Au Venezuela, de plus en plus d’habitants paient en pépites d’or

Confrontés à une quatrième année d’hyperinflation, les habitants délaissent le bolivar local pour des monnaies alternatives. Dans les régions minières, c’est l’or qui est privilégié.

Le pétrole flambe dans le monde, mais le pays qui dispose des plus importantes réserves connues de la planète n’en profite pas. Au contraire. Le Venezuela qui n’a plus les moyens de pomper son or noir s’enfonce un peu plus dans la crise.

Nouvelle illustration de cette faillite sans précédent, dans certaines région, les habitants utilisent de plus en plus souvent l’or (pas noir cette fois) comme moyen de paiement. Alors que la plupart des pays du monde ont abandonné l’or en tant que monnaie fiduciaire (en France depuis la loi du 5 août 1914), de nombreux Vénézuéliens y reviennent alors que le pays est touché depuis des années par l’hyperinflation.

C’est notamment le cas dans l’Etat de Bolivar situé à l’est du pays, au sud de la capitale Caracas. Selon Bloomberg, dans les petites villes de l’Etat, de nombreux commerces acceptent désormais d’être payés en pépites ou poussière d’or. La plupart affichent même leurs tarifs en poids d’or.

Un demi-gramme la nuit d’hôtel, un quart de gramme un déjeuner dans un restaurant chinois, un huitième de gramme la coupe de cheveux… Un propriétaire d’hôtel de la ville minière de Tumeremo assure à Bloomberg que les deux tiers de ses clients paient désormais avec de l’or. Et plutôt que de convertir son métal en monnaie locale, il l’utilise lui même pour payer ses salariés.

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Cet aéroport international au Venezuela va accepter les paiements en Bitcoin (BTC), Dash et Petro (PTR)

L’aéroport international Maiquetía – Simón Bolívar a l’intention d’accepter le Bitcoin (BTC) comme moyen de paiement, rapporte l’agence de presse El Siglo ce dimanche 10 octobre 2021. L’aéroport est situé à quelques kilomètres de Caracas, la capitale du Venezuela.

« Nous activerons un bouton destiné au paiement en cryptomonnaie sur les plateformes aéroportuaires et les activités commerciales, en coordination avec Sunacrip (NDLR : la Superintendance nationale des crypto-actifs) », annonce Freddy Borges, directeur de l’aéroport international.

L’aéroport ne compte pas s’arrêter au Bitcoin. D’autres cryptomonnaies seront aussi acceptées comme moyen de paiement entre ses murs, dont le Dash (DASH) ou le Petro (PTR), la devise numérique nationale.

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Le nouveau bolivar numérique du Venezuela n’est pas numérique et ne résoudra pas la crise économique du pays

Compte tenu de l’hyperinflation dans ce pays d’Amérique latine, le gouvernement a décidé de supprimer six zéros de la monnaie et d’émettre un nouveau bolivar. Pour une troisième fois.

Ernesto, un entrepreneur gastronomique à Cumaná, une ville côtière vénézuélienne face à la mer des Caraïbes, a d’abord pensé que le nouveau bolivar numérique du Venezuela – traduction anglaise de « bolivar numérique » – serait similaire à une monnaie numérique de banque centrale.

Il a même commencé à parler de l’annonce avec des amis dans différentes salles de discussion crypto, jusqu’à ce qu’il comprenne que « numérique » n’était que le nom.

« C’est une monnaie normale, de la monnaie fiduciaire. Ils vont imprimer une facture », a déclaré Ernesto, qui a préféré garder son nom de famille anonyme.

Le gouvernement vénézuélien a lancé vendredi dernier un bolivar numérique, et il génère déjà de l’incertitude et de la nervosité, ont déclaré plusieurs habitants à CoinDesk.

Le nouveau bolivar semble être une nouvelle tentative du gouvernement pour lutter contre l’hyperinflation. L’année dernière, selon la banque centrale locale, l’inflation a atteint 2 958 %, et certains diraient qu’elle était encore plus élevée.

Source : Le nouveau bolivar numérique du Venezuela n’est pas numérique et ne résoudra pas la crise économique du pays | Cryptomonnaie

AMÉRIQUE/VENEZUELA – Enquête nationale (ENCOVI) : la pauvreté est au plus haut, l’emploi diminue, seulement 5% des émigrants reviennent

L’année dernière, l’extrême pauvreté a augmenté de plus de 8 % au Venezuela, l’emploi formel a perdu 1,3 million de postes et la couverture éducative a diminué de 5 %. Ce sont les données recueillies par l’Institut de recherche économique et sociale (IIES) de l’Université catholique Andrés Bello (UCAB), pour l’enquête nationale sur les conditions de vie (ENCOVI) pour l’année 2021, réalisée entre février et mars, dans 22 États, en interrogeant 17 402 familles.

Source : AMÉRIQUE/VENEZUELA – Enquête nationale (ENCOVI) : la pauvreté est au plus haut, l’emploi diminue, seulement 5% des émigrants reviennent – Agenzia Fides

Au Vénézuela, miné par l’hyperinflation, la monnaie nationale perd six zéros d’un coup

La monnaie vénézuélienne a perdu six zéros, vendredi 1er octobre, à minuit. La réforme monétaire engagée par Nicolas Maduro pour contrer les effets de l’hyperinflation et censée redynamiser l’économie est la troisième que connaît le pays depuis 2008. Le bolivar – qui a cédé le pas au « bolivar fort », puis au « bolivar souverain » et maintenant au « bolivar digital » – a perdu, en tout, 14 zéros. Le pays est en récession pour la septième année. Son PIB a perdu 70 % de sa valeur depuis 2013.

Source : Au Vénézuela, miné par l’hyperinflation, la monnaie nationale perd six zéros d’un coup

Venezuela : avec un prix de l’électricité bas, le minage de cryptomonnaies a le vent en poupe

De nombreux Vénézuéliens se sont lancés dans le minage de bitcoins, alors que le prix de l’électricité est actuellement très bas dans le pays.

Un bon business. Le bruit est assourdissant dans ce local d’un immeuble de Caracas où des machines « minent » des bitcoins. Profitant d’un prix de l’électricité dérisoire, de nombreux Vénézuéliens se sont lancés dans la création de cryptomonnaies. Refroidis par des ventilateurs, quelque 80 ordinateurs – de la taille d’une boîte de chaussures- tournent en permanence. Chacune des machines génère environ 125 dollars par mois. La facture d’électricité : « Elle ne dépasse pas 10 dollars par mois », crie Theodoro Toukoumidis, en expliquant le fonctionnement des appareils. Son entreprise Doctor Miner installe des « fermes minières » de bitcoins et vend les appareils aux particuliers désireux de se lancer dans l’aventure.

Source : Venezuela : avec un prix de l’électricité bas, le minage de cryptomonnaies a le vent en poupe – Capital.fr