Venezuela. De nouveaux éléments de preuve contredisent la version officielle concernant la mort de Rafael Acosta Arévalo

Dans un nouveau rapport intitulé Morir ante un juez: detención arbitraria, desaparición forzada, tortura y muerte de Rafael Acosta Arévalo [Mourir devant un juge : détention arbitraire, disparition forcée, torture et mort de Rafael Acosta Arévalo], Amnesty International expose de nouveaux éléments concernant cette affaire qui mettent en doute la version officielle des faits et mettent en évidence la politique de répression mortifère du gouvernement de Nicolás Maduro qui vise à museler la dissidence.

Rafael Acosta Arévalo, capitaine à la retraite de la marine vénézuélienne, a disparu à Guatire (ville de l’État de Miranda) le 21 juin 2019. Amnesty International a obtenu 550 pages du dossier de la procédure pénale engagée contre deux fonctionnaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB) rattachés à la Direction générale du contrespionnage militaire (DGCIM) qui ont été accusés d’être impliqués dans sa mort.

« Contrairement à ce qu’indique l’enquête criminelle menée par la justice vénézuélienne, Rafael Acosta Arévalo n’est pas mort à l’hôpital. Il a été soumis à une disparition forcée et à la torture, et il est mort devant un juge. Justice n’a pas été rendue dans cette affaire », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice pour les Amériques à Amnesty International.

Source : Venezuela. De nouveaux éléments de preuve contredisent la version officielle concernant la mort de Rafael Acosta Arévalo | Amnesty International

Au Venezuela, on enterre les morts du Covid-19 sans larmes, ni couronnes

Combinaison blanche sous un soleil de plomb, les quatre fossoyeurs désinfectent le cercueil, puis le portent en terre. Pas de famille, pas de couronne. Dans ce cimetière de l’ouest du Venezuela, les plus humbles n’ont rien à débourser pour enterrer leurs proches morts du Covid-19.

D’ordinaire, la crémation coûte 200 dollars, une somme astronomique dans ce pays en crise où le salaire mensuel minimum équivaut environ à trois dollars.Depuis que la pandémie est arrivée au Venezuela en mars, 16 défunts ont été enterrés dans ce coin du cimetière municipal de San Cristobal, à quelques kilomètres de la Colombie.

Mais, mesures sanitaires obligent, les inhumations se font sans les proches. Un déchirement dans cette région du Venezuela où les cérémonies funéraires attirent normalement proches, amis, collègues et voisins des défunts par dizaines.

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Venezuela: Washington refuse de «légitimer une autre fraude électorale»

Les États-Unis ont prévenu jeudi 3 septembre qu’ils refuseraient de «contribuer à légitimer une autre fraude électorale» au Venezuela, où le gouvernement de Nicolás Maduro a invité des institutions internationales à envoyer des observateurs pour les législatives du 6 décembre. Washington avait fait de la présence d’observateurs internationaux une des nombreuses conditions pour considérer que le scrutin serait juste et libre.

Or Caracas a annoncé mercredi avoir invité l’ONU et l’Union européenne à observer le processus électoral. «Nous, et nos partenaires démocratiques au Venezuela et dans la communauté internationale, n’allons pas contribuer à légitimer une autre fraude électorale organisée par le régime Maduro», a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué, semblant ainsi appeler les Nations unies et les Européens à ne pas tomber dans un piège. «Nous appelons tous les acteurs démocratiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du Venezuela, à continuer d’insister sur les conditions nécessaires, validées par la communauté internationale, pour la tenue d’élections libres et justes», a-t-il ajouté.

Mike Pompeo a une nouvelle fois minimisé la grâce accordée par Nicolás Maduro à plus de cent opposants, estimant que cela n’apportait aucune solution durable à la crise politique vénézuélienne. «Il reste des centaines de prisonniers politiques» qui «n’auraient jamais dû être incarcérés», a-t-il dit. «Les conditions pour des élections libres et justes ne sont pas réunies au Venezuela et la libération d’un certain nombre de prisonniers politiques n’y change rien», a-t-il estimé.

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La Turquie d’Erdogan à la rescousse du Venezuela

Après la récente visite au Venezuela du ministre turc des Affaires étrangères, la Turquie se pose clairement comme un partenaire de la négociation qui s’est ouverte entre un pan de l’opposition vénézuélienne et le pouvoir. Mais bien loin des injonctions de Juan Guaidó.

En ce 18 août 2020, il y eut “la signature d’accords commerciaux et la célébration de l’anniversaire des relations diplomatiques” entre la Turquie et le Venezuela, à l’occasion de la visite à Caracas du ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, rapporte le site hispanophone de la Deutsche Welle.

De fait, la Turquie s’intéresse à l’or vénézuélien, dont elle est le principal client, sans beaucoup s’interroger sur “la légalité de la provenance et les conditions de l’extraction” du précieux métal, observe le site. Elle s’intéresse aussi aux secteurs de l’agriculture, de la construction, du tourisme… Mais pas seulement.

Source : La Turquie d’Erdogan à la rescousse du Venezuela

Venezuela : la grâce de Maduro pour «une réconciliation nationale»

En libérant des figures de l’opposition, le président vénézuélien veut se montrer magnanime en vue de la prochaine présidentielle, alors que l’opposant Juan Guaidó a déjà annoncé boycotter le scrutin.

Source : Venezuela : la grâce de Maduro pour «une réconciliation nationale» – Libération

Venezuela : les habitants achètent du dollar et “n’importe quoi” face à l’hyperinflation

Au Venezuela, le bolivar voit sa valeur s’effondrer. Alors que l’hyperinflation fait rage, les habitants sont contraints de dépenser à tour de bras ou de se réfugier sur le dollar, une devise forte.

Source : Venezuela : les habitants achètent du dollar et “n’importe quoi” face à l’hyperinflation – Capital.fr