des habitants et, par conséquent, une baisse de celui des agressions armées.

Mais le Venezuela reste en tête des pays les plus violents du monde avec un taux d’homicides de 60,3 pour 100.000 habitants, soit 10 fois la moyenne mondiale qui se situe à 6,1 homicides pour 100.000 habitants, d’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

Source : Venezuela: moins d’homicides en 2019, dans l’un des pays les plus violents du monde

« Venezuela, l’ombre de Chavez » : un film « pour sensibiliser au grand désespoir vénézuélien »

Vingt ans après l’avoir quitté, notre collaboratrice, Laurence Debray revient au Venezuela, où elle a grandi. Elle qui avait laissé, à la veille de l’élection d’Hugo Chavez, un pays prospère, le plus riche d’Amérique Latine, retrouve un état exsangue, à l’agonie. Dans le film «Venezuela, l’ombre de Chavez», diffusé sur Arte le 3 décembre prochain, elle tente de comprendre et d’analyser comment cette révolution chaviste, à laquelle elle croyait aussi, a conduit le Venezuela au désastre et poussé des millions de Vénézuéliens à fuir.

Source : « Venezuela, l’ombre de Chavez » : un film « pour sensibiliser au grand désespoir vénézuélien »

Repenser l’histoire du Venezuela contemporain (XIXe-XXe siècles)

Repenser l’histoire du Venezuela contemporain (XIXe-­XXe siècles)

Séminaire de recherche accueilli à l’Institut des Amériques

Animé par Véronique Hébrard (Univ. Lille, EA 4074 Cecille/UMR 8168 Mondes Américains)

En collaboration avec son équipe de doctorants en histoire du Venezuela

Carlos Garcia Macias (Univ. Lille, EA 4074 Cecille), Yessika González (Univ. Lille, EA 4074 Cecille), Victor Pineda (Univ. Paris Nanterre, UMR 8168 Mondes Américains)

Périodicité : séminaire mensuel, le lundi de 17h30 à 19h30.

Programme 2019-­2020

  • 7 octobre 2019, Véronique Hébrard, Présentation du séminaire & Victor Pineda (doctorant, Université Paris Nanterre, UMR 8168 Mondes Américains), « En deçà du dictateur. Comment aborder la question de l’Etat pendant la dictature de Juan Vicente Gómez au Venezuela (1908-1936) ? »
  • 4 novembre 2019, Elízabeth Manjarrés Ramos (Post-doctorante, Universidad de Salamanca/Univ. Lille EA 4074 Cecille), « ‘Todos y uno solo’ Lecturas documentales e historiográficas sobre la figura de Lope de Aguirre »
  • 9 décembre 2019, Alejandro E. Gómez (MCF, Univ. Sorbonne Nouvelle-Paris3), « López, Nogales, Pfeirer : trois vénézuéliens transnationaux »
  • 13 janvier 2020, Frédéric Spillemaeker (Doctorant, EHESS/Cerma, UMR 8168 Mondes Américains), « Guerre d’Indépendance et lutte pour l’autorité légitime dans la province du Guayana 1810-1819 »
  • 24 février 2020, Carlos García Macias (doctorant, Université de Lille, EA 4074 Cecille), « L’édification d’un pays pétrolier à travers le régime des concessions pétrolières (1876-1976) »
  • 16 mars 2020, Serge Ollivier (Post-doctorant, Univ. Paris 1, CHS), « Pour une histoire sociale des relations et cultures politiques vénézuéliennes depuis la conversion pétrolière (1917- XXIe s.) ».
  • 27 avril 2020, Yessika González (doctorante, Université de Lille, EA 4074 Cecille), « Les telenovelas en Venezuela (1980-1992): ¿lugar de politización? »
  • 18 mai 2020, Fabiola Velasco (doctorante, Sorbonne Université), « El santoral garridiano y la hibridación cultural venezolana, 1989-1993 »
Documents :

Source : Repenser l’histoire du Venezuela contemporain (XIXè-XXè siècles) | Institut des Amériques

Le féminisme socialiste et l’Etat communal au Venezuela

Du 18 au 20 octobre 2019 se déroule au Venezuela le premier Congrès National des Communes, Mouvements Sociaux et du Pouvoir Populaire (photo). L’occasion de revenir avec Blanca Eekhout sur une des caractéristiques sui generis du processus bolivarien: le rôle constant, majoritaire, des femmes dans la construction de la démocratie participative.

Actuellement, Blanca est la ministre du Pouvoir populaire pour les Communes et des mouvements sociaux du Venezuela. Elle s’est lancée dans le militantisme révolutionnaire bien avant l’élection du président Hugo Chávez en 1998. Initiatrice de plusieurs médias participatifs (Catia Tve, Vive TV), plusieurs fois ministre, élue députée, membre de la direction du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), elle a également occupé le poste de ministre du Pouvoir populaire pour les femmes et l’égalité des genres, ce qui fait d’elle une interlocutrice privilégiée pour nous expliquer le rôle des femmes dans les construction des communes (au Venezuela, organisations populaires visant l’autogestion) et, au-delà, comment le projet de l’État communal est lié au socialisme féministe.

Source : Le féminisme socialiste et l’Etat communal au Venezuela | Venezuela infos