Venezuela : le retrait stratégique de Rosneft

Quelques jours avant que Riyad, Moscou et Washington s’entendent sur une réduction de la production pétrolière afin de faire remonter les cours, la compagnie russe Rosneft s’est retirée du Venezuela, pomme de discorde entre la Russie et les États-Unis depuis plus d’un an.

À la fin de mars, Rosneft a annoncé son retrait du Venezuela et la cession de la totalité de ses actifs dans le pays à « une entreprise russe détenue à 100 % par l’État » (Rosneftegaz). Ses investissements (des parts dans des coentreprises comme Petromonagas, Boqueron ou Petromiranda) et ses activités (exploitation des champs gaziers offshore Patao et Mejilliones) étaient pourtant parfaitement viables il y a peu, comme le rappelle l’analyste Mikhaïl Kroutikhine dans les pages de Forbes Russie : en 2018, ces actifs ont représenté un volume d’extraction total de 8,63 millions de tonnes. « Jusqu’au mois de février dernier, le groupe tirait des bénéfices considérables de ses diverses activités vénézuéliennes », confirme Ivan Timofeïev, analyste du Conseil russe pour les affaires internationales.

L’exploitation des gisements vénézuéliens se heurte toutefois à deux difficultés majeures.

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