[Audio] Crise au Venezuela : Maduro à la recherche du coupable idéal ?

Ce samedi 4 août, le discours de Nicolas Maduro a brutalement été interrompu après qu’une détonation a retenti, en pleine parade militaire. Cette attaque aurait été conduite à l’aide de deux drones chargés d’explosifs. Le président vénézuélien affirme avoir échappé à un attentat le visant. Il a d’abord accusé la Colombie, qui aurait agit avec le soutien des Etats-Unis, avant d’y voir un acte de l’opposition.

Derrière ces accusations, il pointe du doigt un “clan libéral”. Cet “attentat” intervient un an après l’installation de l’assemblée constituante censée préparer la nouvelle constitution.

Dans un contexte marqué par l’austérité, est ce que cet argument anti-impérialiste est une façon de trouver des responsables aux problèmes internes ? Qu’est-ce que cette accusation dit de l’influence américaine en Amérique Latine ?

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Venezuela : le pouvoir s’en prend au chef de l’opposition en exil

La Cour suprême vénézuélienne a ordonné, mercredi 8 août, l’arrestation de Julio Borges, ex-président du Parlement en exil et lancé la procédure pour le juger, en pleine offensive du pouvoir contre l’opposition que le président Nicolas Maduro accuse d’avoir voulu l’assassiner.

La Cour s’est aussi déclarée favorable à des « poursuites » contre le député Juan Requesens, 29 ans, qui a milité avec Julio Borges dans le parti d’opposition Primero Justicia (la Justice d’abord). Il a été arrêté mardi et placé dans un lieu de détention. Il est également impliqué, selon M. Maduro dans la « tentative de magnicide », c’est-à-dire d’assassinat d’une personnalité de haut rang, selon les termes du procureur Tarek William Saab.

Selon le procureur, 19 personnes au total sont « directement liées » à cet attentat qui, selon le gouvernement, a été organisé à partir d’une ferme à Chinacota, en Colombie, par des personnes qui ont reçu 50 millions de dollars.

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