Au Venezuela, la police soupçonnée d’un «massacre»

Au moins 23 personnes ont été tuées au cours d’une opération de la police menée dans un quartier populaire de Caracas, a affirmé dimanche une organisation vénézuélienne de défense des droits humains.«Selon des sources non officielles, 23 personnes ont perdu la vie» lors d’une opération menée vendredi et samedi par les Forces d’actions spéciales (FAES) de la police nationale à La Vega, un grand quartier de l’ouest de Caracas, a déclaré sur Twitter Marino Alvarado, directeur de l’ONG PROVEA, qualifiant l’opération de «massacre».

Source : Amérique du Sud: Au Venezuela, la police soupçonnée d’un «massacre» – Le Matin

Venezuela : Des policiers de Trinidad et Tobago se livrent au trafic de Vénézuéliens

Les membres de la police de Trinidad et Tobago participent au trafic et à la traite des êtres humains au Venezuela et seuls quelques fonctionnaires ont été arrêtés pendant ces 8 dernières années alors que plus de 2 douzaines sont l’objet d’une enquête pour leurs liens présumés avec ces délits.

C’est ce que révèle une enquête du consultant en migrations spécialiste de la traite d’êtres humains Cleophas Justine Pierre. Son document diffusé par le blog La Tabla, indique que seulement en 2019 quelques 17 136 Vénézuéliens ont été amenés illégalement à Trinidad et Tobago.

Les officiers de police du pays « achètent des femmes pour qu’elles deviennent des esclaves sexuelles ou des prostituées. Ils leur offre leur protection, un guide et de la logistique sur l’île, » dit La Tabla. Dans certains cas, Trinidad et Tobago est une escale et les organisations criminelles amènent les femmes aux Etats-Unis et au Canada.

Avec l’intensification de la guerre multiforme contre le Venezuela qui a surtout affecté l’économie du pays, la population est redevenue vulnérable et peut à nouveau tomber dans les réseaux internationaux de trafic d’êtres humains.

L’enquête de Justine Pierre montre que dans l’état du Delta Amacuro, au nord-est qu pays, le nombre de personnes disparues à cause du trafic illégal est passé de 1042 en 2011, à 8 568 en 2019. La capitale, Tucupita, est le noyau de ces disparitions : le nombre de victimes est passé  de 932 en 2011 à 7 250 en 2019.

La Tabla écrit que « l’étude sur la traite d’êtres humains en 2019 comprend les 15 pays des Caraïbes qui font partie du CARICOM. Lés épicentres de la traite dans la région sont le Venezuela, Haïti, la République Dominicaine, le Nicaragua et Trinidad et Tobago. Entre 80 000 et 120 000 personnes sont victimes de ce trafic chaque année. »

Source : Venezuela : Des policiers de Trinidad et Tobago se livrent au trafic de Vénézuéliens – CCN – Caraib Creole News / L’actualité de Guadeloupe, Martinique et de la Caraïbe

Racisme et violence d’Etat au Venezuela

Des amis nous ont transmis cet entretien réalisé par Elvira Blanco Santini & Alejandro Quryat : «La police de Maduro tue plus de Noirs et de jeunes prolétaires racisés que la police de Trump et celle de Bolsonaro, en proportion et en chiffres absolus. Plongé dans un climat d’insécurité urbaine qui lui vaut un des taux d’homicides les plus élevés de la région, le Venezuela a ceci de particulier qu’une bonne partie des décès par mort violente y sont dus à des opérations de lutte contre la délinquance menées par les forces de sécurité de l’État.

Cette violence d’État affecte tout particulièrement les secteurs juvéniles les plus pauvres et les moins « blancs » des quartiers populaires, dans un pays où le racisme repose sur des hiérarchies plus complexes et labiles qu’ailleurs et apparaît comme un phénomène latent et non problématisé par la société et les acteurs politiques. Nous avons interrogé à ce sujet Keymer Ávila, professeur de criminologie et chercheur à l’Institut des sciences criminologiques de l’Université centrale du Venezuela, et l’un des principaux spécialistes et critiques de la violence institutionnelle et du système pénal contemporains au Venezuela.»

Source : Racisme et violence d’Etat au Venezuela | A l’encontre

Venezuela : Contes et mécomptes de curieux « défenseurs des droits humains « 

 » Venezuela : l’enquête de l’ONU accuse les forces de sécurité de 5 094 meurtres depuis 2014 » (France 24, 17 septembre 2020). A compter du 15 septembre, pas un média qui ne titre sur l’information. Légitimement d’ailleurs, car c’en est une, et particulièrement choquante. Bien qu’assez récurrente, si l’on y regarde d’un peu plus près. La mise en cause de la République bolivarienne et de son président Nicolás Maduro sur le thème des « droits humains » ne réapparaît-elle pas en force tous les trois ou six mois ?

La source de cette dernière mouture paraît toutefois incontestable : un trio d’« enquêteurs » mandatés par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies (ONUCDH) qui viennent de publier un rapport – « Les auteurs de crimes contre l’humanité doivent rendre des comptes » – contenant des preuves d’atrocités couvertes et même ordonnées par le président Maduro ainsi que des hauts responsables de son gouvernement.

Source : Venezuela : Contes et mécomptes de curieux « défenseurs des droits humains (…) – Mémoire des luttes

Salvador, Venezuela, Paraguay: Amnesty dénonce la gestion des centres de quarantaine

Depuis le mois de mars, les autorités du Salvador, du Venezuela et du Paraguay ont détenu des dizaines de milliers de personnes dans des centres de quarantaine gérés par l’État. Des sites où, selon Amnesty International, ont parfois été enfermées des personnes de façon totalement arbitraire. Pour l’organisation, ces trois pays ont imposé des mesures liberticides sous couvert de mesure de santé publique.

Source : Salvador, Venezuela, Paraguay: Amnesty dénonce la gestion des centres de quarantaine

«Truffé de contrevérités» : le Venezuela fustige un rapport de l’ONU sur les droits de l’Homme

Pour Caracas, le rapport publié par une mission de l’ONU, selon lequel Nicolas Maduro et ses ministres seraient impliqués dans de «possibles crimes contre l’humanité», relève d’«une mission fantôme» diligentée par Washington.

«[Le document] est truffé de contrevérités, il a été élaboré à distance, sans rigueur méthodologique par une mission fantôme dirigée contre le Venezuela et contrôlée par des gouvernements inféodés à Washington»

Source : «Truffé de contrevérités» : le Venezuela fustige un rapport de l’ONU sur les droits de l’Homme — RT en français