La diplomatie secrète derrière l’autoproclamation de Juan Guaido

La coalition des gouvernements latino-américains qui se sont joints aux États-Unis pour reconnaître rapidement Juan Guaido comme président intérimaire du Venezuela s’est constituée après des semaines de diplomatie secrète, selon des participants aux négociations, qui ont notamment impliqué l’envoi discret de messages aux militants sous constante surveillance et un voyage à haut risque à l’étranger du chef de l’opposition qui défie le président Nicolas Maduro. (…)

La décision d’affronter directement Maduro n’a été possible que grâce à un fort soutien de l’administration Trump, qui a pris la tête d’un ensemble de gouvernements latino-américains, pour la plupart conservateurs, qui ont immédiatement reconnu Guaido.

Ce n’était pas un mince exploit diplomatique étant donné la méfiance qu’inspirent les États-Unis en Amérique latine à cause de ses interventions militaires dans la région pendant la Guerre froide. A notre époque, il est seulement comparable à la façon dont l’hémisphère s’est rallié en 1994 derrière Jean Bertrand Aristide pour le ramener au pouvoir en Haïti après sa chute lors d’un coup d’État. Ce qui est tout aussi surprenant, c’est que cette approche musclée a reçu l’appui des deux partis [démocrate et républicain]. Deux des démocrates les plus influents du Sénat, Dick Durbin et Bob Menendez, ont fait l’éloge de cette approche.

Source : La diplomatie secrète derrière l’autoproclamation de Juan Guaido – Barril.info