Au Venezuela, de plus en plus d’habitants paient en pépites d’or

Confrontés à une quatrième année d’hyperinflation, les habitants délaissent le bolivar local pour des monnaies alternatives. Dans les régions minières, c’est l’or qui est privilégié.

Le pétrole flambe dans le monde, mais le pays qui dispose des plus importantes réserves connues de la planète n’en profite pas. Au contraire. Le Venezuela qui n’a plus les moyens de pomper son or noir s’enfonce un peu plus dans la crise.

Nouvelle illustration de cette faillite sans précédent, dans certaines région, les habitants utilisent de plus en plus souvent l’or (pas noir cette fois) comme moyen de paiement. Alors que la plupart des pays du monde ont abandonné l’or en tant que monnaie fiduciaire (en France depuis la loi du 5 août 1914), de nombreux Vénézuéliens y reviennent alors que le pays est touché depuis des années par l’hyperinflation.

C’est notamment le cas dans l’Etat de Bolivar situé à l’est du pays, au sud de la capitale Caracas. Selon Bloomberg, dans les petites villes de l’Etat, de nombreux commerces acceptent désormais d’être payés en pépites ou poussière d’or. La plupart affichent même leurs tarifs en poids d’or.

Un demi-gramme la nuit d’hôtel, un quart de gramme un déjeuner dans un restaurant chinois, un huitième de gramme la coupe de cheveux… Un propriétaire d’hôtel de la ville minière de Tumeremo assure à Bloomberg que les deux tiers de ses clients paient désormais avec de l’or. Et plutôt que de convertir son métal en monnaie locale, il l’utilise lui même pour payer ses salariés.

Source : Au Venezuela, de plus en plus d’habitants paient en pépites d’or

« Tous ignorants »: la vie sans école dans les villages lacustres du Venezuela

Les pupitres sont entassés les uns sur les autres dans une salle sombre et poussiéreuse. L’école d’Ologa, village sur pilotis isolé sur le lac de Maracaibo (ouest du Venezuela), est fermée depuis plus de 4 ans et ses enfants ne sont plus scolarisés.

Et si les autorités ont annoncé une rentrée des classes en octobre après un an de suspension en raison de la pandémie de Covid-19, l’école d’Ologa n’ouvrira pas ses portes.

« Seul un de mes huit enfants sait lire et écrire. On est tous des ignorants. Les enfants ne vont plus à l’école parce qu’elle est fermée », se désole Angel Villasmil, pêcheur de 58 ans, en démêlant son filet.

Le taux d’alphabétisation au Venezuela dépasse les 97 %, selon l’Unesco. Mais la crise touche durement le village, déjà défavorisé par sa situation géographique à plusieurs heures de bateau de la ville de Puerto Concha, au sud du lac.

Source : « Tous ignorants »: la vie sans école dans les villages lacustres du Venezuela – Le Point

Venezuela: la mort lente d’un village sur pilotis submergé par la boue

La photo idyllique d’un village sur pilotis paraissant flotter sur des eaux limpides a cédé la place à un univers boueux : victime de la rivière Catatumbo, Congo Mirador, dans l’ouest du Venezuela, a vu partir la plupart de ses habitants.

Douglas Camarillo, 62 ans, lui, refuse de partir. A la sueur de son front et enfoncé dans la boue jusqu’au torse, il a passé quinze jours à ouvrir une voie de 130 mètres pour permettre à ses voisins de sortir en bateau sur le lac. »Mon village, je ne vais pas le laisser mourir. Tant que je serai en vie, le village ne mourra pas », jure-t-il.

La rivière prend sa source en Colombie pour déboucher dans le lac de Maracaibo, un des plus grands d’Amérique du sud. Son cours, qui a été maintes fois modifié, rejette des sédiments boueux qui ont peu à peu envahi le village. Là où il y avait jadis des poissons, il y a désormais des mauvaises herbes.

Source : Venezuela: la mort lente d’un village sur pilotis submergé par la boue – Sciences et Avenir

Venezuela: faute de crédits face à l’inflation, le marché immobilier fonctionne au cash

Gustavo Martinez est ingénieur dans une compagnie pétrolière à Caracas mais malgré son salaire au-dessus de la moyenne il ne peut accéder à la propriété. L’hyperinflation au Venezuela a totalement asséché le crédit immobilier.

L’inflation vertigineuse qui avoisine les 3.000% empêche les banques d’accorder des prêts en bolivar, la monnaie locale. Dans les rares cas où elles le font, la période de remboursement est généralement inférieure à six mois.

Le bolivar a encore perdu 73% de sa valeur par rapport au dollar depuis le début de l’année. En ce début septembre, un seul dollar américain équivaut à 4 millions de bolivars.

Dès lors, le dollar, bien que n’étant pas la monnaie officielle mais qui est abondamment utilisé dans la vie quotidienne, fait loi dans les transactions immobilières.

Les candidats à la propriété doivent donc s’arranger pour payer par virement bancaire ou en cash avec des mallettes remplies de billets verts.

Le crédit bancaire est quasiment à l’arrêt au Venezuela où les banques n’ont que 140 millions de dollars de prêts en cours pour une population de quelque 30 millions d’habitants, contre 14 milliards dans la Colombie voisine et ses 50 millions d’habitants.

Le montant des prêts immobiliers ne s’élève qu’à 840.000 dollars, soit 0,6% de l’ensemble des crédits au Venezuela, selon les chiffres officiels publiés en mars.

Source : Venezuela: faute de crédits face à l’inflation, le marché immobilier fonctionne au cash

Le bilan des inondations au Venezuela s’alourdit

Au moins 20 personnes ont trouvé la mort dans l’État de Mérida, dans l’ouest du Venezuela, après de fortes pluies qui ont causé des glissements de terrain et des inondations.

Plus de 1.200 logements ont été détruits et 17 personnes sont encore portées disparues, selon le gouverneur de l’État, Ramon Guevara.Plusieurs villes de la région sont privées d’électricité.

Ni l’État, ni les municipalités n’ont les ressources nécessaires pour apporter de l’aide aux zones affectées, a déclaré Ramon Guevara, mais il a chargé des spécialistes des infrastructures de travailler avec Caracas à la réparation des bâtiments et des routes.

Jusqu’à présent, 80 pompiers et 60 officiers de la protection civile ont été déployés pour effectuer les opérations d’urgence, en plus des forces armées stationnées dans la région.

Source : Le bilan des inondations au Venezuela s’alourdit – vidéo – Sputnik France

Venezuela : des pluies diluviennes font au moins 15 morts

Au moins quinze personnes sont mortes à la suite de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’ouest du Venezuela, ont annoncé mardi les autorités locales.

Plus de 35.000 personnes «ont été directement affectées par ces pluies» tombées sur onze Etats du pays et plus de 8.000 logements ont été «détruits», a indiqué le président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une allocution diffusée sur la chaîne publique de télévision.

Selon le ministre de l’Intérieur Remigio Ceballos, la saison des pluies orageuses bat son plein au Venezuela avec un peu d’avance et il devrait continuer de pleuvoir «pendant les dix prochains jours».

La rivière «Mocoties a débordé de son lit et est entrée dans les principales rues de la ville de Tovar», a déclaré Ramon Guevara, gouverneur de l’Etat de Merida (ouest), précisant que toute la zone était privée d’électricité et de téléphone tandis que les accès sont bloqués par les eaux.

Source : Venezuela : des pluies diluviennes font au moins 15 morts