Depuis 2014, 13 915 emprisonnements sont dénombrés dans le pays. Dont 943 ces 10 derniers jours. Près d’un millier, depuis l’autoproclamation de Juan Guaido, avec des forces de sécurité « nerveuses », qui « tentent d’agir à l’abris des regards » dénonce Gonzalo Hioniom.
« La répression commence après les manifestations », explique-t-il : « généralement ça se passe de nuit. Ce sont les forces spéciales qui s’en chargent, avec la police et la garde nationale bolivarienne.
« Mais là où la répression marque un tournant pour le gouvernement vénézuélien, c’est parce que les autorités prennent désormais pour cible « les quartiers pauvres, ce qui démontre que le gouvernement a perdu assez clairement le soutien populaire qui par le passé a été son porte drapeau » analyse Gonzalo Hionom.
Les quartiers défavorisés, socle électoral d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro, se joignent désormais à une contestation qui a toujours été dénoncée par le gouvernement comme étant l’œuvre des classes riches, sous l’impulsion des États-Unis. C’est la grande nouveauté de ce mouvement que certains qualifient déjà de printemps vénézuélien.
Source : Au Venezuela, la répression cible désormais les quartiers populaires
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