Juan Guaido : « Le peuple vénézuélien me protège et m’accompagne »

Exclusif. Juan Guaido : « Le peuple vénézuélien me protège et m’accompagne »P

Nous avons rencontré celui qui est entré en résistance et que la communauté internationale reconnaît comme le seul à pouvoir exercer cette fonction. Mais Maduro ne veut pas partir et le persécute.

Des cheveux blancs sont apparus. Il ne les avait pas il y a six mois, lors de notre première entrevue. Quasiment une éternité pour Juan Guaido. Le 23 janvier dernier, fort du soutien occidental et de celui du peuple, ce politique de 35 ans, président de l’Assemblée nationale, était proclamé président du Venezuela. Victorieux, il déambulait alors à moto dans Caracas, entouré de son frère et de ses cousins, gardes du corps improvisés. Le mois d’avant, il n’était qu’un simple député, du parti de centre gauche Volonté populaire, affilié à l’Internationale socialiste. Cet avènement surprise l’a propulsé sur le devant de la scène avec la force des coups de théâtre : vingt-quatre heures auront suffi pour que l’inconnu devienne le héros porteur d’espoir et de changement qu’attendaient des millions de Vénézuéliens.

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Confusion autour de «contacts» entre Washington et le camp Maduro

Mardi, lors d’un de ses longs échanges à bâtons rompus qu’il affectionne avec les médias, le président des États-Unis est interrogé, parmi plusieurs sujets, sur des contacts entre la Maison-Blanche et le «numéro deux du régime Maduro», le président de l’Assemblée constituante Diosdado Cabello.

«On est en contact. Nous parlons à plusieurs représentants du Venezuela», «à différents niveaux», répond Donald Trump. «Je ne veux pas dire qui, mais nous parlons à un très haut niveau», ajoute-t-il.

Dans la foulée, Nicolas Maduro «confirme», à la radio et à la télévision de son pays, «qu’il existe depuis des mois des contacts entre des hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis, de Donald Trump, et du gouvernement bolivarien» qu’il préside. Comme pour couper court à l’idée que ces contacts ont lieu dans son dos avec des membres de son entourage en rupture de ban, il insiste sur le fait qu’ils ont reçu son «autorisation expresse».

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