L’opposition vénézuélienne en proie à ses vieux démons

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Depuis le début du mois de février, des manifestations violentes ont fait« dix-sept morts et deux cent soixante et un blessés » au Venezuela, selon la procureure générale du pays, Mme Luisa Ortega Diaz. Mercredi 26 février, le président Nicolas Maduro – qui dénonce une tentative de coup d’Etatsoutenue par Washington et des groupes paramilitaires proches de l’ancien président colombien Álvaro Uribe – a convié les différents secteurs de la société à une « conférence sur la paix ». Cette rencontre entre syndicats, patronat, partis et intellectuels devait participer au retour au calme.

 

Deux enseignements principaux se dégagent de cette crise. Tout d’abord, l’exaspération d’une grande partie de la population face aux difficultés économiques alimente un climat de défiance vis-à-vis du pouvoir.  A ces difficultés s’additionne celle de la corruption, endémique, ne serait-ce que parce qu’un système de double taux de change permet, par exemple aux « privilégiés qui ont accès au marché des changes officiel [d’]empoche[r] des bénéfices exorbitants en acquérant des marchandises au taux légal pour les revendre aux prix vertigineux du marché noir ». 

 

Mais, plutôt que de se contenter de capitaliser sur ces difficultés, l’opposition a décidé de jouer la carte de la déstabilisation. A nouveau : elle s’y était déjà essayée avec unetentative de coup d’Etat en avril 2002et un lock-out (grève patronale) en 2003. M. Henrique Capriles Radonski, qui avait réussi à unir la droite vénézuélienne au sein de la Table d’unité démocratique (MUD) pour la dernière présidentielle, semble avoir perdu son rôle central, au profit d’une frange au discours beaucoup plus radical. Dans un entretien accordé à The Real News Network, Wilpert avance ainsi l’idée d’un « coup d’Etat, mais au sein de l’opposition ». A l’origine des manifestations, M. Leopoldo López, dont le Centre pour la recherche économique et politique (CEPR) rappelleles liens avec Washington, a donc choisi d’exiger « la salida » (le départ) de M. Maduro. 

Successeur d’Hugo Chávez, décédé en mars 2013, M. Maduro pouvait-il rêver d’une opposition plus pataude ? Sans doute pas. Mais le ridicule dont elle se couvre ne règlera aucun des problèmes qui, légitimement, pourrait conduire d’autres Vénézuéliens dans la rue.

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Venezuela : un policier et un civil tués par balles dans des affrontements à Caracas

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Un policier et un civil ont été tués jeudi à Caracas lors d’affrontements entre manifestants radicaux et forces de l’ordre dans l’est de la capitale, portant à 20 morts le bilan d’un mois de troubles au Venezuela, ont indiqué les autorités.

 

« Le membre de la Garde nationale a perdu la vie au bloc opératoire après avoir reçu un tir dans la poitrine et un homme à moto, peut-être étranger (aux faits), est également mort », a indiqué à la télévision la procureure générale de l’Etat, Luisa Ortega Diaz.

D’après les autorités, l’incident s’est déroulé quand un groupe d’hommes à motos a tenté de déloger une barricade dans l’est de la capitale, où les barrages improvisés se multiplient depuis des jours. Selon des témoignages, les coups de feu provenaient des rangs des contestataires. Le président de l’Assemblée nationale, et numéro deux du pouvoir, Diosdado Cabello, a rejeté la responsabilité de ces morts sur des « francs-tireurs » postés sur un immeuble.

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Agences et instruments « made in USA » de la sédition au Venezuela

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S’il y a une question qui est idiote – et même ridicule – en relation avec la situation actuelle au Venezuela, c’est celle qui demande si les États-Unis jouent un rôle – ou non – dans les troubles abusifs et violents promus par un secteur de l’opposition qui est passé de la protestation pacifique à la sédition, entendue comme toute action qui prétend changer par la voie de la violence l’ordre constitutionnel ou les autorités légitimement établies dans un pays.

 

Grâce à son contrôle rigoureux de la presse écrite, audio et télévisée, la droite vernaculaire et l’impérialisme accusent le gouvernement bolivarien de harceler l’opposition et de réprimer les manifestations « pacifiques », alors qu’il ne l’a fait qu’après que les forces de sécurité de l’état aient toléré toutes sortes d’agressions, en paroles et en actes, et que les séditieux se soient mis « pacifiquement » à incendier des édifices gouvernementaux, des moyens de transports ou à détruire des centres de santé, des écoles et toutes sortes de propriétés publiques.

 

La question est idiote, disions-nous, parce que l’ingérence étasunienne au Venezuela obéit à la logique propre de l’Empire : étant donné que Washington exerce un pouvoir global, planétaire, bien qu’en déclin, il serait absurde de penser qu’il va rester les bras croisés face à un pays qui possède aujourd’hui les plus grosses réserves de pétrole (fait confirmé par des sources indépendantes) de la planète, supérieures à celles de l’Arabie Saoudite et situées à peu de jours de navigation de son grand centre récepteur de pétrole importé, Houston. Les Etats-Unis s’immiscent en permanence dans tous les pays, avec une intensité variable en fonction de leur signification géopolitique globale.

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Manifs au Venezuela: l’Amérique latine derrière Maduro

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Face aux manifestations qui secouent le Venezuela depuis plus d’un mois, la plupart des pays d’Amérique soutiennent le gouvernement de Nicolas Maduro, mises à part quelques voix discordantes et le silence remarqué du Brésil.

 

Globalement, «la région a trouvé refuge dans « l’habit démocratique » du président Maduro, qui a été élu démocratiquement. C’est la position de la Communauté des États latino-américains (Celac), de l’Organisation des États américains (OEA), de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) et du Mercosur», rappelle Alberto Pfeifer, spécialiste du continent de l’Université de Sao Paulo.

 

Toutefois, relève-t-il, «on a pu constater que le Mercosur (Venezuela, Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) a été beaucoup plus loin dans son appui à Maduro que l’Unasur (pays sud-américains), dont certains membres ont davantage contesté la réponse du gouvernement aux manifestations».

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Manifestations au Venezuela: l’ONU exige une enquête sur les violences

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Cinq experts de l’ONU ont appelé le Venezuela à faire la lumière sur les violences qui secouent le pays depuis un mois : détentions arbitraires et utilisation excessive de la force, contre des manifestants notamment. De leur côté, plusieurs ONG disent avoir recensé des cas de tortures. 

 

Les cinq experts de l’ONU demandent aux autorités vénézuéliennes d’enquêter rapidement sur les violences, les détentions arbitraires de manifestants et de journalistes, ainsi que des cas de torture par les forces de sécurité. Les experts sur la liberté d’expression, la liberté de réunion, la détention arbitraire, la torture et les défenseurs des droits de l’homme appellent le Venezuela à mettre un terme au plus vite à ces violences.

 

Les experts de l’ONU se disent prêts à effectuer des visites dans le pays pour participer à un dialogue constructif avec toutes les parties, selon le communiqué. Ils disent espérer que le gouvernement vénézuélien répondra positivement à leur demande de visites. « Je pense qu’il serait possible de nous rendre au Venezuela, indique Frank Larue, rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’expression. Nous pourrions aider à lancer un dialogue positif entre les parties. Les autorités doivent elles aussi avoir tout intérêt à résoudre cette crise le plus vite possible car il me semble que personne n’a rien à gagner avec la prolongation d’une situation comme celle-ci ».

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Au Venezuela, 89 journalistes ont été maltraités depuis un mois

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Le Syndicat des employés de presse s’alarme de ce que près de 90 journalistes ont été battus, volés ou arrêtés, depuis le début du mouvement de protestation qui agite le pays.

 

Le SNTP a recensé depuis le début de la mobilisation, début février, 23 vols de matériel (caméras et appareils photos, notamment) par la police ou des manifestants, 22 interpellations arbitraires et 68 agressions. Plusieurs journalistes ont été visés à diverses reprises. «Les forces de sécurité de l’Etat doivent garantir l’ordre public, pas agresser la presse et encore moins les citoyens», a déclaré de son côté le photo-reporter Gabriel Osorio, assurant avoir été battu et volé le 15 février par des membres des unités anti-émeutes.

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