[Vidéo] Venezuela : les mineurs du Guaire

Dans les eaux troubles de la rivière Guaire, au Venezuela, les déchets se mêlent aux eaux usées de la ville de Caracas.

José et ses amis viennent y travailler régulièrement. Chaque jour, ces jeunes risquent leur santé en plongeant dans les eaux sales du fleuve. Ils tentent de trouver des restes de métaux précieux, pour les échanger contre de l’argent qui fera vivre leurs familles.

Rien ne les arrête, même pas la puanteur insupportable de l’endroit.

Source : Venezuela : les mineurs du Guaire | Euronews

Des mercenaires prêts à intervenir au Venezuela

Comme si l’ingérence des Etats-Unis, la tentative de coup d’Etat de Juan Guaidó et son opération Liberté ne suffisaient pas, une société mercenaire bien connue apparait désormais comme un acteur possible dans la crise vénézuélienne. Blackwater, la même société meurtrière qui opéra dans la guerre en Irak…

Un article publié par Reuters donne quelques détails sur les intentions de cette compagnie de créer une force irrégulière de quatre ou cinq mille combattants pour soutenir le coup d’État contre le président Nicolas Maduro.

L’information attribue à Erik Prince, le fondateur de cette société conçue pour tuer, la recherche de fonds – environ 40 millions de dollars – pour financer cette aventure militaire. A cet effet, selon l’agence britannique, l’homme d’affaires, ancien marine et généreux contributeur à la campagne électorale de Donald Trump, rencontre depuis avril des multimillionnaires vénézuéliens exilés et des sympathisants du magnat qui gouverne les Etats-Unis.

Source : Des mercenaires prêts à intervenir au Venezuela | Investig’Action

Au Venezuela, l’ex-général en chef des armées croupit dans… «la tombe»

Enfermé au quatrième sous-sol du bâtiment de la police politique à Caracas, le plus haut gradé des prisonniers politiques sert d’épouvantail pour les militaires qui seraient tentés de se rebeller.

Plus qu’un prisonnier, Raúl Isaías Baduel, 63 ans, compagnon de la première heure d’Hugo Chávez, avant de tomber en disgrâce quand il a dénoncé les dérives autocratiques du « Comandante », est un otage du gouvernement vénézuélien. Jeté à 15 m sous terre, dans une geôle surnommée « la tombe », il subit un isolement et des conditions de détention qualifiées de « torture blanche » par Guillermo Rojas, l’un de ses avocats.

Source : Au Venezuela, l’ex-général en chef des armées croupit dans… «la tombe» – Le Parisien

Comment les Juifs du Venezuela tiennent bon malgré la crise

La crise a également contribué à l’appauvrissement de la communauté juive du Venezuela. De 25 000 membres dans les années 1990, elle est passée à environ 6 000 aujourd’hui et diminue, le reste ayant fui vers les États-Unis, Israël ou ailleurs. La plupart de ceux qui restent vivent à Caracas. Ceux qui ont tenu bon comptent les uns sur les autres pour survivre dans une situation de plus en plus difficile.

Source : Comment les Juifs du Venezuela tiennent bon malgré la crise | The Times of Israël

Venezuela. Les Forces armées renforcent leurs positions de pouvoir et «d’arbitre»

Les Forces Armées sont aujourd’hui le point d’équilibre dans la profonde crise nationale que traverse le Venezuela. Aussi bien le gouvernement que l’impérialisme américain et que la droite leur accordent un rôle d’«arbitre» de la situation présente (ou d’une «transition»). Elles ont atteint une position qui leur permet d’avoir leur propre jeu dans les affrontements, avec une autonomie en tant que corporation militaire.

L’échec de la nouvelle tentative de la droite, le 30 avril dernier, de déclencher un coup d’Etat, devient un épisode de plus dans lequel l’establishment militaire gagne en force comme soutien fondamental du régime, puisque la mobilisation populaire pour défendre le gouvernement était quasiment inexistante, la clé étant l’appareil militaire.

Source : A l’encontre » Venezuela. Les Forces armées renforcent leurs positions de pouvoir et «d’arbitre»

Les sanctions économiques en tant que punition collective : le cas du Venezuela

Cet article examine certains des impacts les plus importants des sanctions économiques imposées au Venezuela par le gouvernement américain depuis août 2017. Il constate que la plupart des conséquences de ces sanctions n’ont pas été ressenties par le gouvernement, mais par la population civile.

Les sanctions ont réduit l’apport calorique de la population, augmenté les maladies et la mortalité (tant chez les adultes que chez les nourrissons) et déplacé des millions de Vénézuéliens qui ont fui le pays en raison de l’aggravation de la dépression économique et de l’hyperinflation. Ils ont exacerbé la crise économique du Venezuela et rendu presque impossible la stabilisation de l’économie, ce qui a contribué à la surmortalité. Tous les impacts ont touché en priorité les Vénezueliens les plus pauvres et les plus vulnérables.

Encore plus sévères et les plus destructrices que les sanctions économiques générales d’août 2017 ont été les sanctions imposées par le décret exécutif du 28 janvier 2019 et les décrets ultérieurs de cette année, ainsi que la reconnaissance d’un gouvernement parallèle qui, comme on le verra ci-dessous, a créé un nouvel ensemble de sanctions financières et commerciales encore plus contraignantes que les décrets exécutifs eux-mêmes.

Source : Les sanctions économiques en tant que punition collective : le cas du Venezuela (Center for Economic and Policy Research) — Mark WEISBROT, Jeffrey SACHS