La société chinoise CCPC joue un rôle central dans le commerce du pétrole en Iran et au Venezuela

Une société de logistique chinoise est devenue un acteur central dans l’approvisionnement en pétrole en provenance d’Iran et du Venezuela, même après avoir été sur la liste noire de Washington il y a deux ans pour avoir manipulé du brut iranien, ont déclaré à Reuters sept sources au fait du dossier.

Le rôle de China Concord Petroleum Co (CCPC) et son expansion dans le commerce avec le Venezuela, n’ont pas été signalés auparavant et soulignent les limites du système de restrictions mis en place par Washington, disent les analystes.

Les détails des transactions ont été décrits à Reuters par plusieurs personnes, dont une source basée en Chine, des responsables iraniens et une source travaillant pour la société pétrolière publique vénézuélienne PDVSA.

CCPC s’est impliquée dans le commerce du pétrole vénézuélien cette année par le biais d’accords avec de petites raffineries chinoises indépendantes connues sous le nom de « teapots », selon plusieurs documents.

Source : La société chinoise CCPC joue un rôle central dans le commerce du pétrole en Iran et au Venezuela

Venezuela. « Le salaire est indigne » : six professeurs sur dix ont arrêté l’enseignement

Un professeur de lettres devenu plombier, un autre, d’anglais, reconverti dans les soins du visage… Au Venezuela, six professeurs sur dix ont arrêté l’enseignement pour une autre activité, selon une enquête réalisée en mars 2021 par le Syndicat vénézuélien des enseignants.

La faute à la pandémie, avec des écoles qui ont très rarement rouvert leurs portes depuis mars 2020 et à un enseignement à distance aléatoire, faute d’équipements numériques. Mais pas que…

Avec l’hyperinflation et la dévaluation du bolivar, un salaire de professeur équivaut désormais à moins de 4 € par mois.Le risque est donc grand de ne plus retrouver le personnel après la pandémie. Nous qui aimons notre travail, nous le faisons bien et avec dignité ! », veut croire Maria Francia, institutrice de 55 ans, lors d’un atelier syndical dans la capitale à Caracas, destiné à remotiver des collègues désespérés.

Source : Venezuela. « Le salaire est indigne » : six professeurs sur dix ont arrêté l’enseignement

La Cour Suprême britannique se penche sur l’or du Venezuela détenu à Londres

La Cour Suprême britannique se penche à partir de lundi sur 30 tonnes d’or détenues par le Venezuela mais bloquées à Londres. Reviennent-elles au président Nicolas Maduro ou à Juan Guaido, son adversaire reconnu par plusieurs pays ? Cinq magistrats de la plus haute instance légale britannique écouteront les arguments des deux parties jusqu’à jeudi sur ce litige qui a vu la justice anglaise donner raison à l’une puis à l’autre quant au sort de ces réserves qui représentent plus d’un milliard de dollars.

Source : Le Nouvelliste | La Cour Suprême britannique se penche sur l’or du Venezuela détenu à Londres

Le Venezuela va (encore) supprimer 6 zéros à sa monnaie

Le 6 mars dernier, le Venezuela a mis en circulation un nouveau billet d’un million de bolívars pour faire face à l’inflation galopante, qui a encore dépassé les 2.000% en rythme annuel, selon Bloomberg.Problème: ce nouveau billet ne vaut déjà plus que 26 centimes d’euro, même pas de quoi s’offrir une tasse de café. Alors, après avoir déjà supprimé 8 zéros au bolívar depuis 2008, les autorités s’apprêtent à nouveau à couper 6 nouveaux zéros à la valeur des billets.Un euro représentera ainsi 3,8 bolívars contre 3.847.275 bolívars aujourd’hui, croit savoir Bloomberg, citant des sources «non autorisées à s’exprimer publiquement». Six valeurs de billets allant de 2 à 100 bolívars devraient être imprimés.

Source : Le Venezuela va (encore) supprimer 6 zéros à sa monnaie | korii.

Venezuela : le « chavisme » tend la main aux entreprises

Le « chavisme », idéologie de gauche héritée de l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez (1999-2013) et toujours au pouvoir à Caracas, cherche à regagner la confiance des investisseurs par de nouvelles lois après quelques « erreurs ».

Le député Nicolas Maduro Guerra, fils du président actuel Nicolas Maduro, s’est fait l’apôtre de ces nouvelles lois, dont celles instituant quatre zones économiques spéciales destinées à attirer les entrepreneurs.

« Toutes ces initiatives visent à créer la confiance », a-t-il affirmé à l’AFP à l’occasion d’une rencontre avec la presse étrangère vendredi.

« Les entrepreneurs ne peuvent rien sans le gouvernement et le gouvernement ne peut rien sans les entrepreneurs », a-t-il ajouté, après des années de relations houleuses entre les deux parties.

Agé de 31 ans, il reconnaît volontiers une période « difficile » entre le gouvernement « chaviste » et le monde de l’entreprise, qu’il accuse toutefois d’être dans « l’opposition ».

Source : Venezuela: le « chavisme » tend la main aux entreprises

Comment le Venezuela contourne les sanctions américaines sur le pétrole

Le 28 avril 2019, un embargo sur les exportations de pétrole vénézuélien, décidé par le président américain Donald Trump, entre en vigueur : la compagnie d’Etat Petroleo de Venezuela SA (PDVSA) n’a plus le droit d’exporter son pétrole vers le territoire américain, ni de commercer avec une entreprise en relation avec les Etats-Unis. C’est alors que le gouvernement vénézuélien entame des négociations avec des hommes d’affaires mexicains.

En juin 2019, un accord est trouvé entre ces derniers et des proches de Nicolas Maduro. Le contrat comporte de nombreuses zones d’ombre, notamment sur son financement, qui s’élève à 200 millions d’euros. Selon des sources vénézuéliennes contactées par les deux médias à l’origine de la révélation, ces ambiguïtés sont nécessaires pour éviter des sanctions aux intermédiaires : « S’ils [les Etats-Unis] nous permettaient de jouer “fair-play”, les choses seraient différentes », affirment-elles.

Il est prévu qu’une entreprise mexicaine d’import-export, Libre Abordo, livre au Venezuela des produits de première nécessité (eau, blé et maïs), sous prétexte d’apporter une aide humanitaire au Venezuela. De son côté, PDVSA affrète des navires remplis de brut, qui prennent la direction de plusieurs raffineries, principalement situées en Asie. Joaquin Leal, l’un des entrepreneurs ayant négocié avec les autorités vénézuéliennes, revend ensuite le pétrole à travers un vaste réseau de sociétés-écrans, opérant dans une trentaine de pays, dont plusieurs paradis fiscaux comme le Luxembourg ou les îles Vierges britanniques. Au total, 30 millions de barils de pétrole ont pu quitter le territoire vénézuélien par ce moyen détourné.

Source : Comment le Venezuela contourne les sanctions américaines sur le pétrole