Comment et quand le Venezuela a « perdu » l’île de Trinidad

Trinidad était l’une des provinces qui composaient la capitainerie générale du Venezuela lorsqu’elle a été créée par la couronne espagnole, mais aujourd’hui elle fait partie d’un autre pays et parle anglais. Comment cela est-il arrivé ?

Ces dernières années, les relations entre le Venezuela et Trinidad ont été marquées par des tensions migratoires.

Si, au cours des dernières décennies, ce sont principalement les Trinidadiens qui ont émigré au Venezuela à la recherche d’opportunités, maintenant, ce sont les Vénézuéliens qui se tournent vers cette petite île de 1,3 million d’habitants, pour échapper à la crise économique, politique et sociale que connaît leur pays.

Et des deux côtés des 11 kilomètres à peine qui séparent la République bolivarienne du Venezuela de Trinidad, beaucoup ignorent l’histoire qu’ils partagent.

Source : Comment et quand le Venezuela a « perdu » l’île de Trinidad – BBC News Afrique

Venezuela : Des policiers de Trinidad et Tobago se livrent au trafic de Vénézuéliens

Les membres de la police de Trinidad et Tobago participent au trafic et à la traite des êtres humains au Venezuela et seuls quelques fonctionnaires ont été arrêtés pendant ces 8 dernières années alors que plus de 2 douzaines sont l’objet d’une enquête pour leurs liens présumés avec ces délits.

C’est ce que révèle une enquête du consultant en migrations spécialiste de la traite d’êtres humains Cleophas Justine Pierre. Son document diffusé par le blog La Tabla, indique que seulement en 2019 quelques 17 136 Vénézuéliens ont été amenés illégalement à Trinidad et Tobago.

Les officiers de police du pays « achètent des femmes pour qu’elles deviennent des esclaves sexuelles ou des prostituées. Ils leur offre leur protection, un guide et de la logistique sur l’île, » dit La Tabla. Dans certains cas, Trinidad et Tobago est une escale et les organisations criminelles amènent les femmes aux Etats-Unis et au Canada.

Avec l’intensification de la guerre multiforme contre le Venezuela qui a surtout affecté l’économie du pays, la population est redevenue vulnérable et peut à nouveau tomber dans les réseaux internationaux de trafic d’êtres humains.

L’enquête de Justine Pierre montre que dans l’état du Delta Amacuro, au nord-est qu pays, le nombre de personnes disparues à cause du trafic illégal est passé de 1042 en 2011, à 8 568 en 2019. La capitale, Tucupita, est le noyau de ces disparitions : le nombre de victimes est passé  de 932 en 2011 à 7 250 en 2019.

La Tabla écrit que « l’étude sur la traite d’êtres humains en 2019 comprend les 15 pays des Caraïbes qui font partie du CARICOM. Lés épicentres de la traite dans la région sont le Venezuela, Haïti, la République Dominicaine, le Nicaragua et Trinidad et Tobago. Entre 80 000 et 120 000 personnes sont victimes de ce trafic chaque année. »

Source : Venezuela : Des policiers de Trinidad et Tobago se livrent au trafic de Vénézuéliens – CCN – Caraib Creole News / L’actualité de Guadeloupe, Martinique et de la Caraïbe

Le Vénézuela mine des Bitcoins dans un bunker militaire pour tenter de sauver son économie

Faute de revenus pétroliers, en novembre dernier, le régime latino-américain s’est mis à miner de la crypto-monnaie… dans un bunker, avec des hommes en treillis.

Quand il n’y a plus de pétrole, il y a les Bitcoins. Ce pourrait être la nouvelle devise du Venezuela socialiste. Dans un reportage, assez surprenant, de la télévision nationale daté de novembre 2020, repéré par Vice News, le gouvernement socialiste inaugure une nouvelle ferme minière de Bitcoin.

Le décor est déconcertant : des ballons d’inauguration, un bunker, des soldats en treillis verts et des ordinateurs. Une manière pour l’actuel président vénézuélien, Nicolás Maduro, de faire de l’argent dans un pays au bord du gouffre depuis l’effondrement du prix du pétrole en 2014.

Source : Le Vénézuela mine des Bitcoins dans un bunker militaire pour tenter de sauver son économie

Le Venezuela et la Colombie représentent plus de 23% du volume total de transactions sur Localbitcoins

Dans un article publié sur son Medium le 5 décembre 2020, l’exchange peer-to-peer LocalBitcoins indique que le volume de trading dans les pays d’Amérique Latine a enregistré une forte augmentation.

En effet, le Venezuela et la Colombie font partie des pays qui réalisent le plus de transactions sur la plateforme. Le Venezuela occupe la seconde place avec 12,3% des transactions, contre 11,3% pour la Colombie. Les volumes combinés de ces 2 pays représentent 23% du total des transactions sur la plateforme.

La Russie reste le leader du marché, enregistrant 17,4% des transactions. Ces 3 pays présentent des réalités économiques différentes mais, leur population partage le même intérêt pour Bitcoin.

En Russie, le contrôle du capital et la règlementation drastique sont les facteurs à l’origine de la popularité de Bitcoin.

Le Venezuela est confronté à une hyperinflation qui a conduit à une dépréciation importante de sa monnaie fiduciaire et à un intérêt accru du pays pour les cryptomonnaies.

Selon Statista, le taux d’inflation annuel serait de 19 000%. Le Venezuela a récemment fait la une des titres des media cryptos lorsque Cryptobuyer a annoncé que depuis le 28 novembre 2020, les restaurants Pizza Hut du pays acceptaient les paiements en cryptomonnaies.

Source : Le Venezuela et la Colombie représentent plus de 23% du volume total de transactions sur Localbitcoins – TheCoinTribune

Venezuela : Information mensongère sur le programme mondial d’aliments

Le chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, Jorge Arreaza, a condamné dimanche les nouvelles informations mensongères diffusées par les agences de presse qui affirment que le Gouvernement du président Nicolás Maduro empêche le Programme Mondial d’aliments d’entrer dans le pays.

Dans un message publié sur Twitter, Arreaza évoque une information publiée par l’agence de presse Bloomberg qui dit que « le président Nicolás Maduro serait en train de bloquer un accord destiné à permettre à l’agence des Nations Unies pour les aliments d’amener de l’aide au Venezuela en insistant pojur contrôler  sa distribution. »

Le diplomate vénézuélien a déclaré que le Gouvernement bolivarien est en train de discuter et que « nous souhaitons atteindre un accord qui respecte les principes et nos lois. »

Source : Venezuela : Information mensongère sur le programme mondial d’aliments – CCN – Caraib Creole News / L’actualité de Guadeloupe, Martinique et de la Caraïbe

La différence idéologique n’empêche pas le Venezuela et l’Iran de nouer des relations stratégiques

Il est vrai qu’idéologiquement, le Venezuela socialiste et bolivarien n’a aucun lien avec l’idéologie de la « République islamique » d’Iran. Toutefois, les deux pays se trouvent dans une position similaire.

Le Venezuela soutient la cause palestinienne et s’oppose à l’hégémonie de Washington. L’Iran considère la cause palestinienne comme une question prioritaire, ce qui lui permet de « rencontrer » le Venezuela dans son défi de la domination états-unienne. Il n’est pas nécessaire que les politiques socialistes et l’Islam se confondent : les deux nations sont réunies sous le parapluie de la résistance, ce qui a pour effet ultime d’alléger la pression politique de Washington sur l’Iran.

Téhéran a trouvé une place dans l’arrière-cour des États-Unis, en envoyant un message clair qu’il n’est pas seulement un pays du Moyen-Orient qui attend la protection des États-Unis, comme la plupart des États du Golfe. Elle est devenue une puissance régionale qui doit être prise en compte lorsque les États-Unis développent leur stratégie dans la région.

Source : La différence idéologique n’empêche pas le Venezuela et l’Iran de nouer des relations stratégiques, par Elijah J. Magnier | Venezuela Infos