Venezuela: guerre d’usure

On avait scénarisé que l’opposant Juan Guaidó, s’autoproclamant en janvier dernier président intérimaire sur la base de larges appuis intérieurs et extérieurs — ceux de la rue vénézuélienne et d’une cinquantaine de capitales occidentales et latino-américaines emmenées par les États-Unis —, réussirait à faire plier le régime et à faire basculer l’armée, de manière à sortir le pays de l’impasse. Peine perdue. Fort du soutien de la Chine et de la Russie, qui protègent leurs investissements, Maduro tient bon. Les promesses d’amnistie de M. Guaidó n’ont pas convaincu l’armée de courir le risque de perdre la maîtrise des leviers économiques — contrôle des exportations de pétrole et des importations de denrées alimentaires — que le chavisme lui a confiés.

Source : Venezuela: guerre d’usure | Le Devoir