Vivre le Vénézuéla (II)

Si on regarde l’histoire de la commune « Altos de Lidice », en pleine guerre économique qui exerce une pression de plus en plus forte force sur les habitant(e)s, force est de constater qu’au-delà du rôle « d’éclaireur » de Jesus Garcia, les responsables assument de plus en plus leur responsabilité concrète, et que ce sont des femmes en majorité.

C’est le doux paradoxe de cette assemblée : au moment où elles débattent de gaz, viande, pain et de démocratie participative, à quelques dizaines de mètres, des opposants frappent sur des casseroles, et quelques gamins de 12 à 13 ans tapent eux aussi sur du métal en dévalant les trottoirs, rieurs.

Le profond mécontentement populaire n’a pas donné le niveau politique espéré par la droite, même si les meetings d’opposants ont, pour la première fois, retrouvé l’affluence. Les foyers de violence duraient ici une nuit, là une autre, sans suivi, sans enracinement, preuve de leur caractère « planifié », destinés à la blitzkrieg des médias internationaux.

Les chavistes aussi se mobilisent en nombre mais attendent que Maduro agisse vite, et agisse plus fort, face aux entrepreneurs privés, au patronat, aux montées quotidiennes des prix qui asphyxient le peuple, et à l’incapacité de nombreux fonctionnaires à effectuer la tâche qu’on attend d’eux.

Source : Vivre le Vénézuéla (II) | Venezuela infos