Venezuela: derrière l’aide humanitaire, la peur d’une intervention militaire

Alors que Trump n’exclut pas l’option militaire, l’opposant Guaido annonce l’arrivée d’une aide, dont les modalités restent à déterminer.Faut-il y voir un faux nez pour une intervention militaire? Juan Guaido, président intérimaire autoproclamé du Venezuela, a annoncé, lors des manifestations du samedi 2 février contre le pouvoir de Nicolas Maduro, l’arrivée d’une aide humanitaire en provenance de la frontière colombienne, brésilienne et une île des Caraïbes. La population du Venezuela manque de tout: médicaments, nourriture, produits d’hygiène. La vie quotidienne des Vénézuéliens se résume à la question de savoir ce qu’ils vont pouvoir manger le lendemain ; des dizaines de milliers de malades du cancer ne bénéficient plus des traitements nécessaires à leur guérison voire à leur survie. Les enfants ne sont plus scolarisés faute d’argent pour payer le bus pour aller à l’école.

Juan Guaido est resté très flou sur cette aide humanitaire. Nul n’en connaît les acteurs, le contenu ou la date d’arrivée. «Une aide humanitaire est rarement seulement humanitaire si elle est dispensée par des États ou l’ONU, note toutefois Paula Vasquez, anthropologue vénézuélienne au CNRS. Cela peut se transformer en occupation militaire, les armées étant les seules à disposer de la compétence logistique pour apporter cette aide.»

Source : Venezuela: derrière l’aide humanitaire, la peur d’une intervention militaire