Le monde divisé par le Venezuela

Ceux qui façonnent leur vision du monde à partir de Telesur, Granma et d’autres médias de la gauche autoritaire latino-américaine sont convaincus que ce qui s’est passé ces dernières semaines est que Donald Trump a décidé d’envahir le Venezuela pour voler son pétrole.

À cette fin, il a demandé aux gouvernements occidentaux, qui sont ses « laquais » ou ses « marionnettes » – selon Nicolás Maduro, « Justin Trudeau ne gouverne pas le Canada » – de reconnaître Juan Guaidó, leader de l’Assemblée nationale de ce pays, comme président intérimaire.

Il faudrait revenir un peu en arrière pour nous convaincre que ce n’est pas ce qui s’est passé. Trump, qui s’est présenté à la présidence avec le soutien de Vladimir Poutine, l’allié de Nicolás Maduro, et sous les bonnes augures des gouvernements bolivariens, dont les relations avec Barack Obama et Hillary Clinton étaient très conflictuelles, ne s’est jamais intéressé à la question vénézuélienne. Il l’a fait tardivement lorsque les voies de la négociation semblaient épuisées et sous la pression du lobby législatif cubano-américain.

Quoi qu’en disent Maduro ou Trump, la complexité de la crise vénézuélienne revient à la surface. Au moins cinq ou six positions sur le Venezuela ont été prises au cours des derniers jours.

Source : Le monde divisé par le Venezuela – Barril.info