Chronologie des actions militaires contre le Venezuela

Le Venezuela est en guerre. Une guerre hybride où se mêle plusieurs fronts: institutionnel, diplomatique, psychologique, économique et militaire. Sur ce dernier front, le Venezuela est constamment harcelé par des groupes irréguliers composés de déserteurs, de mercenaires, de membres de la pègres, et de services spéciaux étrangers.

Nous avons précédemment décrit les stratégies militaires à l’oeuvre au Venezuela depuis quelques années. En complément, nous avons élaboré une chronologie de ces actions militaires visant à renverser le gouvernement de la Révolution bolivarienne. Ce sont ici des faits bruts, incontestables et que vous ne lirez dans aucun média dominant.

Source : Chronologie des actions militaires contre le Venezuela – Romain MIGUS – Les 2 Rives

Crise au Venezuela : l’opposition veut négocier la levée des sanctions contre des « élections libres »

Le leader de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido a proposé mardi de nouvelles négociations avec le pouvoir du président Nicolas Maduro, demandant un « calendrier pour des élections libres » contre une levée des sanctions.

En soirée, M. Maduro a laissé la porte ouverte tout en minimisant son poids et son importance.

« Le Venezuela a besoin d’un accord de salut national. Un accord entre les forces démocratiques (…), le régime, et la communauté internationale », a déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux M. Guaido, reconnu comme président par intérim par une partie de la communauté internationale (58 pays dont les États-Unis).

Les négociations entre le régime de M. Maduro et l’opposition sont au point mort depuis août 2019.

Juan Guaido réclame « un accord qui comprend un calendrier pour des élections libres et justes pour la présidentielle, les législatives, les régionales et les municipales avec un soutien et des observateurs internationaux ». Il estime que la communauté internationale peut « encourager le régime d’une levée progressive des sanctions conditionnée avec le respect des objectifs de l’accord ».

Source : Crise au Venezuela : l’opposition veut négocier la levée des sanctions contre des « élections libres »

Le Venezuela demande l’extradition d’un des principaux opposants

La Cour suprême du Venezuela a demandé mardi 11 mai l’extradition de l’opposant Leopoldo Lopez, condamné à 14 ans de prison par la justice dans le cadre des manifestations contre le pouvoir du président Nicolas Maduro et réfugié en Espagne depuis sept mois.

«Le tribunal suprême (…) demande au Royaume d’Espagne l’extradition du citoyen Leopoldo Eduardo Lopez Mendoza pour qu’il purge le reste de la peine à laquelle il a été condamnée soit 8 ans, 6 mois, 25 jours et 12 heures», selon le communiqué de la Cour parvenu à l’AFP.

Figure de l’opposition, maire de Chacao quartier huppé de Caracas, Lopez avait été condamné en 2015 à 14 ans de prison pour incitation à la violence lors des manifestations contre Maduro qui avaient fait 43 morts et plus de 3.000 blessés en 2014. En 2017, il avait été assigné à résidence et avait ensuite participé au coup d’État raté d’un groupe de militaires contre Maduro en avril 2019. Après l’échec du coup, il s’était réfugié à l’ambassade d’Espagne où il était resté jusqu’en octobre 2020.

Source : Le Venezuela demande l’extradition d’un des principaux opposants

Au Venezuela, le geste d’ouverture de Nicolas Maduro

Le Parlement vénézuélien a désigné le nouveau Conseil national électoral (CNE, chargé d’organiser les élections), comme le veut la Constitution. Parmi les cinq recteurs principaux figurent deux représentants de l’opposition au chavisme, alors que l’Assemblée nationale est composée de plus de deux tiers de chavistes depuis les élections du 6 décembre dernier boycottées par une opposition conduite par Juan Guaido.

Les deux représentants de l’opposition au CNE sont des personnalités qui comptent dans l’opposition. Il s’agit d’Enrique Marquez, un ancien député de Nuevo Tiempo élu en 2015, quand l’opposition avait remporté deux tiers des sièges alors que le CNE ne comprenait qu’un seul recteur de l’autre bord.

L’autre personne désignée est Roberto Picon, qui a été responsable de la commission électorale au sein de la Mesa de la Unidad (MUD), la coalition de l’opposition ayant permis aux antichavistes de remporter les élections législatives de 2015.À LIRE AUSSI :Au Venezuela, le Covid exacerbe le dénuement et la répressionCette désignation est importante car des scrutins

Source : Au Venezuela, le geste d’ouverture de Nicolas Maduro

Au Venezuela, Nicolas Maduro plus fort que jamais

Qu’il est loin le temps où Nicolas Maduro semblait acculé dans son palais présidentiel de Miraflores. Deux ans après la crise politique qui a vu l’opposant Juan Guaido s’autoproclamer président par intérim, le chef de l’Etat vénézuélien semble plus fort que jamais. Son rival, qui réclame toujours la tenue d’une élection présidentielle, s’embourbe dans une stratégie du tout ou rien qui pour l’instant n’aboutit à rien, sauf au délitement de son influence au sein même de l’opposition. Et en attendant, le président vénézuélien avance ses pions.

Source : Au Venezuela, Nicolas Maduro plus fort que jamais – Libération

Venezuela: mise en place d’un nouveau Conseil national électoral mais toujours aux mains du pouvoir

Un nouveau Conseil national électoral (CNE), encore une fois dominé par le pouvoir en place du président Nicolás Maduro, a été installé mardi 4 mai par l’Assemblée nationale, alimentant la désapprobation de l’opposition qui a boycotté les derniers scrutins présidentiel et législatif. Le CNE est une des principales pierres d’achoppement dans les négociations entre le pouvoir et l’opposition avant les élections régionales qui doivent se tenir avant la fin de l’année et qui devraient, selon de nombreux observateurs, se solder par un nouveau boycott des opposants au parti présidentiel aux pleins pouvoirs.

Trois des cinq membres de la nouvelle commission nationale élue mardi sont considérés pro chavistes, du nom de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013) dont se revendique son successeur Nicolás Maduro, alors que les deux autres sont proches de l’opposition. L’Assemblée a approuvé cette nouvelle composition par un vote à main levée aux deux tiers. Le pouvoir et ses alliés contrôlent 256 des 277 sièges de l’Assemblée nationale après leur écrasante victoire sans adversaire de décembre 2020.

Source : Venezuela: mise en place d’un nouveau Conseil national électoral mais toujours aux mains du pouvoir