Au Venezuela, des soins médicaux en échange de votes pour Maduro

Depuis plus de dix ans, le gouvernement cubain envoie des milliers de médecins au Venezuela: elles et ils soignent la population et en échange, Cuba reçoit du pétrole. Mais il s’avère que les activités de ces envoyés ne sont pas purement médicales. En effet, seize médecins cubains, dont beaucoup ont préféré rester anonymes, ont expliqué au New York Times comment les gouvernements vénézuélien et cubain avaient mis en place un système dans lequel le personnel médical était censé faire de la propagande politique et parfois ne pas soigner les opposantes et les opposants au régime de Nicolás Maduro.

Source : Au Venezuela, des soins médicaux en échange de votes pour Maduro | Slate.fr

Histoire du travail effectué par un village de communard(e)s pour faire avancer la Révolution Bolivarienne

Notre Commune El Maizal est constituée de 22 Conseils Communaux dont 12 font partie de la Municipalité Simon Planas de l’Etat de Lara et 10 de celle d’Araure, dqns l’état de Portuguesa. Nous sommes une des premières communes à avoir regroupé des terres de différents états. Depuis notre création nous gérons une exploitation de 2200 hectares dont environ 1800 sont essentiellement destinés à la culture du maïs. C’est Chavez en personne qui nous a remis ces terres le 5 mars 2009. Il nous a visités deux fois – le 29 novembre de la même année, c’est depuis El Maizal qu’il a transmis le n°344 d’Alo Presidente”.

Cette année-là, nous avions réalisé notre première plantation communale d’environ 150 hectares de haricots à l’aide d’un crédit géré par la Banque Mutuelle Gustavo Vegas Léon. En 2010, nous sommes passés au maïs avec un financement géré par le Conseil Communal El Esfuerzo de la communauté d’El Cerrito, car à cette époque-là nous n’étions pas encore officiellement enregistrés. Ce n’est que récemment, en octobre 2012, que le Ministère des Communes a procédé aux premiers registres légaux, celui de la Commune El Maizal a été signé le 25 mars 2013.

Source : Histoire du travail effectué par un village de communard(e)s pour faire avancer la Révolution Bolivarienne | Venezuela infos

Venezuela: les médecins dans la ligne de mire du régime pendant la visite de l’ONU

Des médecins vénézuéliens sont dans le viseur du gouvernement de Nicolas Maduro pour avoir cherché à alerter la mission de l’ONU, actuellement en visite, des graves pénuries de matériel et médicament dans les hôpitaux, selon les ONG.

Le gouvernement vénézuélien affirme que les sanctions américaines, qui gèlent 30 milliards d’avoirs du pays, l’empêchent d’importer les produits de première nécessité y compris les médicaments.

«Ce matin, ils ont sorti de force la présidente du collège de médecins de l’hôpital de Maracay (à l’ouest de Caracas), et depuis nous sommes sans nouvelle d’elle» a indiqué lundi à l’AFP Jaime Lorenzo, directeur exécutif de l’ONG Medicos Unidos.«Elle protestait contre la répression du personnel médical et de ceux qui dénoncent le manque de médicaments et le mauvais fonctionnement des hôpitaux», ajoute-t-il.

Source : (1) Venezuela: les médecins dans la ligne de mire du régime pendant la visite de l’ONU – Libération

Venezuela. Une heure de queue pour deux dollars, la bataille du cash

Rare et surtout très dévaluée, la monnaie vénézuélienne disparaît chaque jour un peu plus mais reste indispensable pour se déplacer et acheter à manger, obligeant à de longues attentes pour s’en procurer aux guichets des banques.Situation intenable au Venezuela. La monnaie du pays est aussi rare que dévaluée. Chaque jour, le retrait maximum autorisé de 6 000 bolivars aux guichets des banques équivaut à… deux dollars. A peine de quoi payer deux cafés dont les Vénézuéliens raffolent. Et un tiers du salaire minimum.

Sept mois après leur mise en circulation, en août, les nouveaux billets de cinq bolivars sont déjà aussi insuffisants que les précédents malgré les garanties données par le président Nicolas Maduro.

Source : Venezuela. Une heure de queue pour deux dollars, la bataille du cash

Venezuela : l’humanitaire entre gâchette et substitut

La rapide succession des séquences, depuis l’autoproclamation de Juan Guaidó comme président par intérim du Venezuela, sa reconnaissance quasi immédiate par les Etats-Unis (puis par une série de pays), et, enfin, l’appel à une aide humanitaire internationale d’urgence, dénote l’orchestration stratégique, qui fait de l’humanitaire la poursuite du politique, sinon du militaire, par d’autres moyens. Exemple emblématique de ce que Jean-Christophe Rufin a nommé «la gâchette humanitaire», à savoir l’utilisation de l’humanitaire comme moyen pour légitimer le recours à la force.

Les besoins des Vénézuéliennes et Vénézuéliens, pourtant brandis avec véhémence pour justifier cette aide, servent tout au plus de décor à ce qui, d’emblée, s’est présenté comme un spectacle. Les 100 millions de dollars que l’Organisation des Etats d’Amérique se félicitait d’avoir rassemblés, étaient ridicules par rapport aux nécessités du pays. Mais il s’agissait avant tout d’une bataille de chiffres, de mots, d’images – éventuel prélude à un combat autrement plus violent.

Source : Venezuela : l’humanitaire entre gâchette et substitut – Libération