La gauche et les droits humains au Venezuela. Des relents staliniens bien connus

L’ex-présidente du Chili (Michelle Bachelet) n’avait jamais été mise en cause par les gauches et les progressismes hégémoniques à cause de ses politiques envers le peuple Mapuche ou à cause de son alignement avec les entrepreneurs néolibéraux.

.A présent, des torrents de critique contre Bachelet de la part «d’intellectuels» camarades de route du progressisme, parce que, dans sa qualité de Haute Commissionnée des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, elle dénonce avec des données crédibles et confirmées depuis le Venezuela, la violence systématique du régime qui commet, en moyenne, 400 assassinats extrajudiciaires par mois par l’intermédiaire des forces de sécurité de l’État (et des groupes informels soutenus par elles). Elle dénonce des tortures, des détentions arbitraires, des violences sexuelles et l’utilisation excessive de la force létale contre des manifestants opposés au régime.

Une bonne partie des critiques de l’ancienne présidente chilienne – pour laquelle je ne ressens la moindre sympathie politique – se sont tus quand les peuples étaient réprimés, mais maintenant ils courent, pressés, pour défendre un Etat et ses appareils répressifs. Ils le font pour des raisons géopolitiques, car dans leurs calculs mesquins, le Venezuela joue un rôle dans la lutte contre l’hégémonie américaine dans la région et dans le monde.

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