Urgence. Solidarité Venezuela

Et maintenant que les masques sont tombés, une nouvelle fois, avec « le sang des autres », que vont faire tous les amis de « la démocratie » au Venezuela ? Ils se bousculent, tous candidats, « libres et souverains », pour brandir la tête de l’affreux Maduro au bout d’une pique.

Nous avons souvent écrit que le marionnettiste se trouvait à Washington et qu’il mettait en œuvre une stratégie de la tension, de la déstabilisation graduelle, multiforme et violente. Le Venezuela bolivarien : voilà l’ennemi central, si dangereux qu’il empêche de dormir le raffiné et si démocrate Donald Trump. Le peuple vénézuélien, les Etats-Unis s’en tapent le coquillard. Seules comptent les immenses réserves du pays en hydrocarbures.

Que cela plaise ou insupporte, le président Maduro a été démocratiquement réélu, par un peuple souverain, pour un deuxième mandat. Mais depuis longtemps l’on sait que pour l’impérialisme, il ne saurait y avoir d’ « élections perdues ».

Hier, le « golpe » a échoué. Une nouvelle fois. Il a été promu, instrumentalisé, par Washington, le vice-président et président (eux-mêmes.). Ils ne s’en sont pas cachés et l’ont assumé ouvertement. Que signifient dans la bouche du Département d’Etat des « actions appropriées » à venir ? Imagine-t-on, dans un pays « normal », un leader de l’opposition s’autoproclamer « président en exercice, par intérim. » Exercice de soumission sans doute.

Source : Urgence. Solidarité Venezuela — Jean ORTIZ