Venezuela. De nouveaux éléments de preuve contredisent la version officielle concernant la mort de Rafael Acosta Arévalo

Dans un nouveau rapport intitulé Morir ante un juez: detención arbitraria, desaparición forzada, tortura y muerte de Rafael Acosta Arévalo [Mourir devant un juge : détention arbitraire, disparition forcée, torture et mort de Rafael Acosta Arévalo], Amnesty International expose de nouveaux éléments concernant cette affaire qui mettent en doute la version officielle des faits et mettent en évidence la politique de répression mortifère du gouvernement de Nicolás Maduro qui vise à museler la dissidence.

Rafael Acosta Arévalo, capitaine à la retraite de la marine vénézuélienne, a disparu à Guatire (ville de l’État de Miranda) le 21 juin 2019. Amnesty International a obtenu 550 pages du dossier de la procédure pénale engagée contre deux fonctionnaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB) rattachés à la Direction générale du contrespionnage militaire (DGCIM) qui ont été accusés d’être impliqués dans sa mort.

« Contrairement à ce qu’indique l’enquête criminelle menée par la justice vénézuélienne, Rafael Acosta Arévalo n’est pas mort à l’hôpital. Il a été soumis à une disparition forcée et à la torture, et il est mort devant un juge. Justice n’a pas été rendue dans cette affaire », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice pour les Amériques à Amnesty International.

Source : Venezuela. De nouveaux éléments de preuve contredisent la version officielle concernant la mort de Rafael Acosta Arévalo | Amnesty International