Le Venezuela après l’investiture de Maduro

Le Venezuela a sombré dans l’abime. Il n’y a pas d’autre façon de le dire. Le 10 janvier signifie l’intronisation au pouvoir d’une classe politique qui a opté pour le démantèlement de l’État de droit et l’abandon de tout vestige d’origine démocratique, un choix volontaire d’une partie du chavisme, ainsi que de l’establishment militaire. Il faut désormais s’attendre à partir de cette date et dans la dynamique actuelle à la banalisation de l’anarchie, un isolement international grandissant et l’effondrement définitif de l’économie vénézuélienne.

Source : Le Venezuela après l’investiture de Maduro – Barril.info

Au Venezuela, la justice électorale ne répond plus

Ce 10 janvier, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, prête officiellement serment pour entamer un second mandat de six ans à la tête d’un pays en ruines. Ce nouveau mandat n’est pas reconnu par une partie de la « communauté internationale » qui critique notamment la dégradation de l’état de droit et du système électoral dans le pays caribéen.

Retour sur cinq récents épisodes électoraux qui montrent chacun combien la justice électorale est désormais aux abonnés absents.

Source : Au Venezuela, la justice électorale ne répond plus – CNCD-11.11.11

Le Vénézuéla de Maduro et ses alliés du monde multipolaire

Moscou, Ankara et Téhéran sont trois partis intéressés par Caracas, à des échelles différentes. Caracas dépend principalement de Moscou avec les accords astronomiques. Mais Erdogan a également multiplié les accords avec Maduro, le dernier en date atteignant 4,5 milliards de dollars, en plus de l’aide alimentaire et de plans économiques dans plusieurs secteurs. Est-ce à dire que les dictateurs se tiennent tous les coudes ? En partie, oui. Voilà quatre Etats sous le coup de sanctions et dénonciations internationales, qui en outre partagent la même défiance envers « l’impérialisme » américain. Mais il serait réducteur de n’y voir qu’une alliance « de salauds » – version quadrupède de la « troïka de la tyrannie » de John R. Bolton. Il y a en réalité d’une part une réaction prévisible, compréhensible même, à l’isolement subi par ces Etats avec l’aval des Etats-Unis et de l’Union Européenne, et, d’autre part, le « nouvel ordre mondial », celui où Washington semble prendre peu à peu ses distances avec son rôle de leader et propagateur ultime des « libertés », où les deux blocs de la guerre froide ont depuis longtemps fait place à la multiplicité des intérêts politiques, stratégiques et économiques, où – quoique ce soit à peine en marche – la justification moraliste des alliances et mésalliances commence à se fissurer pour mettre à jour un monde multipolaire caractérisé avant tout par le retour de la Realpolitik et des intérêts souverainistes.

Source : Le Vénézuéla de Maduro et ses alliés du monde multipolaire | Atlantico.fr

Venezuela : L’investiture de Maduro trahit l’ampleur de son isolement

Arrivé au pouvoir en 2013, Nicolás Maduro a prêté serment jeudi pour un second mandat. En présence de bien peu de ses homologues.

“Le monde est plus grand que l’empire américain et ses gouvernements satellites. Voici ce monde”, a déclaré jeudi 10 janvier Nicolás Maduro devant le Tribunal suprême du Venezuela lors de sa prise de fonctions pour un second mandat. Arrivé au pouvoir à la mort d’Hugo Chávez, en 2013, il a été réinvesti pour six ans à la tête d’un pays plombé par une profonde crise économique, sociale et institutionnelle, jusqu’en 2025.

Considéré comme illégitime par Washington, l’Union européenne (UE) et nombre de dirigeants étrangers, le président est apparu bien seul durant cette cérémonie. Seuls quatre de ses dix-neuf homologues latino-américains avaient fait le déplacement jusqu’à Caracas : les présidents cubain Miguel Díaz-Canel, bolivien Evo Morales, nicaraguayen Daniel Ortega et salvadorien Salvador Sánchez Cerén, relève le quotidien vénézuélien El Nacional. Était également présent le leader de l’Ossétie du Sud, une république prorusse non reconnue par l’ONU. La Turquie et le Suriname ont envoyé leurs vice-présidents. D’autres pays, comme le Mexique, l’Uruguay ou encore la Chine ont envoyé des fonctionnaires de second rang.

Source : Venezuela. L’investiture de Maduro trahit l’ampleur de son isolement | Courrier international

Venezuela: Maduro investi pour un deuxième mandat dans un pays toujours plus isolé

Le président Nicolas Maduro a été investi jeudi à la tête du Venezuela pour un deuxième mandat, considéré comme illégitime par les Etats-Unis et de nombreux autres pays qui ont menacé d’accroître la pression sur le régime.

Le président vénézuélien a reçu l’écharpe présidentielle des mains du président du Tribunal suprême de justice (TSJ), fidèle au régime, lors d’une cérémonie à Caracas en présence de nombreux militaires, des présidents de gauche de la Bolivie, de Cuba, du Salvador, du Nicaragua et des représentants de pays alliés comme la Chine, la Russie et la Turquie.

Nicolas Maduro a été réélu pour un deuxième mandat de six ans le 20 mai lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, qui en rejette les résultats tout comme les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) et de nombreux pays d’Amérique latine.

M. Maduro a réagi dans son discours d’investiture. « Le Venezuela est au centre d’une guerre mondiale de l’impérialisme nord-américain et de ses gouvernements satellites », a déclaré le dirigeant socialiste, qualifiant son mandat de « légitime ».

« Respectez le Venezuela ou l’histoire vous fera payer cette dette le plus tôt possible », a-t-il lancé aux Européens, les accusant de ranimer leur « vieux colonialisme ».

Source : Venezuela: Maduro investi pour un deuxième mandat dans un pays toujours plus isolé – La Croix