Les sanctions économiques en tant que punition collective : le cas du Venezuela

Cet article examine certains des impacts les plus importants des sanctions économiques imposées au Venezuela par le gouvernement américain depuis août 2017. Il constate que la plupart des conséquences de ces sanctions n’ont pas été ressenties par le gouvernement, mais par la population civile.

Les sanctions ont réduit l’apport calorique de la population, augmenté les maladies et la mortalité (tant chez les adultes que chez les nourrissons) et déplacé des millions de Vénézuéliens qui ont fui le pays en raison de l’aggravation de la dépression économique et de l’hyperinflation. Ils ont exacerbé la crise économique du Venezuela et rendu presque impossible la stabilisation de l’économie, ce qui a contribué à la surmortalité. Tous les impacts ont touché en priorité les Vénezueliens les plus pauvres et les plus vulnérables.

Encore plus sévères et les plus destructrices que les sanctions économiques générales d’août 2017 ont été les sanctions imposées par le décret exécutif du 28 janvier 2019 et les décrets ultérieurs de cette année, ainsi que la reconnaissance d’un gouvernement parallèle qui, comme on le verra ci-dessous, a créé un nouvel ensemble de sanctions financières et commerciales encore plus contraignantes que les décrets exécutifs eux-mêmes.

Source : Les sanctions économiques en tant que punition collective : le cas du Venezuela (Center for Economic and Policy Research) — Mark WEISBROT, Jeffrey SACHS