La société chinoise CCPC joue un rôle central dans le commerce du pétrole en Iran et au Venezuela

Une société de logistique chinoise est devenue un acteur central dans l’approvisionnement en pétrole en provenance d’Iran et du Venezuela, même après avoir été sur la liste noire de Washington il y a deux ans pour avoir manipulé du brut iranien, ont déclaré à Reuters sept sources au fait du dossier.

Le rôle de China Concord Petroleum Co (CCPC) et son expansion dans le commerce avec le Venezuela, n’ont pas été signalés auparavant et soulignent les limites du système de restrictions mis en place par Washington, disent les analystes.

Les détails des transactions ont été décrits à Reuters par plusieurs personnes, dont une source basée en Chine, des responsables iraniens et une source travaillant pour la société pétrolière publique vénézuélienne PDVSA.

CCPC s’est impliquée dans le commerce du pétrole vénézuélien cette année par le biais d’accords avec de petites raffineries chinoises indépendantes connues sous le nom de « teapots », selon plusieurs documents.

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Comment le Venezuela contourne les sanctions américaines sur le pétrole

Le 28 avril 2019, un embargo sur les exportations de pétrole vénézuélien, décidé par le président américain Donald Trump, entre en vigueur : la compagnie d’Etat Petroleo de Venezuela SA (PDVSA) n’a plus le droit d’exporter son pétrole vers le territoire américain, ni de commercer avec une entreprise en relation avec les Etats-Unis. C’est alors que le gouvernement vénézuélien entame des négociations avec des hommes d’affaires mexicains.

En juin 2019, un accord est trouvé entre ces derniers et des proches de Nicolas Maduro. Le contrat comporte de nombreuses zones d’ombre, notamment sur son financement, qui s’élève à 200 millions d’euros. Selon des sources vénézuéliennes contactées par les deux médias à l’origine de la révélation, ces ambiguïtés sont nécessaires pour éviter des sanctions aux intermédiaires : « S’ils [les Etats-Unis] nous permettaient de jouer “fair-play”, les choses seraient différentes », affirment-elles.

Il est prévu qu’une entreprise mexicaine d’import-export, Libre Abordo, livre au Venezuela des produits de première nécessité (eau, blé et maïs), sous prétexte d’apporter une aide humanitaire au Venezuela. De son côté, PDVSA affrète des navires remplis de brut, qui prennent la direction de plusieurs raffineries, principalement situées en Asie. Joaquin Leal, l’un des entrepreneurs ayant négocié avec les autorités vénézuéliennes, revend ensuite le pétrole à travers un vaste réseau de sociétés-écrans, opérant dans une trentaine de pays, dont plusieurs paradis fiscaux comme le Luxembourg ou les îles Vierges britanniques. Au total, 30 millions de barils de pétrole ont pu quitter le territoire vénézuélien par ce moyen détourné.

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Venezuela: six cadres de la filiale américaine Citgo purgeront la fin de leur peine à domicile

Au Venezuela, six anciens cadres de Citgo, la filiale américaine de la compagnie pétrolière d’État du Venezuela, sont sortis de prison. Ils purgent désormais leur peine à domicile. Une mesure inattendue, considérée comme un geste du gouvernement de Nicolas Maduro envers les États-Unis.

Ces cadres, qui pour beaucoup ont la double nationalité, avaient été condamnés en 2020 à des peines de 8 à 13 ans de prison pour corruption, dans un contexte de grande tension entre le Venezuela et les États-Unis. Washington a plusieurs fois réclamé la libération de l’ancien patron et des anciens vice-présidents de cette filiale de PDVSA, dont le siège est aux Texas.

Cinq d’entre eux ont la double nationalité, le sixième est un Vénézuélien qui vit aux États-Unis. Tous avaient été appelés à Caracas pour une réunion en 2017 et sont détenus depuis. Sortis de prison en 2019, ils avaient été réincarcérés en 2020, lorsque l’ancien président Donald Trump a reçu l’opposant Juan Guaido à la Maison Blanche.

Source : Venezuela: six cadres de la filiale américaine Citgo purgeront la fin de leur peine à domicile

La pénurie de diesel au Venezuela ramène les éleveurs à l’âge de la charrue et des bœufs

La situation économique du pays aggravée par les sanctions économiques américaines a débouché sur une pénurie de gasoil, aussi bien à l’intérieur des terres que dans la capitale.

« On est retourné plusieurs siècles en arrière ». En raison d’une pénurie de diesel dans le pays, Alfonso Morales, 28 ans, agriculteur dans l’Etat vénézuélien de Merida (est), laboure désormais avec des bœufs tirant la charrue. Le marasme économique du pays aggravé par les sanctions économiques américaines a notamment débouché sur une pénurie de diesel, pénurie encore plus criante dans l’intérieur du pays que dans la capitale Caracas. Un paradoxe dans un pays qui dispose des réserves mondiales de pétrole parmi les plus importantes et qui a produit jusqu’à 3,3 millions de barils par jour.Aujourd’hui, la production tourne autour de 500.000 barils/jour.

La mauvaise gestion, la corruption et les sanction des Etats-Unis qui cherchent à évincer le président socialiste Nicolas Maduro du pouvoir ont ralenti ou paralysé les raffineries locales et compliqué les importations. Ivan Freitas, ancien syndicaliste pétrolier, en exil à Bogota depuis quatre mois, assure que le Venezuela ne raffine que 45.000 barils de diesel par jour pour une demande interne avoisinant les 200.000.

Source : La pénurie de diesel au Venezuela ramène les éleveurs à l’âge de la charrue et des bœufs – Capital.fr

Fin de l’évacuation du brut du FSO « Nabarima » au large du Venezuela

Les opérations de déchargement du pétrole brut stocké à bord du FSO Nabarima, au large du Venezuela, sont terminées, a annoncé le 8 avril Joe Romero, le président de Petrosucre, sur son compte Twitter.

Le dirigeant espère que cela ouvrira la voie à une reprise de l’exploitation du champ pétrolier offshore Corocoro, dont la production était entreposée dans l’unité de stockage. L’évacuation du pétrole du FSO avait débuté en décembre, alors que le mauvais état de l’unité faisait craindre une catastrophe environnementale. Ancré dans le golfe de Paria, non loin de la frontière maritime avec Trinité-et-Tobago, le Nabarima recelait 1,3 million de barils.

Le gisement de Corocoro est opéré par Petrosucre, une coentreprise entre la compagnie étatique vénézuélienne PDVSA (74 %) et l’italien Eni (26 %). Les ventes de son brut avaient été interrompues en 2019 par les sanctions américaines contre Caracas, laissant le gisement inexploité et le Nabarima rempli de pétrole. Le brut du gisement était auparavant vendu au raffineur Citgo, une filiale de PDVSA aux États-Unis.

Source : Fin de l’évacuation du brut du FSO « Nabarima » au large du Venezuela

Une filiale de Pdvsa dans les caraïbes fait faillite à cause des sanctions des États-Unis

Une unité de la compagnie pétrolière d’État vénézuélienne PDVSA située sur l’île de Bonaire, dans les Caraïbes néerlandaises, s’est déclarée en faillite, invoquant l’impact des sanctions américaines contre le Venezuela, selon un document judiciaire.

Dans un document publié le 9 mars par le tribunal de première instance de Bonaire, Sint Eustatius et Saba, la société Bonaire Petroleum Corporation (BOPEC), détenue par PDVSA, a déclaré qu’elle ne pouvait plus payer ses dettes parce que les sanctions avaient coupé son « accès au commerce international » ainsi que les liquidités détenues sur les comptes bancaires.

Le tribunal a accédé à la demande de moratoire de la BOPEC sur le paiement des créanciers, dans un document où il était indiqué que la BOPEC négociait avec « une partie susceptible de mettre à disposition les liquidités nécessaires » pour permettre à la société de « satisfaire ses créanciers privilégiés et d’offrir un règlement à ses créanciers non garantis ».

Ni PDVSA ni le ministère vénézuélien du pétrole n’ont immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Source : Une filiale de Pdvsa dans les caraïbes fait faillite à cause des sanctions des États-Unis – Les 2 Rives