Au Venezuela, le calvaire des malades face aux pénuries de médicaments

Ils souffrent d’une grippe ou d’un cancer et le temps joue contre eux: au Venezuela, où le manque de médicaments couplé à l’hyperinflation peut se révéler une potion mortelle, les malades vivent avec anxiété la polémique autour de l’entrée de l’aide humanitaire.

Dans les hôpitaux publics, 90% des produits médicaux nécessaires font défaut et presque tous les laboratoires publics ont fermé, selon une enquête nationale menée par l’ONG « Médecins pour la santé » conjointement avec le Parlement, unique institution contrôlée par l’opposition. Aucun chiffre officiel n’a été divulgué par le gouvernement depuis trois ans.

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Venezuela : «On vit sous perfusion de la Colombie»

Bienvenue sur le pont international Simón-Bolívar. Une pancarte rouge donne une idée de la tension qui règne du côté vénézuélien de la frontière avec la Colombie : «Dans cette douane, on ne parle pas mal de Chávez !» Dès les premières heures de la matinée, un flux ininterrompu de personnes déferle sur l’avenue principale de San Antonio del Táchira, sous le regard méfiant de nombreux militaires. A part quelques crieurs qui proposent de faux passeports, personne ou presque ne parle. Seul le bruit sourd des roues des valises et des diables, qui grattent le trottoir abîmé, vient troubler le chant des oiseaux. Au-dessus des têtes, le ciel encore rosi par l’aurore.

Certaines valises sont vides et sautent à chaque malformation du macadam, d’autres sont pleines à craquer, toute une vie s’y trouve compressée. Les premières appartiennent aux frontaliers. Chaque jour, ils traversent le pont, vont acheter en Colombie ce qu’ils ne trouvent pas ici ou ne peuvent plus s’offrir à cause de l’inflation. Les secondes ne reviendront pas, du moins pas de sitôt. Elles embarquent pour un voyage difficile avec leurs propriétaires qui ont décidé de fuir «l’enfer» vénézuélien.

Source : Venezuela : «On vit sous perfusion de la Colombie» – Libération

[Vidéo] Venezuela : dans la ville de La Guaira, une longue dégringolade vers la misère

Entre 80% et 90% des habitants de cette ville située dans le nord du Venezuela vivent désormais sous le seuil de pauvreté, selon une enquête sur les conditions de vie menée par les principales universités du pays. La crise économique a fait disparaître la classe moyenne et certaines personnes peinent même à s’alimenter.

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Traverser la frontière pour étudier : la crise au Venezuela touche aussi les écoliers

Sur fond de crise politique et économique, franchir la frontière pour étudier est devenu un luxe que peu de Vénézuéliens peuvent s’offrir. Face au manque de professeurs dans leur pays, ou des mouvements de grève des enseignants réclamant une hausse de salaire, les parents n’hésitent plus à envoyer leurs enfants en Colombie, où il n’est plus rare de retrouver des écoliers vénézuéliens dans les salles de classe.

À l’instar de Maiker Palacio, une mère de famille vénézuélienne qui emmène tous les matins sa fille et sa filleule à l’école… de l’autre côté de la frontière, à Cucuta. Il lui faut deux heures de route pour rejoindre la Colombie, un prix à payer pour que ses enfants puissent étudier dans une école très prisée qui compte au total 1 200 enfants vénézuéliens. Reportage de Paula Carrillo et Cesar Rojas.

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Venezuela : à Caracas, la vie au rythme des coupures d’eau

Faute d’entretien du réseau de distribution, les coupures d’eau deviennent le lot quotidien des Vénézuéliens. Riches ou pauvres recourent au système D pour s’approvisionner.

Les pénuries sont dues notamment à la détérioration et au manque d’entretien des systèmes de production, de transport et de distribution de l’eau. Mais aussi au manque de travaux engagés afin de répondre à l’augmentation de la population. Grâce aux subventions, l’eau courante demeure pourtant la moins chère du continent : selon Prodavinci, elle est facturée à un coût de 4 000 à 27 000 fois inférieur à celui d’autres pays d’Amérique latine. « Pourtant, il est très cher de faire monter l’eau jusqu’à Caracas, qui se trouve à 1 000 mètres d’altitude, explique Roraima Alfonzo, ingénieure en hydro-météorologie. Ici, on la paie un prix dérisoire, qui ne correspond pas du tout à ce qu’elle coûte. »

Source : Venezuela : à Caracas, la vie au rythme des coupures d’eau – La Croix

Venezuela : les enfants dénutris, le douloureux visage de la crise

Samuel, âgé d’un an et trois mois, a le poids d’un nouveau-né. À l’hôpital central de la ville, sa mère, Gleiny Hernandez, pleure en regardant le petit corps rachitique de son fils. « Ils ne voulaient pas l’accepter car ils croyaient qu’il était mort », raconte la jeune femme de 26 ans. Après deux semaines d’hospitalisation, il est passé de 3,6 à 3,9 kilos.

Sur la quinzaine de bébés admis chaque jour au service pédiatrique, entre 60 et 70% arrivent touchés par une forme de dénutrition, selon des sources au sein de l’hôpital. Dans l’établissement, la saleté est partout, l’ascenseur ne fonctionne pas et devant de nombreuses chambres, une affichette prévient : « Ne pas utiliser, pas d’eau ».

Le manque de nourriture, qui touche 80% des foyers, affecte aussi le personnel hospitalier. « Des médecins sont partis car ils n’avaient plus de quoi se nourrir », raconte une anesthésiste qui travaille depuis 20 ans dans cet hôpital.

Source : Venezuela : les enfants dénutris, le douloureux visage de la crise – Sud Ouest.fr