Cap-Vert  | Un proche du président vénézuélien Nicolas Maduro sera extradé aux États-Unis

Un tribunal du Cap-Vert a confirmé en appel l’extradition vers les États-Unis d’un homme d’affaires colombien accusé par Washington d’orchestrer un réseau de corruption au profit du président vénézuélien Nicolas Maduro, a indiqué mardi sa défense.

La cour de justice de Barlavento, compétente pour les îles du nord de cet archipel de l’océan Atlantique, situé au large du Sénégal, « s’est prononcée en faveur de l’extradition » d’Alex Saab, ont indiqué dans un communiqué ses avocats qui avaient fait appel de l’extradition autorisée en première instance au mois d’août.

La défense de l’homme d’affaires de 49 ans a indiqué qu’elle « fera appel devant la Cour suprême de justice et contestera de la manière la plus forte possible l’injustice de la décision » rendue lundi.

Les États-Unis accusent Alex Saab, inculpé en juillet 2019 à Miami pour blanchiment d’argent et interpellé lors d’une étape technique de son avion au Cap-Vert à la mi-juin 2020, de tirer les ficelles d’un vaste réseau ayant permis au dirigeant socialiste Nicolas Maduro et à son régime de détourner à leur profit de l’aide alimentaire à destination du Venezuela.

Avec son associé Alvaro Pulido, également inculpé pour blanchiment, ils auraient transféré 350 millions de dollars américains hors du Venezuela sur des comptes étrangers qu’ils possédaient ou contrôlaient. MM. Saab et Pulido encourent jusqu’à 20 ans de prison.

Source : Cap-Vert  | Un proche du président vénézuélien Nicolas Maduro sera extradé aux États-Unis | La Presse

Venezuela : Nicolas Maduro installe son pouvoir au Parlement, Juan Guaido promet de résister

Le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), formation du président Nicolas Maduro, s’installe, mardi 5 janvier, aux commandes du Parlement, unique institution jusqu’alors aux mains de l’opposition qui avait boycotté le scrutin législatif de décembre, estimant que les garanties de transparence n’étaient pas réunies.

Malgré une abstention record et le rejet des résultats par une majeure partie de la communauté internationale, le PSUV au pouvoir et ses alliés occuperont 256 des 277 sièges du Parlement unicaméral.

La diplomatie américaine avait qualifié le scrutin législatif de « farce politique », l’Union européenne ne l’avait pas jugé « crédible » et de nombreux pays sud-américains avaient critiqué le manque de « transparence » et l’absence d’« observateurs internationaux ». Seule la Russie, avec Cuba, a fait l’éloge d’élections « transparentes ».

Reconnu par plus de cinquante pays comme président par intérim du Venezuela, le chef de l’opposition, Juan Guaido, a promis de résister et d’assurer la continuité des travaux des parlementaires élus en 2015. Les membres de l’opposition ont approuvé le 26 décembre la « continuité » de l’ancienne Assemblée nationale, qui fonctionnera à travers une « commission déléguée jusqu’à ce qu’aient lieu des élections présidentielle et parlementaires libres ».

« La continuité constitutionnelle du Parlement n’est pas un caprice, c’est un devoir (…), puisqu’il n’y a pas eu d’élection », a affirmé M. Guaido dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Cependant, « cette continuité administrative n’a pas de fondements légaux constitutionnels », souligne le politologue Jesus Castillo Molleda.

Source : Venezuela : Nicolas Maduro installe son pouvoir au Parlement, Juan Guaido promet de résister