La vie (et la mort) ne s’arrêtent pas pour une coupure d’électricité

Tout comme la mort, la vie non plus ne s’arrête pas. Les vénézuéliens ont dû faire face au manque d’eau. Des chaines de solidarité se sont crées. A Caracas, le gouvernement a déployé de nombreux camions citernes, et les citoyens ont pris d’assaut les flancs de la montagne Avila, qui entoure la capitale, et d’où coulent de nombreuses sources d’eau potable.

Absolument personne n’a été boire ou se baigner dans les eaux ultra-polluées du Guaire, le cours d’eau qui sépare la vallée de Caracas en deux. Dans le cas contraire, nous assisterions ces jours-ci à une épidémie de grande ampleur. Ce n’est pas le cas. Si des eaux usées s’écoulent bien dans le rio Guaire, de nombreux cours d’eau, qui naissent dans les montagnes qui entourent la ville, s’y déversent aussi. C’est cette eau de source que les gens sont venus chercher.

Il n’y a pas de doute que ces opérations psychologiques avaient été soigneusement préparées pour tenter de recréer l’image d’un pays vivant une crise humanitaire, et d’un Etat failli qui ne protège plus sa population.

Source : La vie (et la mort) ne s’arrêtent pas pour une coupure d’électricité — Romain MIGUS