Maduro appelle le Royaume-Uni à rendre au Venezuela l’or «volé»

Dénonçant dans une longue interview accordée à la BBC des stéréotypes et le dogmatisme des médias occidentaux, Nicolas Maduro a déclaré qu’avant d’accuser le gouvernement vénézuélien de paupériser sa population, Londres ferait mieux de rendre à Caracas son or bloqué par la Banque d’Angleterre.

Source : Maduro appelle le Royaume-Uni à rendre au Venezuela l’or «volé» – Sputnik France

Le Venezuela, un casse-tête chinois

L’une des clés de la crise se trouve à Pékin, qui est devenu au fil des ans le banquier de Caracas. Or, selon le mot du milliardaire américain Jean Paul Getty, si vous devez 100 dollars à la banque c’est votre problème ; si vous lui devez 100 millions de dollars, c’est le problème de la banque. Le Venezuela est désormais le coûteux casse-tête de la Chine : 62 milliards de dollars prêtés entre 2007 et 2017. Une partie a été remboursée en barils de pétrole – mais une partie seulement – et Pékin craint de perdre toute sa mise, surtout si le régime venait à changer.

Officiellement, la Chine s’est jointe à la Russie pour réclamer “le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays”. Mais, face au risque de voir l’opposition une fois au pouvoir renoncer à honorer la dette du Venezuela, Pékin se dit prêt à travailler “avec toutes les parties”. Ça tombe bien, Juan Guaidó a évoqué dans une interview au South China Morning Post “une relation constructive et le dialogue avec la Chine dès que possible”. Les barils vénézuéliens valent bien un peu de pragmatisme.

Source : Édito. Le Venezuela, un casse-tête chinois

Traverser la frontière pour étudier : la crise au Venezuela touche aussi les écoliers

Sur fond de crise politique et économique, franchir la frontière pour étudier est devenu un luxe que peu de Vénézuéliens peuvent s’offrir. Face au manque de professeurs dans leur pays, ou des mouvements de grève des enseignants réclamant une hausse de salaire, les parents n’hésitent plus à envoyer leurs enfants en Colombie, où il n’est plus rare de retrouver des écoliers vénézuéliens dans les salles de classe.

À l’instar de Maiker Palacio, une mère de famille vénézuélienne qui emmène tous les matins sa fille et sa filleule à l’école… de l’autre côté de la frontière, à Cucuta. Il lui faut deux heures de route pour rejoindre la Colombie, un prix à payer pour que ses enfants puissent étudier dans une école très prisée qui compte au total 1 200 enfants vénézuéliens. Reportage de Paula Carrillo et Cesar Rojas.

Source : Traverser la frontière pour étudier : la crise au Venezuela touche aussi les écoliers

Le Venezuela l’affirme à l’ONU : il n’y aura pas de crise humanitaire dans le pays

Jorge Arreaza a, pour la deuxième fois ce mois-ci, rencontré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, alors que l’impasse politique se poursuit entre le président vénézuélien Nicolas Maduro et le leader de l’opposition Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président par intérim.

L’ONU s’est dite prête, en cas de feu vert du gouvernement Maduro, à renforcer son aide humanitaire au Venezuela, dont la débâcle économique, marquée par des pénuries de vivres et de médicaments, a poussé plus de deux millions de personnes à fuir le pays depuis 2015. « Il n’y a pas de crise humanitaire au Venezuela. Il y a une économie bloquée et assiégée », a déclaré M. Arreaza lors d’une conférence presse au siège de l’ONU, dénonçant le double discours des Etats-Unis. « Un gouvernement qui vous menace de faire usage de la force, d’une invasion, d’un blocage, qui donne à d’autres pays l’ordre de vous bloquer, a-t-il vraiment envie de vous apporter une aide humanitaire? », a-t-il poursuivi.

Source : Le Venezuela l’affirme à l’ONU : il n’y aura pas de crise humanitaire dans le pays – International – LeVif

Venezuela : à Caracas, la vie au rythme des coupures d’eau

Faute d’entretien du réseau de distribution, les coupures d’eau deviennent le lot quotidien des Vénézuéliens. Riches ou pauvres recourent au système D pour s’approvisionner.

Les pénuries sont dues notamment à la détérioration et au manque d’entretien des systèmes de production, de transport et de distribution de l’eau. Mais aussi au manque de travaux engagés afin de répondre à l’augmentation de la population. Grâce aux subventions, l’eau courante demeure pourtant la moins chère du continent : selon Prodavinci, elle est facturée à un coût de 4 000 à 27 000 fois inférieur à celui d’autres pays d’Amérique latine. « Pourtant, il est très cher de faire monter l’eau jusqu’à Caracas, qui se trouve à 1 000 mètres d’altitude, explique Roraima Alfonzo, ingénieure en hydro-météorologie. Ici, on la paie un prix dérisoire, qui ne correspond pas du tout à ce qu’elle coûte. »

Source : Venezuela : à Caracas, la vie au rythme des coupures d’eau – La Croix

Venezuela: réponse du Pape à une demande de médiation

Le Pape a adressé une réponse très prudente au chef de l’Etat vénézuélien contesté Nicolas Maduro, qui lui avait écrit début février pour demander son aide et sa médiation, rapporte aujourd’hui le quotidien italien Corriere della sera.»

Le courrier daté du 7 février et adressé à « monsieur » Maduro – sans le titre de président, rappelle les précédentes tentatives de médiation, y compris de la part de l’Eglise. « Malheureusement, elles se sont toutes interrompues parce que ce qui était décidé dans les réunions n’était pas suivi de gestes concrets pour réaliser les accords », regrette le pape. Interrogé par l’AFP sur la lettre du pape, le Vatican s’est refusé à tout commentaire.

Source : Venezuela: réponse du Pape à une demande de médiation