Bayeux : Une soirée grands reporters sur le Venezuela

Ce vendredi soir, Le Prix des correspondants de guerre fait un focus sur le Venezuela, à l’occasion de la soirée Grand reporters. Un pays entre guerre civile et guerre froide.

Depuis la mort d’Hugo Chavez en 2013, le Venezuela s’enfonce dans une double crise. Économique d’abord avec la chute des revenus pétroliers, principale ressource du pays et une hyperinflation à l’origine de pénuries alimentaires et de médicaments qui a provoqué l’exode de quatre millions de Vénézuéliens. Politique ensuite après la victoire de l’opposition aux législatives.

Une soirée préparée et animée par Éric Valmir (Radio France), avec notamment Mehdi Lebouachera (AFP), Andreina Flores (RFI) et Pascale Mariani (France 24).

Vendredi 11 octobre, à 21 h, sous le Pavillon, place Gauquelin-Despallières, à Bayeux. Gratuit.

Source : Prix Bayeux-Calvados-Normandie. Une soirée grands reporters sur le Venezuela

« Droits-de-l’homme-au-Venezuela  : aux « sources » de la désinformation

Quelle discrétion d’un seul coup… A croire que le Venezuela avait disparu ! Depuis le 23 janvier, un babil incessant et plutôt enthousiaste accompagnait « les aventures de Juan Guaido », le « président » élu par Donald Trump et censé renverser Nicolás Maduro en (au grand maximum) deux temps, trois mouvements. « Juan Guaido et l’aide humanitaire « Juan Guaido et ses copains (de l’Organisation des Etats américains) », « Juan Guaido et ses super-amis du Groupe de Lima », « Juan Guaido et son gouvernement de transition », « Juan Guaido et l’appui de la communauté internationale » (une imposante cinquantaine de membres sur les malheureux 193 pays présents à l’ONU) …

On n’oubliera pas, bien sûr, « l’obstination de Maduro », « la dérive autoritaire de Maduro », « les sanctions de l’Union européenne contre Maduro », « Maduro isolé », « Maduro acculé », « la chute prochaine de Maduro »…

Et puis soudain, silence complet. Incompréhensible ? Pas vraiment, si l’on y regarde de plus près. Car il s’est passé deux ou trois événements pas tout à fait mineurs pendant cette pause médiatique incongrue.

Source : « Droits-de-l’homme-au-Venezuela  : aux « sources » de la désinformation, par Maurice Lemoine | «Venezuela infos

Visa pour l’image: Adriana Loureiro Fernandez et «l’effondrement» du Venezuela

Elle est vénézuélienne et photographie la déliquescence de son pays depuis sept ans. Elle a remporté cette année le prix Rémi Ochlik, du nom de notre jeune confrère photojournaliste tué en Syrie l’année où elle débutait dans le métier. Le travail d’Adriana Loureiro Fernandez est exposé à Perpignan jusqu’au 15 septembre dans le cadre du festival Visa pour l’image. Entretien.

Source : Visa pour l’image: Adriana Loureiro Fernandez et «l’effondrement» du Venezuela – France – RFI

Venezuela : Une série d’Amazon présente le Venezuela comme une « menace nucléaire »

La publication par Amazon Prime Video de la bande annonce de la seconde saison de Jack Ryan, une série mettant en scène un personnage créé par l’écrivain étasunien défunt Tom Clancy, auteur de romans d’espionnage se déroulant pendant la Guerre Froide, a déchaîné de fortes critiques sur les réseaux sociaux.

« Le célèbre agent de la CIA aura pour mission de sauver le Venezuela, » dit un article publié par El Nacional. La bande annonce dit que la Russie vendra des armes nucléaires au Venezuela, présenté comme un pays en crise et « la plus importante réserve de pétrole de la planète, » ce qui justifie l’intervention de la CIA.

Source : Venezuela : Une série d’Amazon présente le Venezuela comme une « menace nucléaire » – CCN – Caraib Creole News / L’actualité de Guadeloupe, Martinique et de la Caraïbe

Une journaliste canadienne sur le Venezuela: «Les médias fabriquent une crise qui n’existe pas»

En quoi l’image du Venezuela dressée par les médias mainstream diverge de ce qui se passe sur le terrain? Une journaliste canadienne s’est rendue sur place pour répondre à cette question.

«J’ai décidé de rester car les médias occidentaux disaient à ce moment-là qu’au Venezuela tout le monde était affamé, il n’y avait pas de nourriture dans les magasins, des inventions fabriquées de toute pièce», explique au micro de Sputnik Eva Bartlette, journaliste indépendante canadienne qui s’est rendue cette année dans l’État bolivarien.

Au cours de sa visite qui a pris plus de temps que prévu suite à l’annulation de tous les vols des compagnies aériennes américaines, elle a eu l’occasion de visiter différents endroits et agglomérations, dont les plus pauvres, et de rencontrer aussi bien des représentants de la société civile que des représentants du pouvoir, dont le Président Nicolas Maduro et le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza.

Source : Une journaliste canadienne sur le Venezuela: «Les médias fabriquent une crise qui n’existe pas» – Sputnik France

Le Venezuela au fond des yeux (2) : Carolina Cruz

Thierry DeronneComment vois-tu le visage d’une photographie révolutionnaire dans un pays soumis depuis si longtemps et, aujourd’hui encore, à la culture publicitaire et au marketing politique ?

Carolina Cruz – Il est très complexe de parler de la culture publicitaire. Une des grandes victoires du capitalisme est son hégémonie culturelle, symbolique. Depuis toujours, nous sommes bombardés, ceux d’entre nous qui avons grandi dans les espaces urbains du moins, par le culte publicitaire du « beau », du parfait et du standardisé, on trouve à peine dans la publicité des gens qui ne répondent pas aux paramètres occidentaux de la beauté. Les quelques campagnes publicitaires qui en sortent, comme Femmes réelles de Dove ou United Colors Of Benetton, ne sont en définitive que des variations du modèle sur un mode « détonant » .

Bien entendu, le Venezuela n’a pas échappé à cette globalisation. Cependant, il y a un avant et un après dans la visibilisation du peuple : nous devons cette rupture à la Révolution bolivarienne. Cette image nouvelle ne découle pas bien sûr de la publicité commerciale mais d’une volonté politique de donner un visage à ce peuple qui, pour la droite propriétaire de la majorité des médias de ce pays, n’était qu’une masse amorphe.

Source : Le Venezuela au fond des yeux (2): Carolina Cruz | Venezuela infos