Brésil : des tribus du Venezuela en errance elles aussi

Une majorité des Warao arrivés au Brésil avaient déjà des contacts avec la vie urbaine, en raison de leur nomadisme saisonnier. Ils ont pour habitude de suivre les flux de la saison touristique, vendant leur artisanat, explique l’anthropologue Emerson Rodrigues, qui travaille dans le refuge de Pintolândia.

Nombre d’entre eux se trouvent actuellement dans les villes de Manaus et Belem en Amazonie brésilienne, ou dans le Roraima. « Ici ils ont un endroit sûr où ils peuvent rester et se construire un peu un avenir », dit M. Rodrigues.

De l’assistance est fournie aux Warao afin qu’ils deviennent autonomes, notamment pour vendre leurs produits artisanaux, obtenir un travail et organiser la vie en commun dans le refuge.

« Ils ne pensent pas à rentrer maintenant », poursuit l’anthropologue. « Ils arrivent ici et travaillent, font des économies, rentrent pour rapporter de la nourriture et de l’argent. Mais ils ne rentreront pas définitivement tant qu’ils n’auront pas de perspective » d’amélioration de leurs conditions de vie au Venezuela.

Source : Brésil: des tribus du Venezuela en errance elles aussi – Le Point