Venezuela. Le référendum suspendu

Au Venezuela, tout élu arrivé à la moitié de son mandat peut être révoqué. C’est la Constitution « chaviste » adoptée en 1999 qui a introduit cette nouveauté démocratique.

En 2004, le Président Chávez a remporté haut la main un référendum de révocation convoqué par une opposition sonnée par l’échec de ses aventures extra-légales de 2002 et 2003.

En 2016, après sa victoire sabordée aux législatives, l’opposition a tenté de remettre le couvert contre le successeur du Chávez, Nicolás Maduro. Le pouvoir l’en a empêché.Deuxième épisode de notre série sur l’injustice électorale : le référendum suspendu.

Source : Venezuela. Le référendum suspendu – Barril.info

Venezuela : Maduro accuse le parlement d’ « usurper la souveraineté populaire »

Le président vénézuélien a répondu dimanche au nouveau président du Parlement, Juan Guaido, qui avait qualifié la veille son deuxième mandat de six ans d’illégitime.

Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a accusé dimanche le Parlement, contrôlé par l’opposition, d’usurper « la souveraineté populaire », un jour après que celui-ci a qualifié d’illégitime son nouveau mandat. « C’est une Assemblée nationale totalement inutile (…), qui tente une fois de plus de mettre en scène la destitution du président légitime, usurpant la souveraineté populaire », a affirmé M. Maduro.

Source : Venezuela. Maduro accuse le parlement d’ « usurper la souveraineté populaire »

Venezuela : La cohabitation sabordée

Si l’ancien président états-unien Jimmy Carter a qualifié le système électoral vénézuélien de « meilleur du monde » en 2012, on doute qu’il réitère un tel compliment sept ans plus tard. Le gouvernement vénézuélien a décidé de sacrifier son système performant afin de rester coûte que coûte aux commandes. Cinq épisodes illustrent l’injustice électorale qui règnent dans le pays et dévoilent les actions partisanes d’institutions qui ont prêté allégeance au pouvoir et obéissent à ses désidératas.

Premier épisode de notre série sur l’injustice électorale : la cohabitation sabordée.

Source : Venezuela. La cohabitation sabordée – Barril.info

Lire le Venezuela : entre « négationnistes » et « euphémisateurs »

Au terme de vingt ans de pouvoir « bolivarien », les gauches savent-elle encore quoi penser du Venezuela ? Entre l’aveuglement des uns, le désenchantement ou la perplexité des autres et les involutions inquiétantes de certains pays voisins, la tentation est grande de botter en touche. Contre la paresse analytique, un petit bilan d’étape, quelques conseils de lecture et un essai de déconstruction.

Au-delà des divergences idéologiques ou de l’effet de sidération produit par l’ampleur de la catastrophe, la situation du Venezuela vingt ans après l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez[1] engendre chez les observateurs progressistes une perplexité ou un malaise interprétatifs croissants autour d’une série de questions cruciales. Quels sont la nature et le sens des continuités et des discontinuités entre la phase d’essor ou de stabilité « chaviste » et la phase de décomposition « maduriste » du processus bolivarien ? Quels sont/quels ont été la place et le rôle réels des « masses populaires » dans la dynamique de la « révolution », si révolution il y a eu ? Y a-t-il quelque chose à récupérer, ou du moins des leçons à tirer, de cette expérience pour qui se réclame d’une tradition de gauche, « socialiste » ou de critique radicale du capitalisme ?

Source : Lire le Venezuela : entre « négationnistes » et « euphémisateurs » | Le Club de Mediapart