La décision prise par une minorité des 28 pays membres de l’UE marque une rupture. Jusqu’à présent, toutes les prises de position sur la crise vénézuélienne relevaient du consensus. Il s’agissait de sanctions économiques contre un régime accusé de ne pas respecter le jeu démocratique en muselant l’opposition, ou de gel des avoirs bancaires de personnalités soupçonnées de corruption ou de malversations. Désormais, l’Europe, sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres enjeux de politique étrangère, est désunie. D’un côté, la bande des six qu’on peut comparer au groupe de Lima, qui réunit les pays d’Amérique latine proches de la diplomatie des Etats-Unis.

De l’autre, des Etats qui privilégient le principe de non-ingérence, position synthétisée (avant le revirement de Vienne dimanche) par la cheffe de la diplomatie autrichienne, Karin Kneissl : «Nous reconnaissons les Etats, pas les gouvernements.» Un seul pays, la Grèce, soutient Nicolás Maduro, par fidélité de gauche. A l’opposé du spectre idéologique, l’Italie a jugé, par la voix de son Premier ministre, Giuseppe Conte, qu’il n’était pas «opportun de se précipiter à reconnaître des investitures comme celle de M. Guaidó, qui n’ont pas été validées par un processus électoral».

Source : Venezuela : la cohésion de l’UE se fracasse sur le cas Caracas – Libération


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