Venezuela : un chaos migratoire sans précédent

Depuis plus d’un an, confrontés à un véritable désastre économique et social, des centaines de milliers de Vénézuéliens fuient leur pays, créant ainsi une vague migratoire sans précédent dans l’histoire du continent latino-américain, qui devient un véritable problème régional.

Malgré le renforcement des « contrôles migratoires » aux 2.000 kilomètres de frontières communes avec le Venezuela, malgré le déploiement de 2.120 membres supplémentaires des forces de l’ordre à ces frontières, l’agence colombienne en charge de l’immigration, Migración Colombia, vient d’annoncer que, selon un recensement effectué auprès de 413 des 1.200 municipalités colombiennes, plus de 800.000 Vénézuéliens sont entrés depuis seize mois dans le pays, dont seulement 442.462 bénéficiant d’un permis de séjour.

Des chiffres sans aucun doute en deçà de la réalité, puisqu’on vient d’apprendre que, depuis début 2018, plus d’un demi-million (542.000, exactement) de Vénézuéliens sont entrés en Équateur par les frontières colombiennes, à un rythme de 3.000 personnes par jour.

Source : Venezuela : un chaos migratoire sans précédent – Boulevard Voltaire

Le Vénézuela et le Nicaragua précipitent la chute du socialisme latino-américain

Le Vénézuela au fond du gouffre depuis 2013, le Nicaragua en proie cette année à la plus grande crise de l’ère sandiniste, les temps sont durs pour le socialisme en Amérique latine. Si Nicolas Maduro a plongé le Vénézuela dans la plus grande crise économique de son histoire, Daniel Ortega s’est engouffré dans une crise politique sans précédent au Nicaragua.

Si certains y voient la fin précoce du dénommé « Socialisme du XXIème siècle », l’enjeu est aujourd’hui bien plus grand. Ce sont en effet cent ans de socialisme au sens propre, c’est à dire au sens communiste, qui s’apprêtent à être aspirés par l’histoire. Et pour une fois, l’impérialisme américain n’y est pas pour grand chose.

Source : Le Vénézuela et le Nicaragua précipitent la chute du socialisme latino-américain | Le Club de Mediapart

Le Venezuela en crise introduit un contrôle de la distribution de carburant

Dans son allocution, le président a assuré vouloir mettre fin au système de subvention du carburant. « J’espère que d’ici deux ans au plus tard, nous aurons résolu l’anomalie qui fait que l’essence vénézuélienne est quasiment offerte. L’essence et les hydrocarbures doivent atteindre les prix internationaux afin de mettre fin à la contrebande », a-t-il expliqué.

Cet objectif semble toutefois peu réaliste. Si le carburant venait à être vendu au même prix que le marché international, il deviendrait inaccessible pour l’immense majorité des Vénézuéliens. En effet, le salaire minimum, soit environ un dollar, est à peine suffisant pour acheter un kilo de poulet.

Source : Le Venezuela en crise introduit un contrôle de la distribution de carburant – La Croix