Au Venezuela, les gangsters ne peuvent plus s’acheter de balles

Il est d’usage d’imaginer le crime prospérer dans la misère et la crise. Au Venezuela, plongé dans une abyssale crise économique et politique, la pauvreté est telle qu’elle a fait une victime collatérale surprenante: la criminalité, qui y côtoyait autrefois de sombres sommets.

Pour The Associated Press, le journaliste Scott Smith est allé enquêter dans les coins interlopes de Caracas. Il a notamment rencontré «El Negrito», un gangster de 24 ans qui dit ne plus compter les victimes tombées sous les balles qu’il a tirées.

El Negrito raconte que tirer une seule de ces balles est dorénavant un «luxe» qu’il ne peut plus se permettre, dans un pays où le salaire moyen est de 6,5 dollars par mois [5,8 euros].

Source : Au Venezuela, les gangsters ne peuvent plus s’acheter de balles | korii.