Histoires du Venezuela: quand jouer au foot peut sauver la vie

Leo ne veut pas finir comme son frère, c’est pour ça qu’il joue au foot. “Le foot m’a rendu meilleur et m’a éloigné du mauvais chemin”. Il a 16 ans et reste sérieux. Il rit timidement car il a conscience de dire des choses importantes et que son histoire personnelle est une histoire de réussite qui peut servir d’exemple pour les autres jeunes, qui l’appellent “capitaine”.

Leo a commencé à jouer au foot dans l’équipe de son quartier, “Lidice”. L’équipe, en tenue vert et blanc, se nomme “Les Grands de Lidice” ; elle a été créée le 14 janvier 2012, sous un arbre, quand son entraîneur, Pablo, connu de tous comme Cheo, a eu une idée lumineuse (sa lanterne s’est éclairée, selon son expression), celle de faire de son vice, le foot, une passion et de sortir les copains du quartier de l’inactivité et de la rue”.

Source : Histoires du Venezuela: quand jouer au foot peut sauver la vie, par Esther Yanez Illescas | Venezuela infos

Venezuela — Erratum

Nous avons publié en plusieurs langues deux articles erronés à propos des événements du 30 avril [2]. Contrairement à ce que nous indiquions, les services de Renseignement russes, qui forment actuellement leurs équivalents locaux, n’ont pas de rôle décisionnaire au Venezuela. Selon nos informations, toutes les décisions sont prises personnellement par le président Maduro, bien qu’il n’ait pas de formation spécialisé en la matière.

[2] « Venezuela : comment le directeur du SEBIN a manipulé la CIA » et « Venezuela : comment le SEBIN a piégé la CIA ».

Source : Venezuela — Erratum

À Washington, l’ambassade du Venezuela assiégée 

Le personnel diplomatique, privé de visas par l’administration Trump a quitté les lieux fin avril, aussitôt remplacé par des militants de l’extrême gauche américaine qui veulent empêcher une intervention militaire à Caracas.

Des banderoles «Peace» et «Résistance» ont été déroulées sur la façade, des pancartes «Non au coup d’État» s’affichent aux fenêtres. Des chaînes cadenassées verrouillent les portes et des barrières dressées par la police séparent des protestataires qui s’égosillent au mégaphone dans le vacarme de la sono et des cornes de brume.

L’ambassade du Venezuela à Washington, immeuble cossu du paisible quartier de Georgetown, est l’ombre portée du conflit qui déchire le pays situé 3 000 kilomètres plus au sud.Le personnel diplomatique en est parti le 24 avril, après que l’Administration Trump a révoqué les visas accordés aux représentants de Nicolás Maduro, le président qu’elle considère comme déchu. Mais dans un dernier geste de défi, les bannis ont invité des militants d’extrême gauche à occuper les lieux après eux.

Source : À Washington, l’ambassade du Venezuela assiégée 

Pourquoi le Venezuela a expédié un « bras d’honneur » à l’OEA

Depuis le samedi 27 avril, le Venezuela est le second pays de la région, avec Cuba, à ne plus faire partie de l’Organisation des Etats américains (OEA). Ce retrait – car il s’agit d’un retrait et non d’une expulsion – marque le dénouement d’une crise qui, le 26 avril 2017, avait amené le président Nicolás Maduro à annoncer que la République bolivarienne abandonnait l’organisation continentale – décision ne pouvant entrer en vigueur qu’au terme du délai de deux ans imposé par l’article 143 de ses statuts.

Cette année-là, et alors que les relations s’étaient déjà considérablement tendues, l’OEA, et en particulier son Secrétaire général, l’uruguayen Luis Almagro, avaient ouvertement soutenu les secteurs extrémistes de l’opposition vénézuélienne, responsables d’une vague de violence insurrectionnelle qui provoqua la mort de cent vingt-cinq personnes et fit des centaines de blessés – opposants, mais aussi « indifférents », chavistes et policiers.Depuis, et en vertu d’un scénario écrit dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, l’ingérence de l’OEA, déjà plus que contestable, s’est transformée en agression caractérisée. Sans jamais atteindre le quorum nécessaire pour respecter ses propres règles (les voix de 24 pays sur 34), l’organisation dite « multilatérale » a approuvé le 10 janvier 2019 une résolution niant la légitimité du second mandat de Nicolás Maduro – démocratiquement réélu le 20 juin 2018.

Poussant le viol de la légalité internationale à l’extrême, une « session extraordinaire » convoquée le 24 janvier a depuis vu une minorité de seize pays, parmi lesquels bien entendu les Etats-Unis en « premier de cordée », « reconnaître » le fantoche Juan Guaido – qui s’était autoproclamé la veille – « chef de l’Etat par intérim » du Venezuela.

Source : Pourquoi le Venezuela a expédié un « bras d’honneur » à l’OEA – Mémoire des luttes

Tareck El Aissami, un fidèle du chavisme dans le collimateur de la justice américaine

L’étau se resserre autour de Tareck El Aissami. Compagnon de la première heure d’Hugo Chavez qui a gravi tous les échelons du pouvoir pour se hisser à la vice-présidence (2017-2018) du Venezuela sous Nicolas Maduro, Tareck El Aissami, 44 ans, est accusé dans un article du New York Times daté du 2 mai de liens présumés avec le narcotrafic, mais aussi avec le Hezbollah.

« Monsieur El Aissami et sa famille ont aidé des militants du Hezbollah à entrer dans le pays », écrit Nicholas Casey, responsable du bureau Amérique latine pour le quotidien américain et auteur de l’article. Son enquête, qui s’appuie sur des documents fournis par des anciens agents des services secrets vénézuéliens, précise que l’actuel ministre de l’Industrie et son père recrutent au sein de la milice libanaise – considérée comme une organisation terroriste par les États-Unis – « afin de développer des réseaux de renseignement et de trafic de drogue au Venezuela ».

Source : Tareck El Aissami, un fidèle du chavisme dans le collimateur de la justice américaine

Venezuela: un général appelle l’armée au soulèvement contre Maduro

Le gouvernement de Nicolas Maduro est contrôlé par la « dictature communiste » de Cuba, l’un des alliés du dirigeant socialiste, avec la Chine et la Russie. « Nous devons trouver un moyen de nous débarrasser de la peur, de sortir dans les rues, de protester et de chercher une union militaire pour changer ce système politique », a déclaré dimanche Ramon Rangel, qui serait un général de l’aviation vénézuélienne, dans une vidéo diffusée sur YouTube.

Selon une source anonyme proche de l’armée, Ramon Rangel était en fonctions dans l’armée jusqu’à ce qu’il prenne la fuite vers la Colombie en avril.

Contrairement à d’autres officiers qui ont tourné le dos à Maduro, Rangel n’a pas exprimé son soutien à l’égard de Juan Guaido, reconnu comme président légitime par plusieurs pays de la région et de nombreux pays occidentaux, parmi lesquels les Etats-Unis.

Source : Venezuela: un général appelle l’armée au soulèvement contre Maduro – International | L’Opinion