Comment relever le salaire des travailleurs, un débat en cours au sein du chavisme

Le PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela, principal parti de la majorité gouvernementale) publie une importante contribution de l’économiste Pasqualina Curcio sur la nécessité de relever le salaire des travailleurs (voir ci-dessous). Au Venezuela les services sont pratiquement gratuits (eau, gaz, électricité, essence, etc..) par rapport aux régimes néo-libéraux, et face à la pandémie le gouvernement bolivarien a pris des mesures de protection supplémentaires pour le monde du travail (interdiction de licenciement, ou d’expulsion pour loyer impayé par exemple). Reste que le salaire direct des travailleur(se)s s’est effondré lorsque la guerre économique décrétée par l’Occident, avec sanctions et blocus des exportations pétrolières, ont privé l’État de 99% de ses ressources et ont généré une forte inflation induite.

Tout en poussant à développer les communes et les conseils de travailleurs pour qu’ils dirigent les entreprises publiques, le président Maduro a nommé une commission chargée de trouver la réponse à ce problème que les allocations sociales (Carnet de la PatriaCLAP…) ne suffisent pas à résoudre. Dans ce cadre la chaîne gouvernementale VTV a donné la parole à l’économiste Tony Boza qui propose pour sa part d’indexer le salaire sur le Petro (monnaie virtuelle liée au baril de pétrole, créée par la révolution pour s’affranchir du dollar).

Source : Comment relever le salaire des travailleurs, un débat en cours au sein du chavisme | Venezuela Infos

Un webinaire pour dynamiser le commerce Vietnam-Venezuela

L’ambassade du Vietnam au Venezuela, en collaboration avec la Banque de commerce extérieur du Venezuela (Bancoex), a organisé le 11 mai un webinaire sur le renforcement de la promotion du commerce bilatéral.

S’exprimant lors de l’événement, le vice-président du Conseil d’administration de Bancoex, Juan Freer a déclaré qu’avec ses expériences dans les exportations des marchandises et services, Bancoex prévoyait d’intensifier la commercialisation de produits phases du Venezuela tels que pétrole brut, café, cacao et  haricots verts pour générer des recettes en devises, au service de la production nationale.

Selon Juan Freer, le chiffre d’affaires des exportations du Venezuela vers le Vietnam est passé de 1,2 million de dollars en 2017 à 4,8 millions en 2019. Le responsable vénézuélien a déclaré qu’il était confiant dans sa croissance future.

L’ambassadeur du Vietnam au Venezuela, Le Viet Duyen, a profité de l’occasion pour présenter les produits d’exportation principaux du Vietnam, notamment produits agricoles, téléphones et composants électroniques, textile-habillement, chaussure et produits aquatiques.

Source : Un webinaire pour dynamiser le commerce Vietnam-Venezuela | Économie | Vietnam+ (VietnamPlus)

Venezuela: hausse de 300% du salaire minimum, insuffisant pour 1kg de viande

Une augmentation du salaire minimum entre en vigueur, à 7 millions de bolivars», soit 2,5 dollars, a déclaré le ministre du Travail, Eduardo Piñate, devant des partisans du gouvernement socialiste rassemblés à l’occasion du 1er mai.

Le salaire minimum mensuel augmente ainsi de 288,8%. Il est complété par un coupon alimentaire de «3 millions de bolivars», pour un «revenu minimum de 10 millions de bolivars», selon le ministre.

Mais cette augmentation ne permet pas aux Vénézuéliens de rattraper leur pouvoir d’achat, alors que le pays est en crise, avec une économie en récession depuis huit ans et quatre années consécutives d’hyperinflation, laquelle a atteint près de 3.000% en 2020.

Le nouveau salaire minimum ne permet pas d’acheter un kilo de viande qui coûte 3,75 dollars dans une économie de plus en plus dollarisée. Il n’est pas suffisant non plus pour acheter une boîte de trente oeufs ou un kilo de fromage, qui coûtent 11 millions de bolivars.

Source : Venezuela: hausse de 300% du salaire minimum, insuffisant pour 1kg de viande | JDM

La pénurie de diesel au Venezuela ramène les éleveurs à l’âge de la charrue et des bœufs

La situation économique du pays aggravée par les sanctions économiques américaines a débouché sur une pénurie de gasoil, aussi bien à l’intérieur des terres que dans la capitale.

« On est retourné plusieurs siècles en arrière ». En raison d’une pénurie de diesel dans le pays, Alfonso Morales, 28 ans, agriculteur dans l’Etat vénézuélien de Merida (est), laboure désormais avec des bœufs tirant la charrue. Le marasme économique du pays aggravé par les sanctions économiques américaines a notamment débouché sur une pénurie de diesel, pénurie encore plus criante dans l’intérieur du pays que dans la capitale Caracas. Un paradoxe dans un pays qui dispose des réserves mondiales de pétrole parmi les plus importantes et qui a produit jusqu’à 3,3 millions de barils par jour.Aujourd’hui, la production tourne autour de 500.000 barils/jour.

La mauvaise gestion, la corruption et les sanction des Etats-Unis qui cherchent à évincer le président socialiste Nicolas Maduro du pouvoir ont ralenti ou paralysé les raffineries locales et compliqué les importations. Ivan Freitas, ancien syndicaliste pétrolier, en exil à Bogota depuis quatre mois, assure que le Venezuela ne raffine que 45.000 barils de diesel par jour pour une demande interne avoisinant les 200.000.

Source : La pénurie de diesel au Venezuela ramène les éleveurs à l’âge de la charrue et des bœufs – Capital.fr

Au Venezuela, le dollar du « grand Satan » s’impose peu à peu

Le billet vert devient monnaie courante dans le quotidien au Venezuela, où la population délaisse de plus en plus un bolivar très dévalué. Un système opaque d’entrée des devises américaines dans le pays s’est instauré, générateur d’inégalités. Les autorités n’ont d’autre choix que de laisser faire.

Source : Au Venezuela, le dollar du « grand Satan » s’impose peu à peu

Au Venezuela, la chasse aux mineurs de Bitcoin s’intensifie : tout le monde veut faire main basse sur l’or numérique

Les autorités vénézuéliennes ont saisi 76 ASICS destinés à miner des cryptomonnaies. Ceux-si ont été confisqués par les forces de l’ordre après avoir prétendument détecté des incohérences dans leurs documents de transport.

Malgré la crise économique actuelle au Venezuela, le secteur de l’exploitation minière de cryptomonnaies est en pleine croissance. Selon le Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index, le Venezuela constitue le plus au taux de « hachage » du bitcoin parmi toutes les nations d’Amérique latine. Cela signifie qu’une quantité importante de puissance de calcul est générée dans le pays.

Parallèlement, le Venezuela a introduit un nouveau texte de loi en septembre 2020 visant l’industrie minière du pays. Outre la création d’un registre obligatoire et l’instauration de nouvelles taxes, la nouvelle loi a introduit la controversée « Pool de Minería Digital Nacional » (Pool National d’Exploitation Minière Numérique). En vertu de cette nouvelle exigence, les mineurs seront obligés de contribuer à un nouveau pool minier soutenu par l’État.

Dans l’ensemble, il n’y a toujours pas de véritable clarté concernant les pools miniers, et on ne sait pas encore exactement comment les mineurs vénézuéliens devront participer. Néanmoins, ceux déjà implantés sont surveillés de prés.

Source : Au Venezuela, la chasse aux mineurs de Bitcoin s’intensifie : tout le monde veut faire main basse sur l’or numérique – Journal du Coin