Au Venezuela, le cauchemar des habitants des favelas: « Si je ne meurs pas du virus, je mourrai de faim »

« Rentrez chez vous! »: à Petare, la plus grande favela du Venezuela, les militaires ont du mal à faire respecter le confinement.

Pour Gladys, comme pour beaucoup d’autres, être dehors est une question de survie: « On fait la guerre à la faim ».Gladys Rangel en a marre de jouer au gendarme et au voleur avec les forces de l’ordre qui pourchassent les contrevenants. Elle retire son masque de protection « fait maison », s’assied en pleine rue et fait ses maigres comptes. Pas grand monde ne veut des petits paquets d’ail et de citrons qu’elle vend l’équivalent de 5 centimes de dollar l’unité. Elle se dit obligée de rompre le confinement ordonné par le président socialiste Nicolas Maduro il y a près d’un mois pour tenter d’enrayer la progression du coronavirus. « Si je ne meurs pas du virus, je mourrai de faim », lâche Gladys, fataliste.

Source : Au Venezuela, le cauchemar des habitants des favelas: « Si je ne meurs pas du virus, je mourrai de faim » – La Libre