Venezuela : le gouvernement mexicain expose sa nouvelle politique étrangère de « non intervention »

Le Groupe de Lima – composé de l’Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Guatemala, du Guyana, du Honduras, du Mexique, du Panama, du Paraguay, du Pérou et de Sainte-Lucie – a vu le jour en 2017 dans le but de trouver une issue à la « crise » que traverse le Venezuela. Aujourd’hui, le Groupe a décidé de ne pas reconnaître le nouveau mandat présidentiel de Nicolás Maduro (qui débutera le 11 janvier prochain) le considérant comme « illégal ».

Cependant, le gouvernement d’Andrés Manuel Lopez Obrador [entré en fonction le 1er décembre 2018, NDT] a décidé de ne pas signer le communiqué, marquant ainsi un changement dans la gestion du dossier par rapport à son prédécesseur Enrique Peña Nieto. Le journaliste argentin Pedro Brieger, directeur du site d’information alternative NODAL (https://www.nodal.am/), a interviewé Maximiliano Reyes, sous-secrétaire pour l’Amérique latine et les Caraïbes du Ministère des affaires étrangères du Mexique.

Source : Venezuela : le gouvernement mexicain expose sa nouvelle politique étrangère de « non intervention » (NODAL) — Pedro Brieger

Venezuela : l’opposition se mobilise contre «l’usurpateur» Maduro

Après la cérémonie d’investiture de Nicolas Maduro jeudi, l’opposition a décidé de passer à l’offensive face à un pouvoir qu’elle considère comme illégitime. Forte d’un large appui international qui la reconnait comme seule institution légitime du pays, l’Assemblée nationale (AN), largement dominée par l’opposition, a lancé sa contre-attaque en organisant dans chaque ville du pays des «Cabildos abiertos», des conseils populaires ouverts vendredi 11 janvier. (…)

«Appuyés sur la constitution, nous avons clairement le devoir d’assumer la charge de président de la république» a proclamé le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, dans son strict costume bleu, contrastant avec les habitudes de tenues décontractées dans les meetings politiques du pays. Après cette déclaration, dans le public des discussions ont commencé sur le fait que Juan Guaido avait dit, ou non, qu’il assumait personnellement les fonctions de président de la République. «Il ne faut pas qu’il assume seul ce poste, sinon il va se faire arrêter, analysait Girardo (*). C’est l’ensemble de l’AN qui doit assumer ce poste, ils ne peuvent pas arrêter tout le monde». (…)

Du côté du palais présidentiel de Miraflores, Nicolas Maduro a voulu minimiser la réaction de l’opposition: «Qui c’est celui-là, Guaire ou Guaido? Ils le mettent (au pouvoir) avec l’appui de qui, que va-t-il faire demain, que va-t-il faire avec le peuple, avec les millions de chavistes, révolutionnaires et patriotes?».

Faut-il le voir comme une première réponse à la rébellion lancée par l’AN? Nicolas Maduro a accepté l’aide humanitaire internationale qu’il refusait depuis des années. Il a prévu de se réunir ce samedi 12 janvier avec des fonctionnaires de l’ONU et du PNUD pour en discuter les modalités.

Source : Venezuela : l’opposition se mobilise contre «l’usurpateur» Maduro

Forte mobilisation populaire et de gouvernements du monde entier pour la prise de fonctions du président Nicolas Maduro

À l’extérieur du Palais de Justice, une foule nombreuse attendait le président. Au moment du serment, beaucoup ont levé la main, en signe de loyauté. « On dirait qu’ils se sentent un peu présidents » commente un journaliste étranger. En effet. La population est venue en masse. L’avenue Baralt, l’une des plus importantes du centre de Caracas, était comble. L’atmosphère était solennelle et calme. Vêtus de rouge, comme le veut la tradition chaviste, les vénézuéliens étaient arrivés tôt depuis diverses régions du pays.

Lundi, le président prononcera un discours devant l’Assemblée Nationale Constituante, où il rendra compte de ce qui a été entrepris au cours de son mandat antérieur, remettra aux députés le Plan de la Patrie 2019-2025 pour proposer d’en faire une loi de rang constitutionnel, et annoncera les mesures économiques les plus urgentes face à une guerre économique qui a vu le secteur privé augmenter les prix à des niveaux inouïs tandis qu’un leader peu connu de l’extrême droite, Juan Guaido, élu président par l’assemblée législative en désobéissance légale, a tenté de s’autoproclamer “président de la république”, avec la reconnaissance immédiate des Etats-Unis et de la droite latino-américaine, exigeant que “les forces armées chassent l’usurpateur Maduro” (sic).

Dans son discours inaugural, le président Maduro a appelé à l’unité nationale, soulignant l’importance de la souveraineté du Venezuela. « Le monde est plus grand que l’Empire américain et ses gouvernements satellites, le monde n’est plus homogène ni unipolaire. Les choses ont changé, il y a un monde debout, qui ne veut plus obéir, qui ne fera plus marche arrière, et le Venezuela ouvre ses bras à ce nouveau monde de respect, de coopération et de fraternité ».

Source : Forte mobilisation populaire et de gouvernements du monde entier pour la prise de fonctions du président Nicolas Maduro | Venezuela infos

Venezuela : le Parlement appelle à la mobilisation pour un « gouvernement de transition »

Le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l’opposition, a appelé vendredi 11 janvier à une mobilisation le 23 janvier en faveur d’un « gouvernement de transition », au lendemain de l’investiture du président Nicolas Maduro pour un deuxième mandat contesté.

Le président de cette assemblée, Juan Guaido, a rappelé devant un millier de partisans réunis à Caracas que la Constitution vénézuélienne lui donnait la légitimité pour assumer le pouvoir dans le cadre d’un gouvernement de transition. Le 5 janvier, le Parlement s’est déclaré seul pouvoir légitime et a annoncé qu’il allait former un « gouvernement de transition » avant d’organiser de nouvelles élections.

Source : Venezuela : le Parlement appelle à la mobilisation pour un « gouvernement de transition »

Nicolas Maduro, l’illégitimité au pouvoir au Venezuela

Editorial du « Monde ». Le 10 janvier, Nicolas Maduro a été officiellement investi pour un deuxième mandat à la tête du Venezuela. De manière symbolique, et contrairement à ce que prévoit la Constitution, l’héritier d’Hugo Chavez a choisi de prêter serment non pas devant l’Assemblée nationale, contrôlée par l’opposition et qu’il a dépouillée de ses prérogatives, mais devant la Cour suprême, composée de juges à ses ordres.

A mesure que leurs conditions de vie se détériorent, les Vénézuéliens se détournent chaque jour un peu plus de celui qui se réclame de la révolution bolivarienne lancée par le président Chavez, mort d’un cancer en 2013. Selon l’institut de sondage local Datanalisis, près des trois quarts des Vénézuéliens souhaitent le départ de Nicolas Maduro et 42 % voudraient le voir évincé par un coup d’Etat militaire. L’armée, cependant, semble continuer à le soutenir.

Quatorze pays d’Amérique latine ont constitué, en 2017, le « groupe de Lima » pour tenter de trouver une solution à la crise vénézuélienne. Il est aujourd’hui, plus que jamais, de leur responsabilité de surmonter leurs divergences politiques et de renouveler leurs efforts, afin d’éviter que ce qui est déjà une crise régionale ne s’aggrave encore.

Source : Nicolas Maduro, l’illégitimité au pouvoir au Venezuela