Raison sanitaire ou déraison politique ? Le Venezuela et le monde à l’heure du SARS-CoV-2

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Les deux premiers cas de Covid-19 au Venezuela ont été recensés le 13 mars 2020 et il y avait, selon les données rendues publiques par le ministère de la Communication et de l’Information et reprises par la Johns Hopkins University, environ 200 cas – et seulement 9 morts – à la date du 16 avril. Soit 0,67 cas pour 100 000 habitants, loin des chiffres infiniment plus élevés affichés par certains pays de la région comme la Colombie (6,2), le Brésil (13,8) ou l’Équateur (46,2).

Si les derniers thuriféraires du régime de Nicolás Maduro pourront y voir l’efficacité de la stratégie de confinement mise en place à partir du 15 mars et drastiquement encadrée par la police et les forces armées depuis, voire du dispositif d’« hôpitaux sentinelles » décrété dès le 12 mars contre le virus, ces données ne signifient en réalité pas grand-chose dans la mesure où, indépendamment de l’hypothèse selon laquelle le gouvernement masquerait l’ampleur réelle de la pandémie, l’État vénézuélien est en faillite et n’a ni les moyens d’une politique de tests généralisés ni les capacités administratives d’un comptage quotidien exhaustif.

Source : Raison sanitaire ou déraison politique ? Le Venezuela et le monde à l’heure du SARS-CoV-2 – COVIDAM : la Covid-19 dans les Amériques