Venezuela. Du punitivisme carcéral aux exécutions systématiques

Pour comprendre l’augmentation récente de la violence au Venezuela et plus particulièrement à Caracas dans la période postérieure au décès d’Hugo Chávez, il faut placer au centre de l’analyse les discours et les pratiques étatiques, dans un contexte de baisse des prix du pétrole.

Dans cet article, nous suggérons que cette violence exceptionnelle peut s’expliquer, dans le cadre d’un processus historique de militarisation des politiques de sécurité, par les effets d’une première phase de punitivisme carcéral de masse. Cette phase a commencé en 2009 avec le lancement d’une nouvelle étape d’opérations de police militarisées, et au fil des ans, plus précisément en 2015, a ouvert la voie à une pratique systématique des exécutions extrajudiciaires. Cette dernière est devenue la stratégie fondamentale de contrôle des secteurs populaires, transformant l’État, et notamment des secteurs de l’armée et de la police, en acteur fondamental de la violence létale au Venezuela.

Source : Venezuela. Du punitivisme carcéral aux exécutions systématiques – Barril.info

[Audio] Les origines de la crise au Venezuela

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro a quadruplé lundi dernier le salaire minimum pour tenter d’endiguer la crise économique. L’investiture de Nicolas Maduro à la présidence du Venezuela s’est déroulée le 10 janvier 2019 et ce deuxième mandat est très contesté. Le journaliste Martin Movilla décortique l’origine de la crise au Venezuela.

Source : Les origines de la crise au Venezuela | Ça s’explique | ICI Radio-Canada Première

Venezuela : l’Assemblée nationale appelle à la désobéissance

L’Assemblée nationale vénézuélienne, acquise à l’opposition, a déclaré mardi 15 janvier à l’unanimité l’usurpation du pouvoir par Nicolas Maduro. Depuis le 10 janvier et l’investiture du président vénézuélien pour un second mandat, elle juge ce dernier illégitime. Tout comme une partie de la communauté internationale.

La chambre va plus loin, promettant l’amnistie à tous les militaires, les civils et les fonctionnaires qui ont protégé le régime chaviste depuis 1999 et qui pourraient contribuer à sa chute.

Pour déclarer l’usurpation du pouvoir par Nicolas Maduro, les députés se sont appuyés sur trois articles de la Constitution. En partant du principe que le président vénézuélien n’a pas été démocratiquement élu, ces articles permettraient au seul pouvoir légitime, donc l’Assemblée nationale, de mettre en place un gouvernement de transition et de convoquer de nouvelles élections.

Sauf que l’article 233, grâce auquel serait actée la rupture de l’ordre constitutionnel par le président, est sujet à diverses interprétations. Quoi qu’il en soit, l’exécutif, pour qui l’élection présidentielle était bien démocratique, ne reconnaît plus les votes de l’Assemblée depuis 2016, rappelle notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

Pour que ces votes soient autre chose qu’un symbole, le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, a convoqué une grande mobilisation le 23 janvier, partout dans le pays. Diosdado Cabello, son homologue à l’Assemblée nationale constituante, chambre concurrente acquise au pouvoir, a appelé à une mobilisation chaviste le même jour. Il estime que cette déclaration d’usurpation équivaut à une tentative de coup d’Etat.

Source : Venezuela: l’Assemblée nationale appelle à la désobéissance – Amériques – RFI

Venezuela : Les fonctionnaires qui ont arrêté arbitrairement le député Guaidó destitués et sanctionnés

« Nous avons appris qu’une situation illégale avait eu lieu dans laquelle un groupe de fonctionnaires, agissant de façon unilatérale ont mis en place une procédure illégale contre le député Juan Guaidó. Cette affaire est déjà complètement réglée et surmontée » a indiqué le ministre de l’Information et de la Communication, Jorge Rodríguez, dans une interview accordée au média d’Etat Venezolana de Televisión.

Le ministre a également assuré que les policiers du Service Bolivarien de Renseignement National (SEBIN) « qui se sont prêtés à ce cirque contre le déroulement normal de la vie en République sont en ce moment destitués et soumis à des procédures disciplinaires plus strictes. »

De plus, Jorge Rodríguez a accusé des porte-paroles d’extrême-droite et des médias d’opposition aussi bien au Venezuela que dans le monde de faire un cirque médiatique et d’installer « un faux positif (fake news) qui ne cherche qu’à affecter la tranquillité que nous méritons tous » en troublant la stabilité du pays.

Source : Venezuela : Les fonctionnaires qui ont arrêté arbitrairement le député Guaidó destitués et sanctionnés | Investig’Action

Venezuela : Le Parlement promet une « amnistie » aux militaires

Les députés de l’opposition vénézuélienne ont voté un texte en faveur d’une loi d’amnistie pour les militaires qui ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat contesté du président Nicolás Maduro. Une loi qui a peu de chance d’être appliquée.

Source : Venezuela. Le Parlement promet une « amnistie » aux militaires