Venezuela : Jours sombres pour la population

Les racines structurelles de cette crise sont connues : les choix profonds du Chavisme de tout miser sur une économie extractiviste, et des revenus de l’État exclusivement tirés de l’exportation du pétrole. Des choix sans marges de manœuvre par un respect global de la propriété capitaliste intérieure et des mécanismes financiers internationaux, en continuant à payer rubis sur l’ongle les intérêts de la dette.

La corruption, le marché noir et les fuites de capitaux, pratiqués tant par les couches supérieures de la bureaucratie bolivarienne que par les classes toujours possédantes (et jamais dépossédées) de la bourgeoisie, ont accéléré le déclenchement et l’accélération de la spirale de la crise.

Il est par ailleurs évident que la politique de « guerre économique » menée depuis Obama, mais considérablement renforcée par Trump, contribue à en aggraver les conséquences. Le récent hold-up de Trump sur CITGO, la filiale nord américaine de PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, en est une illustration flagrante.

Source : Venezuela : Jours sombres pour la population | NPA