Venezuela: six cadres de la filiale américaine Citgo purgeront la fin de leur peine à domicile

Au Venezuela, six anciens cadres de Citgo, la filiale américaine de la compagnie pétrolière d’État du Venezuela, sont sortis de prison. Ils purgent désormais leur peine à domicile. Une mesure inattendue, considérée comme un geste du gouvernement de Nicolas Maduro envers les États-Unis.

Ces cadres, qui pour beaucoup ont la double nationalité, avaient été condamnés en 2020 à des peines de 8 à 13 ans de prison pour corruption, dans un contexte de grande tension entre le Venezuela et les États-Unis. Washington a plusieurs fois réclamé la libération de l’ancien patron et des anciens vice-présidents de cette filiale de PDVSA, dont le siège est aux Texas.

Cinq d’entre eux ont la double nationalité, le sixième est un Vénézuélien qui vit aux États-Unis. Tous avaient été appelés à Caracas pour une réunion en 2017 et sont détenus depuis. Sortis de prison en 2019, ils avaient été réincarcérés en 2020, lorsque l’ancien président Donald Trump a reçu l’opposant Juan Guaido à la Maison Blanche.

Source : Venezuela: six cadres de la filiale américaine Citgo purgeront la fin de leur peine à domicile

La pénurie de diesel au Venezuela ramène les éleveurs à l’âge de la charrue et des bœufs

La situation économique du pays aggravée par les sanctions économiques américaines a débouché sur une pénurie de gasoil, aussi bien à l’intérieur des terres que dans la capitale.

« On est retourné plusieurs siècles en arrière ». En raison d’une pénurie de diesel dans le pays, Alfonso Morales, 28 ans, agriculteur dans l’Etat vénézuélien de Merida (est), laboure désormais avec des bœufs tirant la charrue. Le marasme économique du pays aggravé par les sanctions économiques américaines a notamment débouché sur une pénurie de diesel, pénurie encore plus criante dans l’intérieur du pays que dans la capitale Caracas. Un paradoxe dans un pays qui dispose des réserves mondiales de pétrole parmi les plus importantes et qui a produit jusqu’à 3,3 millions de barils par jour.Aujourd’hui, la production tourne autour de 500.000 barils/jour.

La mauvaise gestion, la corruption et les sanction des Etats-Unis qui cherchent à évincer le président socialiste Nicolas Maduro du pouvoir ont ralenti ou paralysé les raffineries locales et compliqué les importations. Ivan Freitas, ancien syndicaliste pétrolier, en exil à Bogota depuis quatre mois, assure que le Venezuela ne raffine que 45.000 barils de diesel par jour pour une demande interne avoisinant les 200.000.

Source : La pénurie de diesel au Venezuela ramène les éleveurs à l’âge de la charrue et des bœufs – Capital.fr

Fin de l’évacuation du brut du FSO « Nabarima » au large du Venezuela

Les opérations de déchargement du pétrole brut stocké à bord du FSO Nabarima, au large du Venezuela, sont terminées, a annoncé le 8 avril Joe Romero, le président de Petrosucre, sur son compte Twitter.

Le dirigeant espère que cela ouvrira la voie à une reprise de l’exploitation du champ pétrolier offshore Corocoro, dont la production était entreposée dans l’unité de stockage. L’évacuation du pétrole du FSO avait débuté en décembre, alors que le mauvais état de l’unité faisait craindre une catastrophe environnementale. Ancré dans le golfe de Paria, non loin de la frontière maritime avec Trinité-et-Tobago, le Nabarima recelait 1,3 million de barils.

Le gisement de Corocoro est opéré par Petrosucre, une coentreprise entre la compagnie étatique vénézuélienne PDVSA (74 %) et l’italien Eni (26 %). Les ventes de son brut avaient été interrompues en 2019 par les sanctions américaines contre Caracas, laissant le gisement inexploité et le Nabarima rempli de pétrole. Le brut du gisement était auparavant vendu au raffineur Citgo, une filiale de PDVSA aux États-Unis.

Source : Fin de l’évacuation du brut du FSO « Nabarima » au large du Venezuela

Une filiale de Pdvsa dans les caraïbes fait faillite à cause des sanctions des États-Unis

Une unité de la compagnie pétrolière d’État vénézuélienne PDVSA située sur l’île de Bonaire, dans les Caraïbes néerlandaises, s’est déclarée en faillite, invoquant l’impact des sanctions américaines contre le Venezuela, selon un document judiciaire.

Dans un document publié le 9 mars par le tribunal de première instance de Bonaire, Sint Eustatius et Saba, la société Bonaire Petroleum Corporation (BOPEC), détenue par PDVSA, a déclaré qu’elle ne pouvait plus payer ses dettes parce que les sanctions avaient coupé son « accès au commerce international » ainsi que les liquidités détenues sur les comptes bancaires.

Le tribunal a accédé à la demande de moratoire de la BOPEC sur le paiement des créanciers, dans un document où il était indiqué que la BOPEC négociait avec « une partie susceptible de mettre à disposition les liquidités nécessaires » pour permettre à la société de « satisfaire ses créanciers privilégiés et d’offrir un règlement à ses créanciers non garantis ».

Ni PDVSA ni le ministère vénézuélien du pétrole n’ont immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Source : Une filiale de Pdvsa dans les caraïbes fait faillite à cause des sanctions des États-Unis – Les 2 Rives

Coronavirus au Venezuela : Nicolas Maduro propose d’échanger du pétrole contre des vaccins

Nicolas Maduro tente de contourner les sanctions internationales qui frappent le secteur pétrolier de son pays. Le président vénézuélien a proposé dimanche du « pétrole contre des vaccins » alors que son pays fait face à une deuxième vague de coronavirus. Avec cette proposition de troc, le chef de l’Etat espère ainsi trouver des débouchés à son or noir qu’il peine à commercialiser.

« Le Venezuela a des pétroliers, a des clients prêts à nous acheter du pétrole. Il consacrerait une partie de sa production pour obtenir les vaccins dont il a besoin. Du pétrole contre des vaccins ! », a lancé Nicolas Maduro, lors d’une intervention à la télévision publique. « Nous sommes prêts. Pétrole contre vaccins ! Mais nous n’allons les mendier à personne », a-t-il ajouté, dans une claire allusion à une initiative du principal opposant Juan Guaido qui a promis de libérer des fonds vénézuéliens aux Etats-Unis pour acheter des vaccins.

Le Venezuela et sa compagnie pétrolière PDVSA font l’objet de sanctions économiques internationales notamment de la part des Etats-Unis qui veulent évincer du pouvoir Maduro. Ancien géant pétrolier, le Venezuela produisait 520.000 barils/jour en février 2021, selon l’Opep, loin des 3 millions qu’il produisait en 2013. La chute de la production est antérieure aux sanctions mais le pays peine à trouver des clients en raison de celles-ci.La formule « pétrole contre vaccins » fait surtout écho au programme « Pétrole contre nourriture » mis en place par l’ONU pour venir en aide aux populations irakiennes malgré les sanctions économiques édictées après l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990.

Source : Coronavirus au Venezuela : Nicolas Maduro propose d’échanger du pétrole contre des vaccins

Explosion sur un gazoduc au Venezuela, 2e cas d’attaque terroriste cette année

Une attaque terroriste a frappé un gazoduc de la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA), a déclaré ce dimanche 21 mars le ministre du Pétrole, Tareck El Aissami, sur la chaîne VTV Canal 8.

«Nous voulons dénoncer auprès de l’opinion publique nationale et internationale une nouvelle attaque terroriste perpétrée contre notre principale industrie pétrolière», a-t-il commenté, précisant qu’aucune victime n’avait été signalée pour le moment.

Il a précisé que cette attaque avait affecté le centre d’opérations d’El Tejero dans le nord de l’État vénézuélien de Monagas qui sert d’usine d’injection de gaz. Selon le site d’actualité La Patilla, l’acte de sabotage s’est produit samedi 20 mars vers 16h35 (21h35 heure de Paris).

Source : Explosion sur un gazoduc au Venezuela, 2e cas d’attaque terroriste cette année – Sputnik France