Venezuela: les sombres prévisions économiques du FMI

Le Venezuela mettra « au moins une décennie » à se remettre de la crise. C’est le point de vue du Fonds monétaire international (FMI), dont le directeur pour l’Amérique latine s’est exprimé à l’occasion des réunions de printemps du FMI, qui se tiennent actuellement à Washington. L’institution financière dévoile de sombres prévisions pour l’économie du pays.

Le tableau économique du Venezuela brossé par le Fonds monétaire international (FMI) est des plus sombres et les coupures d’électricité à répétition que connaît le pays n’en sont pas la cause mais l’un des nombreux symptômes. Alejandro Werner, directeur du FMI pour l’Amérique latine, parle d’une « implosion économique plus importante que ce qui avait été anticipé. »

Le FMI prévoit, cette année, une chute du produit intérieur brut vertigineuse, moins 25%, un taux de chômage de plus de 44%, presque la moitié des actifs, et une inflation qui n’en finit plus de battre des records : avec des prix en augmentation de dix millions pour cent. La production pétrolière pourrait tomber à 600 000 barils par jour. Avec plus de 1,3 million de barils par jour en 2018, le Venezuela avait déjà connu sa plus mauvaise production depuis les années 90. Or, le pétrole est la principale source de revenus du pays – il représente 90% de ses exportations.

Source : Venezuela: les sombres prévisions économiques du FMI – Amériques – RFI

Les USA ont relancé leurs importations pétrolières en provenance du Venezuela

Les importations de pétrole vénézuélien par les États-Unis se sont montées à 139.000 barils quotidiens au cours de la semaine qui s’est clôturée le 5 avril, révèle un rapport hebdomadaire diffusé par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA).

Selon ce document, les importations en provenance du Venezuela avaient été complétement suspendues pendant les trois semaines précédentes.Les livraisons ont ainsi été diminuées par 4,5 par rapport à la même période en 2018, quand les États-Unis importaient 631.000 barils d’or noir par jour, indique le rapport.

Selon les statistiques d’EIA, les importations ont atteint 112.000 barils quotidiens au cours de la semaine qui s’est clôturée le 8 mars. Elles ont ensuite été complétement suspendues pendant la période du 11 au 29 mars.

Source : Les USA ont relancé leurs importations pétrolières en provenance du Venezuela – Sputnik France

Pétrole: la production du Venezuela et de l’Arabie Saoudite chute en mars

La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a spectaculairement chuté en mars, avec une très forte baisse dans un Venezuela en crise et une Arabie saoudite qui a un peu plus fermé les vannes.

La production totale du cartel a plongé de 534.000 barils par jour pour atteindre un peu plus de 30 millions de barils par jour le mois dernier, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport mensuel de l’Opep publié mercredi.

Le Venezuela, en proie à une crise politique et économique et affecté par des pannes d’électricité à répétition, a pompé 289.000 barils par jour (b/j) de brut en moins le mois dernier, selon ces mêmes sources.

Sa production n’a atteint que 732.000 b/j alors qu’elle dépassait le million en début d’année et approchait encore les 2 millions en 2017.

Les chiffres officiels fournis directement par le Venezuela à l’Opep – qui masquent en général l’ampleur des difficultés du pays – évoquent même un plongeon de 472.000 b/j en mars.

Un lien entre les conflits en Libye et au Venezuela? Le pétrole répondra

Le cours du baril pourrait poursuivre son ascension dans les jours à venir, renforcé notamment par l’aggravation de la situation en Libye et au Venezuela. Dans un certain sens, ces deux crises se font écho, estime le portail Vestifinance.

Source : Un lien entre les conflits en Libye et au Venezuela? Le pétrole répondra – Sputnik France

Défense à la chinoise: Pékin accroît ses importations pétrolières d’Iran et du Venezuela

Entre janvier et mars 2019, les livraisons de pétrole par cargo vers la Chine ont augmenté de 78% depuis l’Iran et de 192% depuis le Venezuela. Pékin est le plus grand créancier de Caracas et investit également de manière active dans les projets de Téhéran.

A présent, selon les experts, la Chine tente d’aider ses partenaires énergétiques visés par des sanctions économiques américaines. Selon les observateurs, la Chine agit également ainsi pour se protéger contre la pression des Américains, écrit le site de la chaîne RT.

La Chine a accru ses achats de pétrole à l’Iran et au Venezuela depuis le début de l’année. Entre janvier et mars, les livraisons pétrolières par la mer en provenance de la république islamique ont augmenté de 78% (de 431.100 à 767.200 barils par jour), et de 192% (de 84.200 jusqu’à 246.800 barils) depuis le pays latino-américain, selon le site d’information Tanker Trackers.

Source : Défense à la chinoise: Pékin accroît ses importations pétrolières d’Iran et du Venezuela – Sputnik France

Au Venezuela, un village pétrolier nostalgique de son âge d’or

Des ruissellements sombres et gras continuent de souiller la terre de Mene Grande, modeste localité qui vit naître l’exploration pétrolière dans l’ouest du Venezuela en 1914. Mais de cette manne enivrante qui a attiré des milliers de personnes, seule la désolation demeure.L’asphalte des rues a vécu. L’eau, le gaz et l’électricité manquent la plupart du temps. Habitués aux salaires élevés dans l’industrie pétrolière, beaucoup d’habitants ont pris la route de l’exil à cause de la pire crise de l’histoire du pays.

« On vivait comme des rois » se souvient Henry. « C’était la plus grande zone pétrolière du Venezuela… Vous avez vu en arrivant les nombreuses barges qui travaillaient là-bas, c’est fini », ajoute-t-il en regardant le lac de Maracaibo, large baie s’ouvrant par un détroit étriqué sur la mer des Caraïbes.

Source : Au Venezuela, un village pétrolier nostalgique de son âge d’or – La Croix