Fin de l’évacuation du brut du FSO « Nabarima » au large du Venezuela

Les opérations de déchargement du pétrole brut stocké à bord du FSO Nabarima, au large du Venezuela, sont terminées, a annoncé le 8 avril Joe Romero, le président de Petrosucre, sur son compte Twitter.

Le dirigeant espère que cela ouvrira la voie à une reprise de l’exploitation du champ pétrolier offshore Corocoro, dont la production était entreposée dans l’unité de stockage. L’évacuation du pétrole du FSO avait débuté en décembre, alors que le mauvais état de l’unité faisait craindre une catastrophe environnementale. Ancré dans le golfe de Paria, non loin de la frontière maritime avec Trinité-et-Tobago, le Nabarima recelait 1,3 million de barils.

Le gisement de Corocoro est opéré par Petrosucre, une coentreprise entre la compagnie étatique vénézuélienne PDVSA (74 %) et l’italien Eni (26 %). Les ventes de son brut avaient été interrompues en 2019 par les sanctions américaines contre Caracas, laissant le gisement inexploité et le Nabarima rempli de pétrole. Le brut du gisement était auparavant vendu au raffineur Citgo, une filiale de PDVSA aux États-Unis.

Source : Fin de l’évacuation du brut du FSO « Nabarima » au large du Venezuela

Le Venezuela devance Haïti comme pays le plus pauvre des Amériques

Selon les chiffres du Fonds Monétaire International (FMI) le Venezuela en 2021 aura le pire bilan du continent américain avec une contraction de son produit Intérieur Brut (PIB) de 10%, qui s’ajoute à la baisse de 30% du PIB en 2020 et une prévision en 2022 d’une autre baisse de 5%.

Cette baisse continue du PIB a commencé en 2013, sous le gouvernement de Nicolás Maduro, bien que divers analystes situent les origines de la crise au lendemain du Gouvernement d’Hugo Chávez.

« Ce rapport du FMI recueille une série de données impensables jusqu’à il y a quelques années : le Venezuela surpasse déjà Haïti dans l’indicateur statistique de pauvreté le plus utilisé par les experts dans le monde», explique le journaliste vénézuélien Omar Lugo, directeur d’El Estímulo, un portail d’actualités et d’analyses.

« C’est la première fois qu’Haïti n’occupe pas la place de pays le plus pauvre du continent américain, dans les index des organisations internationales spécialisées. C’est quelque chose de difficile à assimiler quand on parle du Venezuela, un pays exportateur de pétrole de classe mondiale, qui jusqu’à il y a quelques décennies était le pays le plus riche d’Amérique latine et était un pôle pour attirer les migrants du reste de l’hémisphère et d’Europe » explique Lugo.

Lugo souligne « […] bien que l’appareil de propagande du Chavisme insiste pour lier la faillite économique du pays aux sanctions américaines, en réalité, l’économie vénézuélienne était déjà en chute libre depuis 2013, bien avant que Washington n’impose en 2019 la première restriction au commerce pétrolier de la société d’État vénézuélienne Petróleos de Venezuela ».

Notez que l’hyperinflation du Venezuela est sur le point de s’inscrire parmi les plus longues de l’histoire économique moderne. Le FMI assure que l’année dernière la hausse des prix était de 2355% et que cette année elle doublera pratiquement pour passer à 5500%.

Source : Haïti – FLASH : Le Venezuela devance Haïti comme pays le plus pauvre des Amériques – HaitiLibre.com : Toutes les nouvelles d’Haiti 7/7

[Vidéo] Vivre le Venezuela : le parlement communal met les gaz

Au-delà de la politique classique (personnalités, partis…), peu de médias parlent de ce qui fait depuis 20 ans l’or du chavisme: l’organisation communale, le pouvoir de décider collectivement, le vaste tissu féminin et populaire qui soutient la révolution. Sans doute est-ce pour empêcher les citoyens du monde entier de s’identifier avec celles et ceux du Venezuela qu’on cache la plus grande démocratie participative du monde. Les équipes de TERRA TV vivent sur place et vous la montrent.

Source : Vivre le Venezuela (IV) : le parlement communal met les gaz. | Venezuela Infos

Pandémie: Au Venezuela, on fait la queue pour de l’oxygène

«Je prie Dieu pour qu’il respire encore», soupire Videlba Reyes en faisant la queue à Caracas pour recharger une bouteille d’oxygène pour son beau-frère atteint par le coronavirus, alors que le Venezuela est touché par une virulente deuxième vague de Covid-19 à l’image de nombreux pays sud-américains.

Jeudi, la famille Reyes s’est rendu dans «six hôpitaux publics et une clinique» pour essayer de le faire hospitaliser. En vain. Elle n’a d’autre remède que de continuer à le soigner à domicile. Trouver de l’oxygène est un défi quotidien et les Vénézuéliens doivent s’armer de patience et de débrouillardise, tout comme de nombreuses familles de malades soignés à domicile au Brésil, au Mexique ou encore au Pérou. La demande en oxygène a triplé voire quadruplé ces dernières semaines au Venezuela, selon Jaime Lorenzo, de l’ONG Médicos Unidos.

Source : Pandémie: Au Venezuela, on fait la queue pour de l’oxygène – Le Matin

Venezuela: Guaido accuse le pouvoir de mentir sur la pénurie de vaccins

Le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido a accusé vendredi le gouvernement de mentir sur la pénurie de vaccins dans le pays et affirmé qu’elle n’avait «rien à voir avec les sanctions» économiques qui touchent le pays.

«Je ne me fatiguerai pas de le répéter (…) devant le mensonge officiel sur l’externalisation des responsabilités : (le président) Nicolas Maduro est l’unique responsable» de la pénurie de vaccins au Venezuela, a déclaré Juan Guaido, reconnu comme président intérimaire par une partie de la communauté internationale dont les États-Unis. «Le 29 décembre, ils (le pouvoir) ont dit avoir acheté 10 millions de vaccins Spoutnik. Maintenant, ils disent que les fonds (vénézuéliens à l’étranger) sont bloqués (…) Ils se contredisent eux-mêmes», a lancé Juan Guaido lors d’une conférence de presse à Caracas.

Dans une interview à l’AFP, le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza a affirmé mercredi que «si les fonds vénézuéliens (à l’étranger) n’étaient pas bloqués», les autorités auraient «acheté il y a trois mois les 30 millions de vaccins dont le pays a besoin», en précisant que le contrat avec la Russie se payait par tranches.

La pénurie de vaccins «n’a rien avoir avec les sanctions», a estimé l’opposant. Juan Guaido, à qui Washington a confié la gestion des fonds vénézuéliens aux États-Unis, a assuré avoir «fait les démarches nécessaires pour l’accès au système Covax» de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mi-mars, il a annoncé avoir débloqué 30 millions de dollars de fonds gelés à l’étranger dans le cadre des sanctions pour l’achat de vaccins via ce mécanisme.

Source : Venezuela: Guaido accuse le pouvoir de mentir sur la pénurie de vaccins