Racisme et violence d’Etat au Venezuela

Des amis nous ont transmis cet entretien réalisé par Elvira Blanco Santini & Alejandro Quryat : «La police de Maduro tue plus de Noirs et de jeunes prolétaires racisés que la police de Trump et celle de Bolsonaro, en proportion et en chiffres absolus. Plongé dans un climat d’insécurité urbaine qui lui vaut un des taux d’homicides les plus élevés de la région, le Venezuela a ceci de particulier qu’une bonne partie des décès par mort violente y sont dus à des opérations de lutte contre la délinquance menées par les forces de sécurité de l’État.

Cette violence d’État affecte tout particulièrement les secteurs juvéniles les plus pauvres et les moins « blancs » des quartiers populaires, dans un pays où le racisme repose sur des hiérarchies plus complexes et labiles qu’ailleurs et apparaît comme un phénomène latent et non problématisé par la société et les acteurs politiques. Nous avons interrogé à ce sujet Keymer Ávila, professeur de criminologie et chercheur à l’Institut des sciences criminologiques de l’Université centrale du Venezuela, et l’un des principaux spécialistes et critiques de la violence institutionnelle et du système pénal contemporains au Venezuela.»

Source : Racisme et violence d’Etat au Venezuela | A l’encontre

Venezuela : Contes et mécomptes de curieux « défenseurs des droits humains « 

 » Venezuela : l’enquête de l’ONU accuse les forces de sécurité de 5 094 meurtres depuis 2014 » (France 24, 17 septembre 2020). A compter du 15 septembre, pas un média qui ne titre sur l’information. Légitimement d’ailleurs, car c’en est une, et particulièrement choquante. Bien qu’assez récurrente, si l’on y regarde d’un peu plus près. La mise en cause de la République bolivarienne et de son président Nicolás Maduro sur le thème des « droits humains » ne réapparaît-elle pas en force tous les trois ou six mois ?

La source de cette dernière mouture paraît toutefois incontestable : un trio d’« enquêteurs » mandatés par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies (ONUCDH) qui viennent de publier un rapport – « Les auteurs de crimes contre l’humanité doivent rendre des comptes » – contenant des preuves d’atrocités couvertes et même ordonnées par le président Maduro ainsi que des hauts responsables de son gouvernement.

Source : Venezuela : Contes et mécomptes de curieux « défenseurs des droits humains (…) – Mémoire des luttes

Salvador, Venezuela, Paraguay: Amnesty dénonce la gestion des centres de quarantaine

Depuis le mois de mars, les autorités du Salvador, du Venezuela et du Paraguay ont détenu des dizaines de milliers de personnes dans des centres de quarantaine gérés par l’État. Des sites où, selon Amnesty International, ont parfois été enfermées des personnes de façon totalement arbitraire. Pour l’organisation, ces trois pays ont imposé des mesures liberticides sous couvert de mesure de santé publique.

Source : Salvador, Venezuela, Paraguay: Amnesty dénonce la gestion des centres de quarantaine

«Truffé de contrevérités» : le Venezuela fustige un rapport de l’ONU sur les droits de l’Homme

Pour Caracas, le rapport publié par une mission de l’ONU, selon lequel Nicolas Maduro et ses ministres seraient impliqués dans de «possibles crimes contre l’humanité», relève d’«une mission fantôme» diligentée par Washington.

«[Le document] est truffé de contrevérités, il a été élaboré à distance, sans rigueur méthodologique par une mission fantôme dirigée contre le Venezuela et contrôlée par des gouvernements inféodés à Washington»

Source : «Truffé de contrevérités» : le Venezuela fustige un rapport de l’ONU sur les droits de l’Homme — RT en français

Venezuela | Maduro à l’origine de possibles crimes contre l’humanité, affirme l’ONU

Le président Nicolas Maduro et des ministres sont à l’origine de « possibles crimes contre l’humanité » au Venezuela, ont affirmé mercredi des enquêteurs de l’ONU, poussant le gouvernement de Caracas à dénoncer un document « truffé de contrevérités ».

Source : Venezuela | Maduro à l’origine de possibles crimes contre l’humanité, affirme l’ONU

Venezuela. De nouveaux éléments de preuve contredisent la version officielle concernant la mort de Rafael Acosta Arévalo

Dans un nouveau rapport intitulé Morir ante un juez: detención arbitraria, desaparición forzada, tortura y muerte de Rafael Acosta Arévalo [Mourir devant un juge : détention arbitraire, disparition forcée, torture et mort de Rafael Acosta Arévalo], Amnesty International expose de nouveaux éléments concernant cette affaire qui mettent en doute la version officielle des faits et mettent en évidence la politique de répression mortifère du gouvernement de Nicolás Maduro qui vise à museler la dissidence.

Rafael Acosta Arévalo, capitaine à la retraite de la marine vénézuélienne, a disparu à Guatire (ville de l’État de Miranda) le 21 juin 2019. Amnesty International a obtenu 550 pages du dossier de la procédure pénale engagée contre deux fonctionnaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB) rattachés à la Direction générale du contrespionnage militaire (DGCIM) qui ont été accusés d’être impliqués dans sa mort.

« Contrairement à ce qu’indique l’enquête criminelle menée par la justice vénézuélienne, Rafael Acosta Arévalo n’est pas mort à l’hôpital. Il a été soumis à une disparition forcée et à la torture, et il est mort devant un juge. Justice n’a pas été rendue dans cette affaire », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice pour les Amériques à Amnesty International.

Source : Venezuela. De nouveaux éléments de preuve contredisent la version officielle concernant la mort de Rafael Acosta Arévalo | Amnesty International