Luis José Marcano : « nous devons faire plus pour montrer l’efficacité des communes populaires

En 2017 le journaliste Luis José Marcano (photo) fit le meilleur score électoral parmi les candidat(e)s chavistes aux municipales. Il consacra son mandat à faire de la ville de Barcelona (dans la région orientale du Venezuela) une avant-garde de l’État communal, avec pour moteur central le pouvoir citoyen. Il s’est entouré pour cette tâche d’une équipe à majorité féminine, afin que la commune populaire soit aussi un outil de la lutte contre le patriarcat.

Élu député en décembre 2020, Marcano a été nommé Protecteur de l’état oriental d’Anzoategui, et Président de la Commission Permanente pour le Développement des Communes au sein de l’Assemblée Nationale.

Notre équipe de journalistes (Mercedes Chacín, Gustavo Mérida, Nailet Rojas, Jesús Arteaga, Luis Zárraga, José Roberto Duque, Matías Aberg Cobo) l’a interviewé au moment où la Loi Organique des Cités Communales est soumise à la consultation publique : un débat qui ne se confine pas à l’enceinte de l’Assemblée Nationale mais s’étend aux quartiers urbains, villages, organisations sociales, culturelles et politiques de tout le Venezuela.

Source : Luis José Marcano : « nous devons faire plus pour montrer l’efficacité des communes populaires  | «Venezuela Infos

Deux ou trois points sur les « i  de révolution bolivarienne

Comment celui qui suit le Venezuela à travers les médias actuels pourrait-il comprendre (par exemple) que les député.e.s de la droite non-putchiste et chavistes ont depuis longtemps tourné la page du fake-président (fabriqué par les médias) Juan Guaido, et viennent d’élire le nouveau Conseil National Électoral pour organiser les prochains scrutins (municipales et régionales de 2021, possible référendum révocatoire, présidentielles, etc…) ?

Comment pourrait-il comprendre, autre exemple, ce dialogue noué le vendredi 7 mai 2021, en direct, sur une chaîne publique de télévision, entre le président Maduro et des travailleur(se)s de tout le pays ?

Source : Deux ou trois points sur les « i  de révolution bolivarienne | «Venezuela Infos

[Vidéo] Maurice Lemoine : « Joe Biden face au Venezuela, il fait la même chose que Trump en plus faux-cul »

Joe Biden a prolongé le décret Obama classant la situation au Venezuela comme une menace pour la sécurité nationale, reconduisant de fait l’arsenal de sanctions américaines à l’encontre de Caracas depuis 2015. Maurice Lemoine, spécialiste de l’Amérique latine, dénonce pour Sputnik une attitude hypocrite qui asphyxie le pays. «Le Venezuela, qui n’a jamais attaqué personne, n’est en rien une menace pour les États-Unis.»

Maurice Lemoine ne mâche pas ses mots face à la prolongation des sanctions contre Caracas par Joe Biden au-delà du 8 mars. Selon la Maison-Blanche, la situation au Venezuela représenterait une «menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis».

Jean-Baptiste Mendes reçoit le journaliste Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, spécialiste de l’Amérique latine et auteur de «Venezuela, chronique d’une déstabilisation» (Éd. Le Temps des Cerises).

Source : Maurice Lemoine : « Joe Biden face au Venezuela, il fait la même chose que Trump en plus faux-cul  | «Venezuela Infos

Le Venezuela, «menace» pour la sécurité des USA? Un «argument fantaisiste» qui justifie l’embargo économique

Caracas n’a pas ressenti le changement d’Administration aux États-Unis. Washington reconnaît toujours Juan Guaido comme Président par intérim et le Venezuela continue d’être une «menace pour la sécurité nationale» américaine. Un élément de langage peu crédible pour Maurice Lemoine, auteur de «Venezuela, chronique d’une déstabilisation».

Source : Le Venezuela, «menace» pour la sécurité des USA? Un «argument fantaisiste» qui justifie l’embargo économique – vidéo – Sputnik France

« Biden doit mettre fin aux sanctions illégales contre le Venezuela « 

Malgré les coûts énormes pour son économie et son peuple imposés par les sanctions états-uniennes illégales, le Venezuela a survécu au mandat du président Donald Trump et à son objectif déclaré de renverser le gouvernement élu de Nicolas Maduro.

Dès le début de son mandat, Trump a considérablement renforcé les sanctions imposées au Venezuela par l’administration Obama, ce qui signifie de plus en plus que le pays est soumis à un blocus états-unien du type de celui imposé à Cuba.

Ces sanctions ont été accompagnées de menaces constantes d’action militaire et d’une campagne de désinformation persistante destinée à retourner les pays et l’opinion internationale (non sans succès) contre le Venezuela pour soutenir l’objectif de « changement de régime » de Trump. Le but était de reprendre le contrôle des grands gisements de pétrole du monde.

La stratégie états-unienne a donc été de ruiner l’économie vénézuélienne, visant à pousser la population vers une migration de masse ou un conflit civil interne et de créer ainsi les conditions d’une soi-disant « intervention humanitaire ».

Les effets ont été considérables, en particulier pour un pays qui dépend fortement des exportations pétrolières pour financer ses politiques publiques.

Source : « Biden doit mettre fin aux sanctions illégales contre le Venezuela  par Ken Livingstone | «Venezuela Infos

Venezuela: une révolution au ralenti

Au Venezuela il se passe beaucoup de choses et en même temps il ne se passe rien. C’est en tout cas le sentiment de ceux qui aspirent à voir un pays qui a perdu son cap démocratique revenir vers une certaine normalité, un certain degré de « fonctionnement », une lueur d’espoir pour ses citoyens en somme. Cette lueur d’espoir brouille les perceptions dans un pays où depuis plusieurs années des événements « au ralenti » se déroulent à une vitesse presque imperceptible pour le citoyen : le passage d’une démocratie (imparfaite) et d’un État moyennement fonctionnel à un système autoritaire dans le contexte d’un État fragile.

Source : Venezuela: une révolution au ralenti – Telos